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2005 / RESOLUTION, DROITS ECONOMIQUES, SOCIAUX ET CULTURELS La Commission des droits de l'homme a adopté, le 14 avril 2005, au titre des droits économiques, sociaux et culturels, une résolution portant sur le droit à l'alimentation, par laquelle elle estime intolérable que le monde compte quelque 852 millions de personnes sous·alimentées alors que, selon la FAO, la planète pourrait produire suffisamment de nourriture pour fournir 2'100 kilocalories par jour à 12 milliards de personnes. LA RESOLUTIONPar une résolution sur le droit à l'alimentation (E/CN.4/2005/L.20), adoptée par 52 voix pour et 1 voix contre, la Commission estime intolérable que le monde compte quelque 852 millions de personnes sous·alimentées, que, toutes les cinq secondes, quelque part dans le monde, un enfant de moins de cinq ans meure directement ou indirectement de la faim ou d'une maladie liée à la faim alors que, selon la FAO, la planète pourrait produire suffisamment de nourriture pour fournir 2'100 kilocalories par jour à 12 milliards de personnes, soit le double de la population mondiale actuelle. La Commission constate que l'engagement pris lors du Sommet mondial de l'alimentation, en 1996, de réduire de moitié le nombre de personnes sous-alimentées n'est pas actuellement rempli et qu'au contraire la faim s'est encore accrue dans le monde cette année; elle invite de nouveau toutes les institutions internationales de financement et de développement, ainsi que les organismes et fonds des Nations unies compétents, à accorder la priorité et apporter les fonds nécessaires à la réalisation de l'objectif consistant à réduire de moitié, d'ici à 2015, la proportion de personnes qui souffrent de la faim, ainsi qu'à la réalisation du droit à l'alimentation. Elle encourage tous les Etats à prendre des mesures en vue d'assurer progressivement la pleine réalisation du droit à l'alimentation. La Commission en appelle à tous les gouvernements pour qu'ils coopèrent avec le Rapporteur spécial et envisagent sérieusement de répondre favorablement à ses demandes de se rendre en mission dans leur pays. LE VOTEOnt voté pour (52) : Afrique du Sud, Allemagne, Arabie saoudite, Argentine, Arménie, Australie, Bhoutan, Brésil, Burkina Faso, Canada, Chine, Congo, Costa Rica, Cuba, Egypte, Equateur, Erythrée, Ethiopie, Fédération de Russie, Finlande, France, Gabon, Guatemala, Guinée, Honduras, Hongrie, Inde, Indonésie, Irlande, Italie, Japon, Kenya, Malaisie, Mauritanie, Mexique, Népal, Nigeria, Pakistan, Paraguay, Pays-Bas, Pérou, Qatar, République de Corée, République dominicaine, Roumanie, Royaume-Uni, Soudan, Sri Lanka, Swaziland, Togo, Ukraine et Zimbabwe. Ont voté contre (1) : Etats-Unis. EXPLICATION DE VOTEM. LINO J. PIEDRA (Etats-Unis), intervenant au sujet du projet de résolution L.20, a déclaré que les Etats-Unis ont prouvé par leur action leur profond attachement au droit à l'alimentation à travers le monde. Même si les États-Unis sont d'accord avec l'essentiel du libellé du projet de résolution, ils ne peuvent pas l'appuyer et demandent qu'il soit procédé à un vote. La résolution prend note du rapport et du travail de Rapporteur spécial sur le droit à l'alimentation, M. Jean Ziegler. Or, les Etats-Unis sont en désaccord avec de nombreux aspects de ce rapport. M. Ziegler, estiment les Etats-Unis, fait une série de fausses affirmations, notamment ce qui concerne les subventions agricoles et leur impact sur le Mexique, l'impact de l'embargo commercial des Etats-Unis sur Cuba ainsi que les accusations polémiques et fausses sur l'alimentation et d'autres questions liées à l'Irak qui sont sans rapport avec le mandat du Rapporteur spécial. En outre, les Etats-Unis déplorent que le Rapporteur spécial continue d'utiliser son rapport comme une tribune pour avancer des accusations sur des questions liées à l'alimentation qui ne sont fondées sur aucun droit international existant. |