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2005 / RESOLUTION, LA QUESTION DU RACISME, DE LA DISCRIMINATION RACIALE, DE LA XÉNOPHOBIE La Commission des droits de l'homme a adopté, le 14 avril 2005, une résolution sur le caractère inacceptable de certaines pratiques qui contribuent à alimenter les formes contemporaines de racisme et de xénophobie. Au titre de la question du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de toutes les formes de discrimination, la Commission a adopté par 46 voix pour, aucune contre et 4 abstentions, une résolution sur le caractère inacceptable de certaines pratiques qui contribuent à alimenter les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée, dans laquelle elle se déclare profondément préoccupée par la glorification du mouvement nazi. Elle prend note avec préoccupation de l'accroissement du nombre des incidents racistes dans plusieurs pays. La Commission appelle les Etats parties à prendre des mesures plus efficaces pour combattre ces phénomènes et les mouvements extrémistes qui font peser une réelle menace sur les valeurs démocratiques. LA RESOLUTIONPar une résolution sur le caractère inacceptable de certaines pratiques qui contribuent à alimenter les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée (E/CN.4/2005/L.14, amendée), adoptée par 46 voix pour, aucune contre et 4 abstentions, la Commission se déclare profondément préoccupée par la glorification du mouvement nazi, en particulier par l'édification de monuments et de mémoriaux, ainsi que par l'organisation de manifestations publiques au nom de la glorification du passé nazi, du mouvement nazi et néo-nazi. La Commission souligne que de telles pratiques alimentent
les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale,
de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée
et contribuent à la propagation et à la multiplication
de différents partis politiques, mouvements et groupes
extrémistes, groupes néonazis et de skinheads notamment.
Elle prend note avec préoccupation de l'accroissement du
nombre des incidents racistes dans plusieurs pays et de la montée
des groupes de skinheads, qui ont été responsables
de nombre de ces incidents, comme l'a constaté le Rapporteur
spécial sur les formes contemporaines de racisme. La Commission insiste sur la nécessité de prendre les mesures voulues pour faire cesser les pratiques exposées plus haut et appelle les Etats parties à prendre des mesures plus efficaces pour combattre ces phénomènes et les mouvements extrémistes, qui font peser une réelle menace sur les valeurs démocratiques. Elle prie le Rapporteur spécial de poursuivre sa réflexion sur cette question et de faire les recommandations appropriées dans le rapport qu'il présentera à la Commission à sa prochaine session. Ont voté pour (46) : Afrique du Sud, Allemagne, Arabie saoudite, Argentine, Arménie, Bhoutan, Brésil, Burkina Faso, Chine, Congo, Costa Rica, Cuba, Egypte, Equateur, Ethiopie, Fédération de Russie, Finlande, France, Gabon, Guatemala, Guinée, Honduras, Hongrie, Inde, Indonésie, Irlande, Italie, Kenya, Malaisie, Mexique, Népal, Nigéria, Pakistan, Paraguay, Pays-Bas, Pérou, Qatar, République de Corée, République dominicaine, Roumanie, Royaume-Uni, Soudan, Sri Lanka, Swaziland, Togo, Ukraine et Zimbabwe. Ont voté contre (0) Abstentions (4) : Australie, Canada, Etats-Unis et Japon. Absents (2) : Erythrée et Mauritanie EXPLICATIONS DE VOTEMME LUCY TAMLYN (Etats-Unis) a indiqué que sa délégation demanderait un vote sur le projet de résolution L.14. Les États-Unis partagent avec d'autres membres de la Commission leur répugnance vis-à-vis de toute tentative visant à idéaliser et à promouvoir l'idéologie nazie. Mais le texte ne fait pas la distinction entre les déclarations qui doivent être protégées par la liberté d'expression et celles qui incitent à la violence. M. IAN DE JONG (Pays-Bas, au nom de l'Union européenne et des pays associés) a indiqué que l'Union européenne se prononcerait en faveur du projet de résolution L.14. Le néonazisme représente une forme de racisme et de discrimination raciale qui constitue un défi au niveau national et international. Les formes de racisme, de xénophobie et d'intolérance doivent être traitées de manière appropriée et globale. L'Union européenne a proposé des amendements dans un esprit constructif pour refléter de manière inclusive toutes les pratiques de racisme. Le projet, amendé pour éviter une sélectivité et inclure un plus grand nombre de pratiques de racisme et d'intolérance, pourrait contribuer à l'examen par la Commission de la question du néonazisme dans le cadre d'une approche globale. |