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SOMMET Septembre 2005
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Ce document, résultat des consultations générales et thématiques menées, davril à juillet 2005, sur la base du rapport de Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies, Dans une liberté plus grande : développement, sécurité et respect des droits de l'homme pour tous, publié le 21 mars 2005, constitue le projet de déclaration du Sommet des chefs dEtat qui se tiendra du 14 au 16 septembre 2005 au siège des Nations unies à New York. Composé de quatre grands chapitres et 105 paragraphes, précédé d'une partie liminaire réaffirmant les valeurs et principes de la Charte des Nations unies, le document se présente avant tout comme un condensé de décisions, d'engagements, de résolutions et de recommandations concrètes. "Dans son ossature générale, a expliqué le président de l'Assemblée générale, il est fondé sur la reconnaissance de l'interdépendance et du lien étroit entre les trois piliers que sont le développement, la paix et la sécurité, les droits de l'homme, et sur la nécessité de renforcer les Nations unies pour en faire un socle solide et un outil pour l'édification d'un système multilatéral efficace". "Il endosse aussi, a-t-il ajouté, l'idée selon laquelle nous vivons dans un monde de plus en plus interdépendant confronté à des menaces et des défis globaux qui exigent de la part des Etats membres et de la communauté internationale dans son ensemble une action concertée et solidaire".
"Les Etats Membres invitent les pays développés qui ne l'ont pas encore fait de s'évertuer à établir un échéancier et à faire des efforts concrets pour atteindre le chiffre de 0.7% du PIB pour l'aide publique au développement", souligne le document.
"J'ai conscience que nous touchons là des questions particulièrement sensibles, notamment celles ayant trait à l'usage de la force, au désarmement et la non-prolifération, au terrorisme ou encore à la consolidation de la paix. Mais je ne doute pas qu'au cours de nos futures consultations, nous trouverons un point d'accord", a assuré le président de l'Assemblée générale. Les Etats membres condamnent sans réserve le terrorisme sous toutes ses formes et s'engagent à élaborer une Convention sur le terrorisme d'ici à juin 2006. Ce traité pourrait contenir une définition du terrorisme. Selon le document, les Etats membres décident de la création d'une Commission de consolidation de la paix.
"Dans ce domaine, nos dirigeants auront notamment à se prononcer sur des questions telles que la promotion de l'Etat de droit et de la démocratie, la lutte contre l'impunité, la culture de la paix et sur le point concernant la responsabilité de protéger. Sur cette dernière question en particulier, les décisions que pourraient prendre nos dirigeants devraient permettre, à l'avenir, de mieux faire face à des cas aussi graves que le génocide, le crime de guerre, le nettoyage ethnique, ou le crime contre l'humanité", a remarqué Jean Ping. Dans le document, les Etats Membres soulignent "le besoin
de continuer à prendre en considération le concept
de la responsabilité de protéger au sein de l'Assemblée
générale", signe qu'un consensus n'est pas
encore acquis sur ce concept.
Le document prie les Etats membres de s'attacher aussi à une réforme du Conseil de sécurité pour qu'il soit plus représentatif, afin d'accroître la légitimité de ses décisions et son efficacité. Mais sur l'élargissement du Conseil, ils ne tranchent pas entre les deux modèles qui avaient été proposés par le Groupe de personnalités de haut niveau dans un rapport sur les défis, les défis et le changement. [La question la plus délicate porte sur l'élargissement du Conseil de sécurité qui regroupe actuellement cinq membres permanents disposant d'un droit de veto - Grande-Bretagne, Chine, France, Russie et Etats-Unis - aux cotés de dix membres non permanents qui "tournent".
Convenant du fait que la Commission des droits de l'homme ne fonctionne plus, les Etats Membres proposent, dans ce document, d'élever cette Commission au rang de Conseil. Ils suggèrent que ce nouveau Conseil des droits de l'homme devienne un organe subsidiaire de l'Assemblée générale qui siégerait de manière permanente à Genève. "Les membres du Conseil devraient être élus par l'Assemblée générale, au deux tiers de la majorité, sur la base d'une représentation géographique équitable et comparable à la taille de la Commission des droits de l'homme", propose le document. Les Etats membres suggèrent que l'Assemblée générale élabore au cours de sa 60e session qui suivra le Sommet -, les modalités, les fonctions, les procédures et les méthodes de travail ainsi que la composition du Conseil des droits de l'homme. |