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Genève - Le Haut commissariat des Nations unies aux droits de l'homme

__Mary Robinson, haut Commissaire aux droits de l'homme


M. RobinsonNommée en septembre 1997 au poste de haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Mary Robinson est née en 1944 en Irlande. Etudiante en droit à Harvard, puis professeur de droit à Dublin, elle est sénateur du parti travailliste de 1969 à 1989. Parallèlement à sa carrière politique, avocate, elle défend les droits des femmes irlandaises, des homosexuels et luttent contre les internements en Irlande du Nord. Le 3 décembre 1990, elle devient Présidente de la République irlandaise, première femme à remplir cette fonction.

Dès son arrivée à Genève, elle déclare vouloir être "un pont entre le Nord et le Sud" et affirme sa volonté de "dénoncer publiquement toutes les violations des droits de l'homme". Après les six premiers mois de son exercice, elle arrive à un constat amer: " Nous ne pouvons nous permettre ni autosatisfaction ni complaisance - dit-elle, en mars 1998, lors de sa première intervention à la Commission des droits de l'homme. Il nous revient de constater que l'impact de 50 années de procédures en matière de droits de l'homme, de trois décennies de programmes de développement chiffrés en milliards de dollars... est inversement proportionnel aux efforts consentis."

Développer une culture des droits de l'homme

1998 marque, pour Mary Robinson, uniquement le 50e anniversaire de l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme. En effet, souligne-t-elle alors, "la situation des droits de l'homme dans le monde au cours de ces cinquante dernières années ne prête guère aux réjouissances. C'est dans ce contexte que j'ai défini mes priorités, pour lutter sur plusieurs fronts contre les violations les plus graves des droits de l'homme: les disparitions, la détention arbitraire, la discrimination, la violence contre les femmes, l'exploitation des enfants et le déni des droits fondamentaux que représente la pauvreté dans toutes les régions du monde aujourd'hui."

Mary Robinson définit ainsi son rôle: "Aider, sur les plans international et régional, le développement d'une culture des droits de l'homme de façon que tous, des chefs de gouvernements aux patrons des sociétés multinationales, jusqu'aux enfants dans les cours d'écoles, comprennent ce que sont les droits de l'homme, pourquoi ils sont importants et quelles sont leurs responsabilités pour assurer le respect de ces droits". ["La Tribune de Genève", 30-31.05.1998]Up