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CONSEIL DES DROITS DE L'HOMME, JUIN 2006 / LA SESSION INAUGURALE
__Adoption de résolutions, décisions et déclarations du president du Conseil
Achevant les travaux de sa première session, le Conseil
des droits de l'homme a adopté, le 30 juin 2006,
des résolutions, décisions et déclarations
du président du Conseil portant sur la situation des droits
de l'homme dans les territoires arabes occupés,
la lutte contre le racisme, la question de l'incitation
à la haine raciale et religieuse, la prise d'otages
et l'allocation de ressources pour la lutte contre la torture.
En outre, le président a indiqué en fin de séance
que le Conseil tiendrait une session extraordinaire consacrée
à la question de la situation des droits de l'homme en
Palestine et dans les autres territoires arabes occupés,
une demande en ce sens ayant été appuyée
par plus d'un tiers des membres du Conseil.
A la demande de certains Etats membres, le Conseil tiendra une session extraordinaire consacrée à la situation
des droits de l'homme en Palestine et dans les autres territoires arabes occupés.
A cet égard, le Conseil a adopté une résolution
sur la situation des droits de l'homme en Palestine et dans
les autres territoires arabes occupés, adoptée
par 29 voix pour, 12 contre et 5 abstentions, par laquelle prie
les rapporteurs spéciaux concernés de lui faire
rapport sur les violations des droits de l'homme commises par
Israël en Palestine occupée. Le Conseil décide
d'entreprendre un examen de fond des violations des droits de
l'homme et des incidences de l'occupation par Israël de la
Palestine et des autres territoires arabes occupés à
sa prochaine session et de le poursuivre au cours des sessions
ultérieures.
Aux termes d'une décision adoptée par 33 voix
pour, 12 contre et une abstention, le Conseil a décidé
de prier le Rapporteur spécial sur la liberté de
religion ou de conviction et le Rapporteur spécial sur
les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale,
de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée,
ainsi que le Haut-Commissariat, de lui faire rapport sur ce phénomène
à sa prochaine session.
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Photo Nations unies, Genève.
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Le Conseil a également adopté, sans vote,
une résolution relative au Groupe de travail intergouvernemental
sur l'application effective de la Déclaration et du Programme
d'action de Durban par laquelle il demande au Haut-Commissariat
aux droits de l'homme de sélectionner cinq experts hautement
qualifiés qui seront chargés d'étudier la
nature et l'étendue des lacunes que présentent sur
les questions de fond les instruments internationaux existants
de lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie
et l'intolérance qui y est associée. Par cette résolution,
le Conseil décide également de proroger pour une
période de trois ans le mandat du Groupe de travail intergouvernemental
sur l'application effective de la Déclaration et du Programme
d'action de Durban.
Par une "déclaration du président",
le Conseil condamne énergiquement la prise d'otages
en quelque lieu qu'elle se produise, en particulier les prises
d'otages les plus récentes en Irak. Il réaffirme
que la prise d'otages exige des efforts concertés des Etats
et de la communauté internationale, dans le respect des
droits de l'homme, afin de mettre fin à ces pratiques odieuses.
C'est également par une "déclaration
du président" que le Conseil engage tous les
Etats parties à la Convention contre la torture
à songer rapidement à signer et à ratifier
le Protocole facultatif qui prévoit de nouvelles
mesures pour combattre et prévenir la torture et prie le
Secrétaire général de prévoir des
ressources en personnel et en moyens matériels pour les
organes et les instances qui luttent contre la torture et viennent
en aide à ses victimes.
ADOPTION DE RESOLUTIONS, DECISIONS ET DECLARATIONS DU PRESIDENT
Déclaration sur l'adoption de mesures pour combattre et prévenir la torture
Par une déclaration du président (A/HRC/1/L.5)
portant sur l'entrée en vigueur du Protocole facultatif
se rapportant à la Convention contre la torture et autres
peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants,
adoptée sans vote, le Conseil des droits
de l'homme se félicite de l'entrée en vigueur,
le 22 juin 2006, du Protocole facultatif se rapportant à
la Convention contre la torture et autres peines ou traitements
cruels, inhumains ou dégradants, et engage tous les Etats
parties à la Convention contre la torture à songer
rapidement à signer et à ratifier le Protocole facultatif
qui prévoit de nouvelles mesures pour combattre et prévenir
la torture,
le Conseil des droits de l'homme prie le Secrétaire
général des Nations unies de prévoir, dans
le cadre du budget des Nations unies, des ressources en personnel
et en moyens matériels pour les organes et les instances
qui luttent contre la torture et viennent en aide à ses
victimes, en veillant à ce que lesdites ressources soient
à la mesure du ferme appui que les Etats membres apportent
aux efforts pour combattre la torture et aider ceux qui en sont
victimes.
M.SERGIO CERDA (Argentine) s'est déclaré
satisfait de l'adoption de cette Déclaration. L'Argentine
a ratifié ce Protocole facultatif et est en train de travailler
à un projet de loi pour une intégration au système
fédéral argentin. Le représentant a expliqué
que le mécanisme national aura la forme d'un comité
national indépendant pour la prévention de la torture.
L'Argentine est convaincue que ce nouvel instrument sera un outil
très utile pour prévenir la torture et pour les
droits de l'homme d'une manière générale.
Résolution sur la lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée
Aux termes d'une résolution relative au Groupe
de travail intergouvernemental sur l'application effective de
la Déclaration et du Programme d'action de Durban (A/HRC/1/L.8),
adoptée sans vote, le Conseil des droits de l'homme
demande au Haut-Commissariat aux droits de l'homme de sélectionner,
en consultation étroite avec les groupes régionaux,
cinq experts hautement qualifiés qui seront chargés
d'étudier la nature et l'étendue des lacunes que
présentent sur les questions de fond les instruments internationaux
existants de lutte contre le racisme, la discrimination raciale,
la xénophobie et l'intolérance qui y est associée.
Ce groupe d'experts, en consultation avec les organes de protection
des droits de l'homme, le Rapporteur spécial sur les formes
contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie
et de l'intolérance qui y est associée, ainsi que
d'autres titulaires de mandats concernés, devrait élaborer
un document de base qui contienne des recommandations concrètes
proposant des moyens ou méthodes permettant de combler
ces lacunes, y compris la rédaction d'un nouveau protocole
facultatif à la Convention internationale sur l'élimination
de toutes les formes de discrimination raciale ou l'adoption de
nouveaux instruments tels que des conventions ou des déclarations.
Le Conseil des droits de l'homme décide également
de proroger pour une période de trois ans le mandat du
Groupe de travail intergouvernemental sur l'application effective
de la Déclaration et du Programme d'action de Durban.
M. PAUL MEYER (Canada) a rappelé que le rapport du Groupe de travail contient un grand nombre de recommandations importantes et concrètes à l'appui de la Convention des Nations unies contre le racisme. Le Canada est concrètement engagé à lutter contre le racisme et rallie le consensus sur ce texte. Mais le représentant a déclaré que le Canada attendait des discussions sur des normes supplémentaires. Le Conseil devrait commencer par évaluer les problèmes de mise en uvre et demander une étude par cinq experts.
Déclaration sur la prise d'otages
Par une déclaration du président adoptée
sans vote telle qu'amendée (A/HCR/1/L.9), le Conseil
condamne énergiquement toute prise d'otages en quelque
lieu qu'elle se produise dans le monde, en particulier les prises
d'otages les plus récentes ainsi que l'assassinat de quatre
diplomates de l'ambassade de la Fédération de Russie
à Bagdad, ainsi que les cas de prise en otage de civils
iraquiens. Il réaffirme que la prise d'otages exige des
efforts concertés des États et de la communauté
internationale, conformément aux dispositions pertinentes
du droit international humanitaire et aux normes internationales
relatives aux droits de l'homme, afin de mettre fin à ces
pratiques odieuses.
Résolution sur le programme de travail
Par une résolution (A/HCR/1/L.13), adoptée
sans vote telle qu'amendée, le Conseil a adopté
son programme de travail pour sa première année.
Ainsi, la deuxième session se tiendra du 18 septembre
au 6 octobre 2006. Le Conseil examinera notamment à
cette occasion des rapports de procédures spéciales,
des rapports de la Sous-Commission et de la procédure "1503".
La troisième session durera deux semaines, du 27 novembre
au 8 décembre 2006 afin, notamment de permettre au Conseil
d'étudier les questions du mécanisme d'examen périodique
universel et des mandats, mécanismes, fonctions et autres
responsabilités. Enfin, la quatrième session, qui
se tiendra du 12 mars au 6 avril 2007 permettra au Conseil de
prendre des décisions concernant les sujets examinés
au cours de sa précédente session et d'examiner
le rapport annuel de la Haut-Commissaire aux droits de l'homme.
A chacune des sessions, le Conseil se saisira de toutes questions
touchant la promotion et la protection des droits de l'homme.
M. VESA HIMANEN (Finlande au nom de l'Union
européenne) a déclaré que le programme
de travail semble très réussi. Le dialogue constructif
qui a permis d'y parvenir devrait caractériser les travaux
du Conseil. Pour la présentation du rapport annuel du Haut-Commissariat,
Louise Arbour pourrait faire rapport par voie orale ou écrite,
comme elle l'entend, a estimé le représentant de
l'Union européenne.
Résolution sur la situation des droits de l'homme en Palestine et autres territoires arabes occupés
Par une résolution (A/HCR/1/L.15) sur la situation
des droits de l'homme en Palestine et dans les autres territoires
arabes occupés, adoptée par 29 voix pour, 12
contre et 5 abstentions (Cameroun, Ghana, Guatemala, Corée,
Nigéria) le Conseil des droits de l'homme prie les
rapporteurs spéciaux concernés de lui faire rapport
sur les violations des droits de l'homme commises par Israël
en Palestine occupée. Le Conseil décide d'entreprendre
un examen de fond des violations des droits de l'homme et des
incidences de l'occupation par Israël de la Palestine et
des autres territoires arabes occupés à sa prochaine
session et de le poursuivre au cours des sessions ultérieures.

Ont voté pour (29) : Afrique du Sud, Arabie Saoudite,
Algérie, Argentine, Azerbaïdjan, Bahreïn, Bangladesh,
Brésil, Chine, Cuba, Equateur, Fédération
de Russie Gabon, Inde, Indonésie, Jordanie, Malaisie, Mali,
Maurice, Mexique, Maroc, Pakistan, Pérou, Philippines,
Sénégal, Sri Lanka, Tunisie, Uruguay, Zanbie.
Ont voté contre (12) : Allemagne, Canada, Finlande,
France, Japon, Pays-Bas, Pologne, République tchèque,
Roumanie, Royaume-Uni, Suisse, Ukraine,
Absents (5) : Cameroun, Ghana, Guatemala, Nigeria, République
de Corée,
M. SAMIR LABIDI (Tunisie, au nom du Groupe
des Etats arabes) a déclaré que son groupe avait
tenté de parvenir à un texte de compromis sur ce
sujet, et fait preuve de flexibilité s'agissant des propositions
des autres groupes régionaux. Malheureusement, aucun accord
n'a pu être trouvé. Le texte soumis au vote demande
au Rapporteurs spéciaux concernés de présenter
des rapports sur les violations des droits de l'homme des Palestiniens
dans leurs territoires occupés, question soumise à
la prochaine session du Conseil. Compte tenu de la gravité
de la situation, il appartient au Conseil de manifester sa préoccupation
en adoptant ce texte, a dit le représentant.
M. ITZHAK LEVANON (Israël en tant que pays
concerné) a déclaré qu'il était regrettable
qu'un groupe particulier de pays soit en train d'essayer de prendre
en otage le Conseil des droits de l'homme. Ce texte est déséquilibré
et univoque et contraire à l'esprit de la résolution
60/251 de l'Assemblée générale. Si le Conseil
veut suivre les traces de l'ancienne Commission, il faut en effet
suivre la voie de ce texte, a déclaré le représentant.
"Le fait qu'aucun pays dans cette salle n'aurait laissé
ses propres civils se laisser menacer quotidiennement de la sorte
ne fait aucun doute, mais apparemment il y a des délégations
qui voudraient nous faire croire qu'il n'y a pas d'attentats quotidiens
dans nos rues", a déclaré le représentant.
Certains pays, en évitant de regarder la réalité
en face, pensent qu'ils peuvent s'attirer des sympathies. Il semble
que dans ce tragique conflit quelqu'un ait le monopole de statut
de victime. Apparemment, il n'y a pas d'obstacle à ce genre
de comportement dans cette enceinte, a ajouté le représentant.
Il a en outre déclaré qu'il avait espéré
ne pas se retrouver dans une situation où le Conseil va
prendre pour cible Israël. "Si on vote en faveur
de ce projet de résolution, cela débouchera directement
sur les anciennes pratiques de la Commission", a conclu
le représentant israélien.
M. .MOHAMMAD ABU-KOASH (Palestine, s'exprimant en tant que partie concernée) a déclaré qu'à entendre le représentant israélien, on pourrait croire que ce sont les Palestiniens qui ont occupé Israël. De fait, c'est bien ce dernier pays qui a introduit le terrorisme dans la région. La légitime défense dont se prévaut Israël peut-elle vraiment s'accommoder de la mort d'innocents sur les plages palestiniennes, a demandé le représentant, rappelant aussi que la moitié du Gouvernement palestinien, ainsi que des élus, vient d'être prise en otage. Le Premier ministre palestinien se retrouve, de fait, aux arrêts, interdiction lui ayant été signifiée de se déplacer dans son propre pays. Israël représente un régime fasciste toléré uniquement grâce à l'appui dont il bénéficie de la part d'une certaine grande puissance. Le peuple palestinien
souffre, ici et maintenant, de l'occupation et de ses conséquences
désastreuses : eau et électricités coupées,
salaires impayés depuis des mois. La situation est intolérable.
Le représentant palestinien a demandé au Conseil
d'appuyer l'idée que la violation des droits de l'homme
est une situation inacceptable, et ce, quel qu'en soit le responsable.
M. BASHAR JA'AFARI (Syrie) a estimé que
la rhétorique du représentant d'Israël est
absurde. "Apparemment l'occupation israélienne dans
notre terre n'existe pas. La colonisation impérialiste
par Israël des territoires occupés est l'évènement
le plus récent de colonialisme", a ajouté le
représentant. Il faudrait régler cette question
dans le cadre du droit humanitaire international. Les femmes et
les enfants tués sont-ils des combattants ? Pour Israël,
il semblerait que la totalité du peuple palestinien soit
terroriste, a conclu le représentant syrien.
M. GEBRAN SOUFAN (Liban, s'exprimant à
titre de pays concerné) a déclaré que son
pays accueille favorablement la création du nouvel outil
de travail dont le Conseil entend se doter. Le représentant
a regretté que les tentatives de parvenir à un consensus
autour du degré d'attention que le Conseil des droits de
l'homme doit consacrer aux problèmes chroniques résultant
de l'occupation ait échoué. Le Liban continuera
de soulever le problème des violations des droits de l'homme
par Israël. Le représentant s'est dit convaincu qu'aucune
rhétorique diplomatique ne saurait masquer la réalité
d'un pays occupant.
M. VESA HIMANEN (Finlande au nom de l'Union
européenne) a déclaré que l'Union
européenne exhortait toutes les parties à s'acquitter
de leurs responsabilités pour protéger les civils.
Le Conseil devrait permettre aux uns et aux autres d'aborder ces
questions dans un esprit constructif. Le représentant de
l'Union européenne a par ailleurs regretté que le
Conseil ne soit pas parvenu à un accord sur la situation
au Darfour.
MME CARLA RODRIGUEZ MANCIA (Guatemala) a déclaré
que son pays, qui a lui-même été l'objet,
en son temps, de l'attention des organes des droits de l'homme
des Nations Unies, est convaincu que le Conseil des droits de
l'homme saura contribuer à empêcher les violations
des droits de l'homme partout dans le monde, tout en évitant
la politisation. La situation des peuples palestinien et israélien
est depuis longtemps préoccupante. Le Guatemala a toujours
été favorable à un dialogue entre ces peuples
afin qu'ils puissent envisager une coexistence pacifique côte
à côte. Le texte préposé fait malheureusement
omission des souffrances subies par les deux peuples et notamment
des violations de leurs droits humains qu'ils subissent, c'est
pourquoi le Guatemala s'abstiendra lors du vote.
M. PAUL MEYER (Canada) a rappelé que la
volonté de créer un organe nouveau et efficace pour
lancer les Nations unies dans la bonne voie s'est manifestée
dans cette enceinte il y a quelques jours. Un appel universel
a été lancé pour que le Conseil utilise le
dialogue et la coopération. Le Conseil doit accepter ce
défi. Le Canada s'est déclaré extrêmement
déçu de voir le Conseil saisi de ce projet de résolution.
Il est regrettable que ce projet de résolution unilatéral
ait été présenté. La recherche d'un
accord sur les déclarations aurait été préférable,
a déclaré le représentant. Le Canada a déclaré
ne pas accepter qu'une situation particulière soit montée
en épingle. Le Canada votera donc contre.
M. NICHOLAS THORNE (Royaume-Uni) a dit vouloir
compéter la déclaration de l'Union européenne
en estimant que le Conseil des droits de l'homme devrait s'abstenir
de prendre des décisions sur la fréquence de traitement
des situations. Le Royaume-Uni est toutefois prêt à
s'engager dans un débat sur cette question lors de sessions
ultérieures. Cependant, l'Union européenne et le
Royaume-Uni ne pourront appuyer ce texte en l'état.
M. BLAISE GODET (Suisse) a déclaré que
son pays avait voté contre le projet de résolution
car il estime que ce texte ne correspond pas à l'objectif
que le Conseil s'était fixé, à savoir la
recherche du consensus. Par son vote négatif, la Suisse
s'oppose à la procédure suivie. La situation en
Palestine est particulièrement préoccupante et la
Suisse lance un appel aux deux parties afin qu'elles respectent
le droit humanitaire et à mettre un terme à une
escalade dangereuse.
M. SHIGERU ENDO (Japon) s'est dit préoccupé
par la situation des droits de l'homme dans cette région
et de voir la situation s'aggraver. Le Japon a invité les
deux parties à exercer un maximum de retenue. Un consensus
sur le projet de résolution aurait été préférable.
Ce texte n'est pas constructif, a estimé le représentant.
C'est pourquoi le Japon a voté contre.
M. RICARDO GONZALEZ (Uruguay) a déclaré
avoir voté en faveur du projet de résolution, compte
tenu de la gravité de la situation dans la région.
Faute de consensus, la mise aux voix a été imposée
à des délégations par ailleurs soucieuses
de trouver un arrangement. Il s'agit d'un mauvais précédent
pour le Conseil, dont il est à espérer qu'il ne
devienne pas la règle.
M. SERGIO CERDA (Argentine) appuie les initiatives
de la communauté internationale visant à remettre
les parties au conflit sur le chemin de la paix. L'Argentine continuera
de travailler de concert avec les Nations unies pour faire prévaloir
la paix au Moyen-Orient. 
Décision sur l'incitation à la haine raciale et religieuse et la promotion de la tolérance
Par une décision relative à l'incitation à
la haine raciale et religieuse et la promotion de la tolérance
(A/HCR/1/L.16), adoptée par 33 voix pour, 12 contre
et une abstention (République de Corée), le Conseil
décide de prier le Rapporteur spécial sur la liberté
de religion ou de conviction et le Rapporteur spécial sur
les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale,
de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée
ainsi que le Haut-Commissariat aux droits de l'homme de lui faire
rapport sur ce phénomène à sa prochaine session,
en particulier sur les incidences pour le paragraphe 2 de l'article
20 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
Ont voté pour (33) : Afrique du Sud, Algérie,
Arabie Saoudite, Argentine, Azerbaïdjan, Bahreïn, Bangladesh,
Brésil, Cameroun, Chine, Cuba, Equateur, Fédération
de Russie, Gabon, Ghana, Guatemala, Inde, Indonésie, Jordanie,
Malaisie, Mali, Maurice, Mexique, Maroc, Niger, Pakistan, Pérou,
Philippines, Sénégal, Sri Lanka, Tunisie, Uruguay,
Zambie.
Ont voté contre (12) : Allemagne, Canada, Finlande,
France, Japon, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, Suisse, République
tchèque, Royaume-Uni, Ukraine.
Absent (1) : République de Corée.
M. PAUL MEYER (Canada) a dit être conscient
que l'intolérance religieuse est un grave sujet de préoccupation
partout sur terre. Cependant, le Canada ne peut accepter la terminologie
de la diffamation des religions. Le Canada a déclaré
appuyer l'idée d'une discussion à la prochaine session
du Conseil, mais cette proposition n'a pas été retenue.
Le Canada n'est dont pas satisfait de la procédure suivie
pour cette initiative.
M. VESA HIMANEN (Finlande, au nom de l'Union
européenne) a déclaré que l'Union
éprouve deux difficultés vis-à-vis du texte,
l'une tenant à la procédure et l'autre de fond même
du texte. Un dialogue fondé sur le respect mutuel est la
meilleure manière de procéder; or, agir dans des
conditions aussi précipitées, en toute fin de session,
ne semble pas correspondre au nouvel esprit qui devrait souffler
sur les travaux du Conseil. La promotion du respect des convictions
devrait être basée sur la promotion du respect égal
de tous les droits de l'homme, notamment ceux de liberté
de conviction et de religion.
Source : Nations unies, Genève, 30 juin 2006.
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