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CONSEIL DES DROITS DE L'HOMME, JUIN 2006 / LA SESSION INAUGURALE
__Le Conseil renouvelle pour un an les mandats des procédures spéciales de la commission
Le Conseil des droits de l'homme a décidé,
le 30 juin 2006, de prolonger d'une année,
à titre exceptionnel, les mandats et les détenteurs
de mandats de toutes les procédures spéciales de
la Commission, de la Sous-Commission de la promotion et de
la protection des droits de l'homme, ainsi que de la procédure
établie en application de la résolution 1503 du
Conseil économique et social.
Il a en outre décidé, par une autre décision,
de créer un groupe de travail intergouvernemental
à composition non limitée chargé de formuler
des recommandations concrètes sur la question du réexamen
et, au besoin, de l'amélioration et de la rationalisation
de tous les mandats, mécanismes, fonctions et attributions.
Le Conseil décide de créer un autre groupe
de travail intersessions chargé d'élaborer les
modalités de la procédure d'examen périodique
universel.
Le Conseil a en outre adopté une résolution
sur le droit au développement par laquelle il décide
de proroger pour un an le mandat du Groupe de travail sur le droit
au développement. Le Conseil demande à la Sous-Commission
de la promotion et de la protection des droits de l'homme, ou
au mécanisme de conseil technique qui lui succèdera,
de poursuivre ses travaux en cours sur le droit au développement.
DECISION SUR LA PROLONGATION DES MANDATS ET MECANISMES
Par sa décision (A/HRC/1/L.6) concernant la
prolongation de tous les mandats, mécanismes, fonctions
et responsabilités de la Commission des droits de l'homme,
adoptée sans vote, le Conseil des droits de l'homme
décide de prolonger d'une année, à titre
exceptionnel, les mandats et les détenteurs de mandats
de toutes les procédures spéciales de la Commission,
de la Sous-Commission de la promotion et de la protection des
droits de l'homme, ainsi que de la procédure établie
en application de la résolution 1503 (XLVIII) du Conseil
économique et social. Le Conseil décide d'examiner
à sa prochaine session les rapports sur toutes les procédures
présentés à la Commission des droits de l'homme
à sa 62e session. Il décide en outre d'examiner
à sa prochaine session tous les rapports non encore examinés
renvoyés par la Commission des droits de l'homme au Conseil
des droits de l'homme.
Le Conseil décide en outre que la dernière session
de la Sous-Commission se tiendra à partir du 31 juillet
2006 pour une période de pas plus de quatre semaines, y
compris la réunion du groupe de travail pré-session.
LES DECLARATIONS
M. JUAN ANTONIO FERNÁNDEZ PALACIOS (Cuba) a déclaré
que l'acceptation de cette décision ne signifie en rien
que Cuba acceptait le mandat des représentants spéciaux
l'ex-Commission des droits de l'homme car il s'agit selon Cuba
de mandats illégitimes.
M. SHA ZUKANG (Chine) a déclaré
ne pas fermer les yeux sur certains mandats qui ont été
mis en place par le biais de certains pays. Ces résolutions
étaient le fruit de la politisation de la Commission. Le
Conseil doit donc partir d'un bon pied et faire table rase du
passé, a estimé la Chine.
M. TERRY CORMIER (Canada) a déclaré
que son pays s'était rallié au consensus autour
du texte, estimant que les procédures spéciales
sont des outils importants au service du Conseil. Ils permettent
en effet le suivi des situations dans les pays. Toutes les procédures
devraient jouir du même statut et certaines devraient s'étendre
au-delà d'un an. Le Conseil pourra rationaliser leur fonctionnement,
l'objectif étant le maintien d'un système efficace.
MME SATU MATTILA (Finlande, au nom de l'Union
européenne) a relevé l'importance cruciale
du prolongement des procédures et mandats, leur fonctionnement
étant indispensable pour la protection des droits de l'homme.
Il faut qu'ils puissent d'agir pendant cette période de
transition. La coopération est indispensable, l'Union européenne
encourage tous les Etats à répondre aux communications
des procédures spéciales. Le Conseil devra éventuellement
aménager et améliorer le fonctionnement de tous
les mandats et procédures spéciales et thématiques.
Il est peu compréhensible que le texte ne mentionne qu'un
seul de ces mécanismes.
M. SERGEY CHUMAREV (Fédération de Russie)
a dit adhérer à ce consensus et appuie le fait de
prolonger le mandant de toutes les procédures spéciales
mais a confirmé sa position négative à l'égard
des experts indépendants qui ont pris des positions particulières
à l'égard de certains pays.
DÉCISION SUR L'EXAMEN PERIODIQUE UNIVERSEL
Aux termes d'une décision proposée par
le Président (A/HRC/1/L.12), adoptée sans vote,
Conseil des droits de l'homme décide de créer un
groupe de travail intergouvernemental intersessions à composition
non limitée pour élaborer les modalités de
la procédure d'examen périodique universel.
Le Conseil décide que le groupe de travail disposera de
dix jours de réunions et qu'il se donnera suffisamment
de temps et de latitude pour élaborer la procédure
d'examen périodique universel. Le Conseil prie le Président
du Conseil de conduire les travaux du groupe avec l'assistance,
si nécessaire, d'un ou de plusieurs facilitateurs pour
engager ces consultations intersessions ouvertes à tous,
transparentes et sans exclusive avec la participation de toutes
les parties prenantes.
Le Conseil prie également le groupe de travail de faire
régulièrement rapport au Conseil à compter
de septembre 2006 sur les progrès accomplis dans l'élaboration
des modalités de l'examen périodique universel et
le temps qu'il faudra y consacrer.
DÉCISION SUR LE REEXAMEN DES MANDATS ET MECANISMES
Par une décision présentée par
le Président (A/HRC/1/L.14), adoptée sans vote telle
qu'amendée, le Conseil des droits de l'homme décide
de créer un groupe de travail intergouvernemental à
composition non limitée chargé de formuler des recommandations
concrètes sur la question du réexamen et, au
besoin, de l'amélioration et de la rationalisation de tous
les mandats, mécanismes, fonctions et attributions de
façon à maintenir le régime des procédures
spéciales, ainsi qu'un mécanisme de conseil et de
plainte dans le cadre de consultations ouvertes à tous,
se tenant entre les sessions, transparentes, bien programmées
et inclusives, avec la participation de toutes les parties prenantes.
Le Conseil décide que le Groupe de travail disposera
de vingt jours de temps de réunion et qu'il prendra suffisamment
de temps et fera preuve de souplesse pour s'acquitter de son mandat.
Le Conseil prie le Président du Conseil d'assumer la présidence
du Groupe de travail avec l'assistance, si nécessaire,
d'un ou plusieurs facilitateurs, pour mener ces consultations
ouvertes à tous, se tenant entre les sessions, des réunions
transparentes, bien programmées et inclusives avec la participation
de toutes les parties prenantes.
Source : Nations unies, Genève, 30 juin 2006.
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