|
NATIONS UNIES, CONSEIL DES DROITS DE L'HOMME, GENEVE, DECEMBRE 2006
__Le Conseil décide de dépêcher une "mission de haut niveau" au Darfour afin d'y évaluer la situation

Le Conseil des droits de l'homme, qui a tenu les 12
et 13 décembre 2006 une session extraordinaire consacrée
au Darfour, a décidé d'envoyer une mission
de haut niveau au Darfour pour y évaluer la situation
des droits de l'homme et les besoins du Soudan à cet égard.
Cette mission sera composée de cinq personnes,
hautement qualifiées, désignées par le président
du Conseil après consultation des membres du Conseil, ainsi
que de la Rapporteuse spéciale sur la situation des droits
de l'homme au Soudan.
Dans cette décision, présentée par le
Président du Conseil et adoptée par consensus, le
Conseil exprime sa préoccupation devant la gravité
de la situation des droits de l'homme et de la situation humanitaire
au Darfour. Il accueille avec satisfaction la conclusion de
l'Accord de paix pour le Darfour; demande instamment à
toutes les parties qui ne l'ont pas signé de le faire et
à toutes les parties de respecter le cessez-le-feu.
Le Conseil, qui s'est dit satisfait de la coopération
établie par le gouvernement soudanais avec la Rapporteuse
spéciale sur la situation des droits de l'homme au Soudan,
demande aus autorités soudanaises de poursuivre et d'intensifier
leur coopération avec le Conseil, ses mécanismes
et le Haut Commissariat aux droits de l'homme.
En fin de séance, le président du Conseil a souligné l'importance de la décision à laquelle le Conseil est parvenu, aussi bien au regard de la situation au Darfour qu'au regard de la situation du Conseil lui-même. Il a fait part de son intention de procéder, dans l'immédiat, aux consultations les plus vastes possibles avant de nommer les membres de la Mission. Il a en outre souligné qu'il était indispensable de compter avec la coopération du gouvernement soudanais.
LA DECISION DU CONSEIL SUR LA SITUATION DES DROITS DE L'HOMME AU DARFOUR
Par sa décision présentée par le
président et adoptée par consensus, le Conseil
des droits de l'homme exprime sa préoccupation devant
la gravité de la situation des droits de l'homme et de
la situation humanitaire au Darfour. Il accueille avec
satisfaction la conclusion de l'Accord de paix pour le Darfour;
demande instamment à toutes les parties qui ne l'ont pas
signé de le faire et à toutes les parties de respecter
le cessez-le-feu.
Le Conseil accueille par ailleurs avec satisfaction
la coopération établie par le gouvernement du Soudan
avec la Rapporteuse spéciale sur la situation des droits
de l'homme au Soudan et demande au gouvernement de poursuivre
et d'intensifier sa coopération avec le Conseil, ses mécanismes
et le Haut Commissariat aux droits de l'homme.
Le Conseil décide de dépêcher une
Mission de haut niveau au Darfour pour y évaluer
la situation des droits de l'homme et les besoins du Soudan à
cet égard, qui sera composée de cinq personnes,
hautement qualifiées, désignées par le Président
du Conseil, après consultation avec les membres du Conseil,
ainsi que de la Rapporteuse spéciale sur la situation des
droits de l'homme au Soudan.
Le Conseil demande au secrétaire général
des Nations unies et à la Haut-Commissaire aux droits de
l'homme de mettre à disposition de la Mission de haut niveau
tous les moyens administratifs, techniques et logistiques qui
lui sont nécessaires pour accomplir promptement et efficacement
son mandat, en coordination avec le président du Conseil,
et demande à celui-ci de consulter le pays concerné
selon la nécessité.
Le Conseil demande à la Mission de haut niveau de lui
faire rapport à sa quatrième session, en mars 2007.
LES DECLARATIONS
M. IDRISS JAZAÏRY (Algérie, au nom du Groupe
africain), intervenant avant la prise de décision,
a exprimé sa reconnaissance au Président du Conseil
pour les efforts qu'il a déployés dans la recherche
d'un consensus. Dès le premier jour, a-t-il poursuivi,
le Groupe africain a décidé de se joindre aux coauteurs
de la demande de réunion de la présente session
extraordinaire. Ceci témoigne du souci du Groupe africain
de contribuer à alléger les souffrances liées
aux violations des droits de l'homme, où qu'elles se produisent.
Le représentant a dit espérer que le Conseil poursuivra
sur cette voie et que les Etats membres, de l'Est et de l'Ouest,
du Nord comme du Sud, sauront à l'avenir s'exprimer à
nouveau d'une seule voix dès lors que le sort d'êtres
humains est en jeu.
M. VESA HIMANEN (Finlande, au nom de l'Union européenne),
intervenant après l'adoption de la décision, a rappelé
que l'Union européenne avait retiré le projet de
résolution L.1 qu'elle avait soumis suite au consensus
qui s'est dégagé autour du texte de la décision
du président du Conseil. Cette session extraordinaire a
permis au Conseil de recevoir des analyses détaillées
émanant de divers organes et institutions des Nations unies,
ainsi que de précieuses informations de première
main de la part des organisations non gouvernementales. Le doute
n'est plus permis; il faut faire tout notre possible pour contribuer
à alléger les souffrances de la population du Darfour
et empêcher que d'autres violations des droits de l'homme
ne se produisent au Darfour, a souligné le représentant.
Il faut espérer qu'après que la Mission aura été
déployée sur place, le Conseil pourra se réunir
pour prendre acte des résultats du travail réalisé
par la Mission sur le terrain, a ajouté le représentant
de l'Union européenne . Il a remercié le Groupe
africain et la délégation du Soudan, ainsi que tous
les partenaires, pour la bonne volonté qu'ils ont manifestée
afin de parvenir aux résultats obtenus aujourd'hui par
le Conseil.
M. JEAN-MAURICE RIPERT (France) a remercié tous ceux qui ont uvré pour un compromis nécessaire pour assurer la crédibilité et l'efficacité du Conseil face à l'une des pires situations qui soient en matière de droits de l'homme. Le représentant a dit se réjouir de l'adoption d'un texte qui décide l'envoi au Darfour d'une mission d'évaluation de la situation et qui permette au Conseil de rester saisi de la situation. Le représentant a noté avec satisfaction que la mission s'appuiera sur les procédures spéciales et sera soutenue par le Haut Commissariat des droits de l'homme. La France tient toutefois à rappeler l'importance majeure qui s'attache à la mise en uvre effective de la lutte contre l'impunité, conformément aux résolutions
pertinentes du Conseil, a conclu le représentant.
M. MICHAEL STEINER (Allemagne) a rappelé
que le but de cette session extraordinaire était de débattre,
dans un esprit ouvert, et d'assurer un suivi opérationnel
sur le terrain sous la forme d'une mission permettant d'évaluer
la situation de manière objective et de faire des recommandations.
Les opinions sont nombreuses et divergent parfois, a-t-il souligné.
Mais ce qui compte c'est que nous soyons arrivés à
une décision positive et ce, par consensus. Il a ainsi
estimé que ce résultat s'avère bénéfique
pour les populations du Darfour, et aussi pour la crédibilité
du Conseil. Le texte aurait pu être meilleur, a-t-il toutefois
nuancé, tout en rappelant qu'obtenir un consensus est déjà
une mesure positive. Il faut maintenant se hâter d'agir
sur le terrain et ce, sans délai, a-t-il conclu.
M. GALO LARENAS SERRANO (Equateur) a déclaré
que le vote de la résolution est un signe important dans
le sens de l'obtention de véritables résultats en
faveur de l'amélioration du sort des victimes des violations
des droits de l'homme. Plutôt que de condamner un Etat,
l'approche adoptée par le Conseil est constructive.
La résolution montre bien que les États souhaitent
être à la hauteur des attentes de la communauté
internationale. Le Conseil veillera au suivi de la résolution
qu'il vient de voter.
M. YURI BOYCHENKO (Fédération de Russie) s'est dit heureux que les efforts déployés par le Président du Conseil aient été couronnés de succès. Nous avons pleinement confiance en vous et savons que vous serez à la hauteur au moment de la mise en uvre de la décision que le Conseil vient d'adopter, a-t-il ajouté à l'adresse du président du Conseil. Les décisions
du Conseil sur la situation au Darfour doivent avant tout viser
l'instauration d'un dialogue constructif entre le Soudan et les
Nations unies afin de surmonter les problèmes humanitaires
et de faire appliquer l'Accord de paix pour le Darfour signé
à Abuja, a affirmé le représentant russe.
M. CARLOS RAMIRO MARTÍNEZ ALVARADO (Guatemala)
a souhaité saluer les efforts déployés par
le président pour que ce texte soit adopté par consensus.
Il a rappelé que son pays avait demandé la tenue
de cette session extraordinaire et s'est félicité
que le Conseil ait pu parler d'une seule voie. Le consensus doit
être le moyen d'action habituel de notre Conseil, a-t-il
insisté. Rappelant que les précédentes sessions
extraordinaires se sont terminées par un vote, il a appelé
le Conseil à y réfléchir. Il ne s'agit pas
de réussir à obtenir le nombre de voix nécessaires
pour qu'un projet soit accepté, mais bien d'obtenir le
consensus. Pour conclure, il a espéré que le gouvernement
du Soudan coopérera avec la mission d'évaluation
et que celle-ci donnera lieu à de réelles améliorations
de la situation des droits de l'homme sur place.
M. NICHOLAS THORNE (Royaume-Uni) a remercié
le Président du Conseil et le représentant de la
Finlande pour leurs efforts en vue de l'adoption par consensus
du texte adopté. Pour assurer la non-sélectivité
du Conseil, il est en effet nécessaire de regarder au-delà
de la situation au Moyen-Orient. La situation au Darfour est
terrible, comme l'ont dit les délégations lors du
débat de cette 4e session extraordinaire. Il est essentiel
et vital que la mission qui sera dépêchée
soit indépendante, impartiale et composée d'experts,
a déclaré le représentant.
M. SWASHPAWAN SINGH (Inde) a remercié
le président du Conseil pour les efforts qu'il a déployés
afin de parvenir au présent résultat dans un esprit
de non-sélectivité et d'impartialité. Après
tous ces efforts et grâce à la coopération
de la délégation soudanaise, le Conseil est parvenu
à l'objectif souhaité. L'Inde attend avec impatience
que le Conseil se réunisse de nouveau, au mois de mars,
pour connaître les résultats de l'évaluation
à laquelle doit procéder la Mission devant être
dépêchée au Darfour. Le résultat de
cette 4e session extraordinaire montre bien que lorsque l'on travaille
main dans la main, on peut parvenir à un résultat
qui est dans l'intérêt du Conseil lui-même,
a souligné le représentant indien.
M. MAKARIM WIBISONO (Indonésie) a souhaité
féliciter le Président pour les efforts qu'il a
consenti pour parvenir au consensus. Il a expliqué qu'avec
la tenue de cette session extraordinaire, sa délégation
espérait vivement que le Conseil réussisse à
aborder le problème du Darfour à l'unisson. Nous
avons été confrontés à des informations
divergentes, a-t-il poursuivi, il est donc urgent d'aller sur
place observer la situation. Le représentant a en outre
préconisé que cette mission soit menée dans
l'esprit de soulager au plus vite les victimes des violations
de droits de l'homme.
M. ELCHIN AMIRBAYOV (Azerbaïdjan) s'est
félicité du résultat consensuel que constitue
l'adoption de cette décision sur le Darfour. Il s'agit
là d'un signal positif en direction de la population du
Darfour, a estimé le représentant, et d'une démarche
qui témoigne de la capacité du Conseil à
travailler dans un esprit de collégialité. Le représentant
s'est aussi félicité de la souplesse et de la coopération
dont ont fait preuve les parties prenantes aux négociations
autour du texte adopté cet après-midi ainsi que
la délégation du Soudan.
M. MASOOD KHAN (Pakistan) a félicité
le président du Conseil pour les qualités diplomatiques
dont il fait preuve pour permettre de dégager une convergence
qui a abouti au consensus. Il a en outre remercié le Groupe
africain, en particulier, pour sa sagesse. Le Conseil crée
ainsi une nouvelle tradition de prise de décision collective
et consensuelle et peut tirer des enseignements précieux
quant à la possibilité, avec davantage de consultations,
de parvenir au consensus. Les violations des droits de l'homme,
quels qu'en soient les auteurs, doivent être dénoncées
au Darfour et doivent prendre fin, a déclaré le représentant pakistanais. Il a ajouté qu'il convient également de rester vigilant quant à la mise en uvre d'autres décisions du Conseil. Le moment est venu d'asseoir le Conseil sur une base institutionnelle solide et de le protéger contre toute politisation, a conclu le représentant pakistanais.
M. ABDULWAHAB A. ATTAR (Arabie saoudite, au nom du Groupe
arabe) a salué les efforts inlassables du président,
ainsi que ceux de toutes les délégations qui ont
participé à ce dialogue de manière constructive.
Il a en outre remercié le gouvernement du Soudan pour sa
participation. Ma délégation espère que le
même esprit prévaudra toujours à l'avenir
au sein de ce Conseil, a-t-il conclu.
M. BOUDEWIJN J. VAN EENENNAAM (Pays-Bas) s'est
félicité de l'aboutissement de cette quatrième
session extraordinaire, espérant que la décision
adoptée par consensus contribuera à améliorer
la situation des droits de l'homme au Darfour et à mettre
un terme à l'impunité.
M. LA YIFAN (Chine) a exprimé sa reconnaissance
au président du Conseil pour les efforts inlassables qu'il
a déployés afin de rassembler le consensus au sein
du Conseil. Il a salué l'esprit constructif qui a régné
lors des consultations et qui a permis de parvenir au présent
résultat de la quatrième session extraordinaire
du Conseil. Les Africains ont prouvé que lorsqu'il s'agit
de la crédibilité du Conseil, ils sont à
la hauteur de la situation; il faut espérer que les autres
groupes sauront à l'avenir faire preuve de la même
hauteur de vue.
M. SÉRGIO ABREU E LIMA FLORENCIO (Brésil)
a remercié le président pour avoir été
l'architecte de cette résolution et souligné que
c'est grâce à ses efforts que le Conseil a pu sortir
de l'impasse. Il a également remercié les délégations,
le gouvernement du Soudan et tous les participants à cette
session extraordinaire. Il a espéré que le consensus
obtenu s'avérera solide et s'est montré persuadé
que le travail effectué va poser un jalon pour le travail
futur du Conseil. Il s'agit d'un exemple de la maturité
du Conseil et de sa capacité à répondre aux
situations les plus urgentes, a-t-il estimé. Il a également
espéré que cette décision permettra de surmonter
les graves difficultés que rencontre la population du Soudan
et ouvrira la voie pour l'avenir en montrant comment il convient
d'aborder les crises graves et d'aider les personnes qui souffrent
de violations de leurs droits fondamentaux.
M. LOVE MTESA (Zambie) a remercié le président
pour les efforts qu'il a consentis pour faire aboutir le vote.
La Zambie souscrit à cette résolution parce qu'elle
est le fruit d'un consens, a déclaré le représentant.
Il a espéré que les groupes rebelles signeront l'accord de paix et que tout le possible sera mise en uvre pour que cessent les activités des milices janjawid : il
faut enfin que la population du Darfour puisse jouir pleinement
de ses droits de l'homme, a conclu le représentant.
M. SAMIR LABIDI (Tunisie) s'est dit satisfait
par le résultat positif auquel est parvenu le Conseil,
qui témoigne de sa maturité et de son souhait de
traiter de toutes les situations des droits de l'homme. Cela prouve
que le Conseil est désireux de s'acquitter de son mandat
en s'abstenant de toute sélectivité et de toute
politisation, a-t-il ajouté. Il a remercié le président
du Conseil ainsi que la délégation du Soudan et
a rendu hommage aux efforts déployés par tous les
groupes régionaux afin de parvenir à cette décision
consensuelle. Le résultat de cette session extraordinaire
marque l'envoi d'un signe fort indiquant que les droits de l'homme
sont une institution solide.
M. JUAN ANTONIO FERNÁNDEZ PALACIOS (Cuba)
a souligné que la convocation de la session extraordinaire
était déjà en elle-même un démenti
aux critiques que certains opposent au Conseil, mais que la coopération
qui a prévalu pendant cette session et l'abandon des discours
incendiaires et de la volonté d'infliger des sanctions
superflues sont également venus confirmer la valeur du
Conseil. Il a souhaité féliciter le président
pour son dévouement et ses efforts constants pour arriver
à ce résultat. Il a également salué
la coopération dont ont fait preuve le Groupe africain
et l'Union européenne. Cuba voit dans cette session un
langage nouveau et une préoccupation sincère pour
les droits de l'homme, a-t-il expliqué, ajoutant que cette
session a aussi montré l'importance de consulter le pays
concerné. Revenant plus particulièrement à
la mission d'évaluation, il a concédé que
la nomination des cinq membres est une lourde responsabilité.
Aussi a-t-il insisté sur l'importance de s'acquitter de
cette tâche avec clairvoyance et objectivité politique.
M. MOHAMMED LOULICHKI (Maroc) a estimé
que le consensus n'aurait pu être obtenu sans l'engagement
de la délégation soudanaise, sans le réalisme
du Groupe africain, sans la flexibilité dont ont fait preuve
les auteurs des deux projets de résolution, et enfin sans
l'appui et l'encouragement des Etats membres et non membres du
Conseil. Cette décision n'est qu'un début, a dit
le représentant, estimant que le président du Conseil
saura conduire efficacement les suites à lui donner.
M. IBRAHIM MIRGHANI IBRAHIM (Soudan) a souhaité
exprimer sa profonde reconnaissance aux délégations
qui ont salué la coopération du gouvernement soudanais.
Il n'y a jamais eu une telle unanimité dans la reconnaissance
de la coopération d'un Etat, ni une telle coopération
d'un Etat concerné avec le Conseil, a-t-il fait observer.
Il a ainsi espéré que cette coopération se
poursuivra et sera même renforcée. Nous sommes arrivés
à un consensus sur les mesures à prendre s'agissant
de la question de la fiabilité des données, a-t-il
expliqué, ajoutant qu'il s'agit bien là de la tâche
de cette mission. Elle doit établir la vérité
et les faits et toute partialité dans cette tâche
pourrait avoir des retombées négatives.
Le représentant a ainsi espéré que les
résultats de cette mission d'évaluation seront
précis, équilibrés et objectifs et que les travaux seront menés avec neutralité et transparence. Enfin, il a appelé la communauté internationale à honorer ses engagements, à savoir de respecter l'Accord de paix du Darfour, la mission de l'Union africaine et d'aider le gouvernement du Soudan à mettre en uvre ses engagements. D'autre part, il a remercié le Groupe africain de son soutien au Soudan. Nous sommes fiers de faire partie de ce groupe, a souligné le représentant soudanais. Pour conclure, il s'est montré confiant s'agissant des compétences du président dans la tâche qui l'attend, ainsi que de sa neutralité.
Source : Nations unies, Genève, décembre
2006.
|