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CONSEIL DES DROITS DE L'HOMME, JUIN 2006 / LA SESSION INAUGURALE
__Le programme de travail pour les sessions à venir
Le Conseil des droits de l'homme a examiné, le
29 juin 2006, son programme de travail pour ses sessions
à venir. Le Conseil a également débattu du
dialogue et de la coopération en matière de droits
de l'homme prévus par la résolution de l'Assemblée
générale portant création du Conseil.
Nombre de représentants se sont exprimés sur le
projet de programme de travail établi par le Président
du Conseil. Aux termes de ce projet, le Conseil se réunirait
du 18 septembre au 6 octobre 2006, du 27 novembre au
8 décembre 2006 et du 12 mars au 6 avril 2007.
Nombre d'intervenants ont souligné que l'année
à venir serait une année de transition au cours
de laquelle des questions essentielles, à la fois de procédure
et de fond, devront être tranchées et seront déterminantes
de l'avenir du Conseil. Ils ont estimé que le Conseil devrait
consacrer un temps suffisant à l'examen de la question
de l'examen périodique universel qui pourrait être
réglée avant la fin de l'année.
Ont fait des déclarations les représentants
des Etats membres suivants : Suisse, Norvège, Australie,
Autriche, Algérie (au nom du Groupe africain), Japon, Indonésie,
Cuba et Mexique. L'Iran et la Syrie ont également pris
la parole, ainsi que les représentants des organisations
non gouvernementales suivantes : Human Rights Watch, Mouvement
contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples, Indian
Council of Education, International Institute for Non-Aligned
Studies, Comité de coordination d'organisations juives
(au nom également de B'nai B'rith International, Association
internationale des avocats et juristes juifs et Organisation internationale
des femmes sionistes).
Le Conseil s'est également penché sur la question
du dialogue et de la coopération dans le domaine des droits
de l'homme. Dans ce cadre, il a entendu une déclaration
de la haut commissaire adjointe aux droits de l'homme, Mme Mehr
Khan Williams, qui a notamment a rappelé que la coopération
technique est partie intégrante de la stratégie
d'action nationale du Haut-Commissariat visant à mettre
au point des stratégies de protection des droits de l'homme
par le dialogue.
Au cours du débat qui a suivi, nombre de représentants
ont dit toute l'importance qu'ils attachent à la coopération
et l'assistance technique dans le domaine des droits de l'homme,
estimant qu'ils étaient des instruments essentiels dont
dispose la communauté internationale pour atteindre l'objectif
de respect universel des droits de l'homme. Le représentant
d'une ONG a rappelé que les progrès en la matière
dépendaient de la volonté de l'Etat concerné
de coopérer. Des représentants de pays en développement
ont souligné l'importance de la coopération dans
le domaine des droits de l'homme soulignant les progrès
qu'ils avaient pu accomplir par ce moyen.
Ont fait une déclaration, dans le cadre de ce débat,
les représentants des pays suivants : Autriche (au nom
de l'Union européenne), Suisse, Algérie (au nom
du Groupe africain), Canada, Ghana, Sri Lanka, Mexique, Indonésie,
République de Corée, Guatemala et Japon. Des déclarations
ont également été faites par les observateurs
des pays suivants : Colombie, Saint-Siège, Côte d'Ivoire,
Thaïlande, Slovénie, Népal, Iran, Tanzanie
et Suède.
Le représentant du Programme des Nations unies pour
le développement a également pris la parole, de
même que les représentants des organisations non
gouvernementales suivantes : Soka Gakkai International (au nom
également de plusieurs organisations non gouvernementales
1), Association internationale Ius Primi Viri, Centre for
Women's Global Leadership.
1. Déclaration conjointe : Institut
pour une synthèse planétaire; Interfaith International;
Association internationale de gérontologie; Association
internationale pour la liberté religieuse; Conseil international
des femmes juives; Conseil international des femmes; Fédération
internationale des femmes diplômées des universités;
Mouvement international contre toutes les formes de discrimination;
Fédération luthérienne mondiale; Organisation
internationale pour le développement de la liberté
d'enseignement (OIDEL); Université spirituelle internationale
des brahma-kumaris; Pax Romana; et la Fédération
mondiale des femmes des églises méthodistes et unies;
Pan Pacific and South East Asia Women's Association of Thailand;
Planetary Association for Clean Energy; Servas International;
Fédération internationale des femmes pour la paix
mondiale; Fondation sommet mondial des femmes; Union mondiale
des organisations féminines catholiques; Alliance mondiale
des unions chrétiennes de jeunes filles; et Worldwide Organization
for Women.
LE PROGRAMME DE TRAVAIL DES TROIS PROCHAINES SESSIONS DU CONSEIL
MME JEANNINE VOLKEN (Suisse) a déclaré
que la Suisse attachait une grande importance à ce que
le nouvel organe ait un programme de travail lui permettant de
remplir au mieux les mandats qui lui ont été confiés
par la résolution 60/251 de l'Assemblée générale.
Le fait de prévoir quatre sessions pour cette première
année permettrait de travailler dans la sérénité
et de manière plus transparente. La Suisse a dit également
souhaiter donner au Conseil la possibilité d'examiner les
rapports des procédures spéciales lors de chaque
session afin de lui permettre de disposer des informations les
plus récentes pour ses débats. La Suisse a dit aussi
se rallier au principe de la constitution de Groupes de travail
opérant dans un cadre à la fois structuré
et flexible permettant des consultations tant formelles qu'informelles.
Enfin, la représentante a déclaré qu'une
proposition concrète pour donner un nouvel élan
à la question de l'éducation et de la formation
aux droits de l'homme pourrait être par exemple l'organisation
d'un espace de discussion lors de chaque session du Conseil qui
bénéficierait de l'expertise des procédures
spéciales, des écoles et des universités,
des organisations non gouvernementales et autres experts indépendants.
MME ASTRID HELLE AJAMAY (Norvège) a déclaré
que le but principal du programme de travail auquel son pays a
contribué devrait être de renforcer la transparence
et la prévisibilité. Les discussions devront être
ciblées et inclusives. L'année qui vient sera très
importante pour le Conseil des droits de l'homme. Il faudra établir
les mécanismes et mandats, mettre en place l'examen périodique
universel et consacrer le temps nécessaire aux débats
sur les droits de l'homme. L'ordre du jour de chaque session sera
la base du travail pour cette année. Les années
suivantes seront soumises à un autre programme de travail.
Le projet actuel prévoit trois sessions : septembre 2006,
décembre 2006 et mars-avril 2007. Chacune des trois sessions
sera consacrée à un aspect spécifique: en
septembre, analyse de l'héritage de la Commission, présentation
des rapports des mécanismes et mandats initialement prévus
pour soumission devant la 62e session de la Commission. En attendant
le résultat de cette analyse, aucune décision ne
devrait être prise en 2006. En décembre, le Conseil
des droits de l'homme aborderait la question des nouveaux mécanismes,
mandats et méthodes de travail. En mars-avril 2007, session
principale en quelque sorte, il faudra examiner les questions
de méthodes laissées de côté en décembre.
Le projet ne prévoit en l'état pas les dates de
réunion des groupes de travail intersessions.
MME CAROLINE MILLAR (Australie) a souligné
que certaines questions devront être réglées
de façon immédiate, comme celle de la prorogation
pour une année des mandats des procédures spéciales.
La question de l'examen périodique universel prendra certainement
du temps et il importe que le programme de travail fixe clairement
les modalités de l'examen de cette question. L'Australie
souhaite que lors de sa session de décembre prochain, le
Conseil devrait se réserver la possibilité de se
prononcer sur l'examen universel par les pairs. L'Australie se
félicite que le projet de programme de travail accorde
une place centrale à la question des procédures
spéciales. Il faudrait par ailleurs que lors de la session
de septembre, un temps suffisant soit consacré à
l'examen des rapports de la Sous-Commission et à l'examen
de la procédure 1503 de la Commission des droits de l'homme.
M. WOLFGANG PETRITSCH (Autriche, au nom de l'Union
européenne) a déclaré qu'au sujet du cadre
de programme de travail, l'Union européenne s'est toujours
inspirée des principes suivants: assurer un équilibre
entre la prévisibilité et la souplesse permettant
au Conseil de réagir de manière efficace - le programme
de travail doit donc être indicatif et ne pas fixer tout
ce qui doit être traité dans l'année; le programme
de travail devrait indiquer à quel moment les sujets seront
débattus en plénière pour permettre aux organisations
non gouvernementales et aux institutions nationales de droits
de l'homme la prévisibilité suffisante pour s'organiser
en vue des réunions; le programme de travail devrait éviter
les dichotomies entre les diverses catégories de droits
et la sélectivité perçue dans les ordres
du jour. Il faudrait travailler sur la base d'un sujet générique
tout en évitant la distinction entre les droits civils
et politiques et les droits économiques, sociaux et culturels.
Le Conseil devrait toujours partir du principe selon lequel aucun
problème légitime des droits de l'homme présenté
au Conseil ne peut être refusé. Enfin, l'Union européenne
reconnaît que cette première année sera une
année de transition, mais espère que ces principes
décrits ci-dessus pourront servir de base pour le futur.
M. IDRISS JAZAÏRI (Algérie au nom
du Groupe africain) a déclaré qu'il fallait adopter
une approche transparente, juste et équitable et que le
processus doit être souple et équilibré. Le
Groupe africain met un accent particulier sur la nécessité
d'un traitement équilibré et non discriminatoire
dans l'ordre d'examen des rapports des différents mécanismes.
Il préconise l'adoption d'une approche catégorielle,
à savoir d'une part les rapports liés aux droits
économiques, sociaux et culturels et d'autre part ceux
relatifs aux droits civils et politiques. La présentation
de ces initiatives quinze jours avant le début de la session
doit être une incitation plutôt qu'un impératif.
Le Groupe africain se félicite de la possibilité
donnée aux Etats membres de soumettre des initiatives tendant
à promouvoir les droits de l'homme. Il estime toutefois
indispensable de clarifier au préalable la manière
d'examiner les résultats de ces initiatives. Le Groupe
souligne l'importance d'une évaluation progressive et parallèle
des travaux des deux groupes de travail stipulés par la
résolution 60/251 et estime qu'il faut absolument éviter
tout chevauchement entre les différentes réunions
du Conseil, des Groupes de travail et des réunions informelles,
ceci pour tenir compte des moyens des missions diplomatiques disposant
d'effectifs réduits. Le Groupe africain insiste aussi particulièrement
sur la nécessité d'éviter le recours abusif
à la convocation de sessions extraordinaires du Conseil,
dont le seul objectif est de prendre en charge des situations
d'urgence.
M. SHIGERU ENDO (Japon) a déclaré
que les questions de procédure doivent faire l'objet de
la plus grande diligence car elles sont le fondement même
du Conseil. Le Conseil devrait traiter des questions de fond.
Un bon équilibre entre les deux est très important.
De très nombreuses violations de droits de l'homme continuent
de subsister dans le monde et nous devons être à
la hauteur de la tâche qui nous a été confiée.
Si notre programme de travail est bien pensé, alors notre
Conseil sera plus efficace dans son action. Le Japon se félicite
du projet de programme de travail préparé par le
Président du Conseil et la délégation de
la Norvège. Pour le Japon, le Conseil devrait se prononcer
sur l'examen périodique universel avant la fin de l'année.
Le moment choisi pour la présentation des rapports des
procédures spéciales est également important
et il conviendrait que cela soit fait suffisamment tôt.
MME WIWIEK SETYAWATI (Indonésie) a déclaré
que le programme de travail doit être accordé et
décidé dès la première session du
Conseil. Le Conseil doit néanmoins rester capable de réagir
aux urgences des situations des droits de l'homme. Les discussions
sur l'ordre du jour devraient être séparées
de celles qui portent sur le programme de travail. Au sujet du
projet de programme de travail, ce texte peut constituer une bonne
base, a estimé la représentante. L'Indonésie
aimerait que le Conseil se saisisse des rapports de tous les mandats
des procédures spéciales. Il est important que ces
rapports soient suivis de séances de dialogue interactif.
Des rapports intermédiaires seraient également nécessaires.
Enfin, il est aussi capital que le Conseil puisse continuer à
traiter des questions de fond.
M. RODOLFO REYES RODRÍGUEZ (Cuba) a déclaré
avoir entendu des propositions très intéressantes,
et estimé qu'il faudra disposer d'un programme de travail
permettant de discuter des mandats et mécanismes tout au
long de l'année. Les arrangements transitoires de cette
année devront le rester et être revus dans les prochaines
années. Le Conseil des droits de l'homme doit tenir au
moins trois sessions par an, dont une principale, au printemps
comme par le passé. La question des droits de l'homme doit
continuer d'être débattue au Conseil, qui est l'organe
le plus important dans ce domaine, même s'il n'est pas universel,
de par sa composition. La Troisième Commission de l'Assemblée
générale, qui dispose de ce caractère universel,
doit rester investie de pouvoirs décisionnels en cette
matière a estimé le représentant.
M. LUIS JAVIER CAMPUZANO (Mexique) a déclaré
que la répartition des sessions du Conseil entre les mois
de mars, avril, septembre et décembre permet opportunément
de répartir de manière équilibrée
la charge de travail au cours de la première année.
Il est important que le Conseil puisse tenir compte les initiatives
présentées par divers Etats. Il conviendrait de
mettre en place un délai de 15 jours pour assurer la prévisibilité
demandée par les délégations.
M. MOSTAFA ALAEI (Iran) a déclaré
que le programme de travail devrait être formulé
de manière a garantir qu'à la fin de la première
année, tous les changements structurels et de procédures
soient traités dans les délais impartis par la résolution
60/251 de l'Assemblée générale. Les points
de l'ordre du jour pourraient être répartis sur trois
sessions avec une priorité accordée aux réformes
structurelles. Enfin, le rapport du Haut-Commissaire aux droits
de l'homme devrait être présenté une fois
par an durant la session principale. Toutefois, des mises à
jour pourraient être régulièrement effectuées.
MME MARIETTE GRANGE (Human Rights Watch) a déclaré
que les trois sessions du Conseil prévues permettront sans
aucun doute d'améliorer la qualité du travail de
la Commission. La capacité renforcée du haut commissaire
doit aussi contribuer aux travaux du Conseil, qui profitera aussi
de dialogues interactifs avec les Rapporteurs spéciaux,
dialogues garantissant l'actualité des informations ainsi
recueillies. HRW demande ainsi au Conseil de prévoir un
temps, dès sa session de décembre 2006, pour ses
discussions avec les rapporteurs spéciaux. Il lui demande
aussi d'inscrire à son ordre du jour des discussions des
situations des droits de l'homme, et de prévoir leur suivi,
pendant chacune de ses sessions subséquentes.
M. GIANFRANCO FATTORINI (Mouvement contre le racisme
et pour l'amitié entre les peuples) a émis l'espoir
que le futur mécanisme d'examen périodique universel
sera véritablement novateur et que malgré le coût
quelque peu élevé des réunions, le retour
sur investissement pour les victimes de violations des droits
humains sera élevé. Le représentant a dit
qu'il avait toujours quelques difficultés à comprendre
ce qu'il faut entendre par session principale du Conseil.
M. SHRI PRAKASH (Indian Council of Education)
a estimé que l'héritage de la Sous-Commission des
droits de l'homme devrait être préservé. En
revanche, il a dit ne pas savoir très bien si cet organe
fonctionnera comme auparavant. Il a ajouté qu'il fallait
veiller à suivre les progrès s'agissant de la situation
des minorités ethniques. Les capacités consultatives
de la Sous-Commission devraient être renforcées en
ajoutant quelques experts. Ses recommandations devraient figurer
dans le rapport du Conseil soumis à l'Assemblée
générale. Enfin, le représentant a déclaré
que la notion de santé soit davantage prise en compte dans
les activités du Conseil.
MME PRAMILA SRIVASTAVA (International Institute for
Non-Aligned Studies) a dit que l'un des principaux objectifs
du Conseil est d'être plus représentatif de la société
civile en général. Les différents groupes
et organes chargés de traiter les dossiers concernant les
populations minoritaires doivent inclure des représentants
de la société civile. Cette représentativité
peut être atteinte par des désignations consensuelles
qui supposent un accord préalable entre Etats les obligeant
à accepter d'entendre des déclarations émanant
d'organisations non gouvernementales et auxquelles ils ne souscrivent
pas. Il faut imaginer un nouveau système permettant aux
organisations non gouvernementales de faire partie intégrante
du travail du Conseil.
KLAUS NETTER, (Comité de coordination d'organisations
juives, au nom également de B'nai B'rith International, Association internationale des avocats et juristes juifs et de l'Organisation internationale des femmes sionistes) a regretté que le Conseil ait consacré une partie de ses débats à l'examen du conflit israélo-palestinien, alors qu'il existe des dizaines d'autres problèmes de par le monde. Si le nouveau programme de travail et le nouvel ordre du jour du Conseil qui sont négociés actuellement perpétuent le sentiment anti-israélien, alors le Conseil ira droit à l'échec. Le représentant s'est dit favorable à l'adoption d'un programme de travail intitulé : Mise en uvre de la résolution 60/251, sans discussion de la situation des droits de l'homme par pays.
M. GHASSAN OBEID (Syrie) a déclaré
qu'il serait utile de recevoir à l'avance un programme
de travail clair et détaillé pour que d'une part
conserver le consensus voulu et d'autre part cela permettra de
savoir dès maintenant quels sont les points qui seront
étudiés à l'avenir. Le représentant
a mis l'accent sur le fait qu'il doit y avoir un rapport unique
et global présenté par le haut commissaire aux droits
de l'homme. Ce rapport doit prendre en compte les préoccupations
de toutes les délégations, y compris celles qui
ont des territoires occupés.
DEBAT SUR LA COOPERATION EN MATIERE DE DROITS DE L'HOMME
MME LOUISE ARBOUR, haut commissaire des Nations unies aux
droits de l'homme, a présenté certains de ses collaborateurs
chargés de dossiers techniques et donné la parole
à la haut commissaire adjointe, MME MEHR KHAN WILLIAMS,
qui a expliqué la manière dont le Haut-Commissariat
soutient les efforts des pays dans le domaine des droits de l'homme.
La coopération technique est une partie intégrante
de la stratégie d'action nationale du Haut-Commissariat.
Fondée sur une évaluation des lacunes existantes,
elle vise à mettre au point des stratégies de protection
des droits de l'homme par le dialogue. Cette approche est intégrale
et consiste notamment à aider à l'intégration
des normes internationales dans les droits et pratiques nationaux
et à fournir des conseils aux forces de l'ordre, notamment.
Le Haut-Commissariat gère des bureaux nationaux chargés
de l'application de ses programmes. C'est ainsi que la présence
du Haut-Commissariat au Népal a permis de contribuer de
manière importante à la protection des populations
vulnérables. Des résultats encourageants ont pu
être obtenus de la même manière au Guatemala
et en Ouganda. Dans ce dernier pays, le Haut-Commissariat
collabore étroitement avec le gouvernement pour coordonner
les efforts locaux et internationaux de règlement d'une
crise qui a jeté plus de 1,7 millions de personnes dans
des camps de réfugiés. Deux bureaux régionaux
seront ouverts en 2006, en Bolivie et au Togo, qui
viendront s'ajouter aux neuf existant déjà. Par
ailleurs, le Haut-Commissariat applique ses stratégies
par des partenariats avec d'autres organisations des Nations unies
sur le terrain. Le Haut-Commissariat propose aussi des analyses
complètes des conclusions et recommandations formulées
par les procédures spéciales aux Etats. Cette information
sur les droits de l'homme et ses tendances lui permet d'identifier
les tendances et d'affiner ses stratégies. Par ailleurs,
l'engagement du Haut-Commissariat comprend également la
collaboration avec des Etats où il n'est pas physiquement
présent, par exemple par la tenue de séminaires
et d'ateliers de suivi des recommandations des organes des traités.
Il peut aussi prendre la forme de projets destinés à
faciliter le respect au niveau national des obligations découlant
des traités. Enfin le Haut-Commissariat organise des missions
d'enquête, et met sur pied des comités d'experts.
M. WOLFGANG PETRITSCH (Autriche) au nom également de l'Union européenne et des pays associés, a déclaré que la prestation de services consultatifs, la coopération technique, le renforcement des capacités et l'éducation en matière de droits de l'homme sont des instruments clés de la promotion et de la protection des droits de l'homme. Les Nations Unies ont un rôle essentiel d'assistance à jouer pour aider tous les pays à mettre en uvre leurs obligations en matière de droits de l'homme. L'Union européenne
appuie pleinement le Programme mondial pour l'éducation
aux droits de l'homme. Nous devons nous efforcer de collecter
les bonnes pratiques et de les diffuser. Il convient en effet
de mieux faciliter les échanges d'expertise tant à
l'échelon national que régional. L'Union européenne
se félicite que les Chefs d'Etat et de gouvernements aient
décidé de doubler le budget ordinaire du Haut-Commissariat
des Nations Unies aux droits de l'homme. En conclusion, le représentant
a rappelé que l'un des éléments essentiels
de l'assistance technique est le consentement de l'État
concerné. La relation entre l'Etat et le Haut-Commissariat
est fondée sur le partenariat. Un véritable partenariat
repose sur la participation large et dans la transparence de l'ensemble
des parties prenantes concernées et sur un haut degré
de communication de la part de tous les acteurs.
M. JEAN-DANIEL VIGNY (Suisse) a rappelé
que le dialogue et la coopération sont des éléments
essentiels et constitutifs de ce nouveau Conseil. Le nouvel organe
ne doit pas retomber dans les travers de l'ancienne Commission.
Pour traiter de la question de la situation des droits de l'homme
dans certains pays, le représentant a repris le cas du
Népal où un bureau du Haut-Commissariat aux
droits de l'homme a été ouvert à Katmandou.
Cette initiative semble intéressante car elle adopte une
approche graduelle, axée sur la coopération de tous
les acteurs. Cette approche produit des résultats concrets
et améliore la situation des droits de l'homme sur le terrain,
a ajouté le représentant. Avec la création
d'un examen périodique universel, le Conseil devrait pouvoir
discuter de manière plus équilibrée avec
les pays.
M. IDRISS JAZAÏRY (Algérie) a réaffirmé
l'engagement des membres du Groupe africain au nom duquel il s'exprime
de défendre tous les droits de l'homme et de participer
au dialogue à ce propos. Le Groupe rappelle le rôle
clé que le Conseil des droits de l'homme est appelé
à jouer dans la définition et la formulation des
directives régissant le dialogue et la politique de coopération
avec le Haut-Commissariat des droits de l'homme. Le mandat et
la mission principaux du Haut-Commissaire sont de défendre
les droits de l'homme et de renforcer les capacités des
États dans ce domaine, en particulier sur le continent
africain, par une aide technique et financière. Le Groupe
africain recommande aussi une plus large coopération entre
le Haut-Commissariat et les organisations régionales africaines,
tout en relevant l'importance du respect des principes de souveraineté
des Etats et d'autodétermination des peuples.
Toutes les catégories de droits doivent bénéficier
d'un traitement égal, a dit le représentant,
relevant le lien qui existe entre le développement et le
plein respect des droits économiques, sociaux et culturels.
Le Groupe africain demande que les pays bénéficiaires
de l'aide soient déliés de toutes obligations préalables
en contrepartie, notamment celles à caractère politique.
Le Groupe africain s'engage à promouvoir le dialogue inter-religieux
entre les peuples et souhaite rappeler son engagement en matière
de renforcement de la coopération dans le domaine des droits
de l'homme.
M. HENRI-PAUL NORMANDIN (Canada) a déclaré que son pays est particulièrement favorable au dialogue et à la coopération dans le domaine des droits de l'homme. Il souhaite toutefois faire remarquer que la coopération n'est pleinement efficace que lorsque le pays concerné s'engage à améliorer sa situation en matière de droits de l'homme. Pour que des progrès soient enregistrés en la matière, il importe que deux facteurs soient présents, à savoir, la volonté et la capacité. Lorsque que la volonté n'est pas au rendez-vous, le Conseil devra aller au delà de la coopération technique et traiter de l'absence de moise en uvre des droits de l'homme. Et lorsque le dialogue ne suffit pas à produire les résultats voulus, le Conseil devra prendre d'autres mesures pour faire en sorte que les Etats se conforment à leurs obligations. Le Canada estime par ailleurs que l'examen périodique universel permettra aux États d'identifier les défis auxquels ils sont confrontés et leurs besoins en matière de coopération technique, tout en mobilisant par ailleurs le soutien du Conseil et de la communauté internationale à cette fin.
MME AMMA GAISE (Ghana) a déclaré
que le Conseil devrait rendre prioritaire le renforcement des
capacités et d'assistance technique. Il est important de
prendre des mesures concrètes. La pleine réalisation
de tous les droits de l'homme renforcera les valeurs que sont
le pluralisme, la tolérance et le respect mutuel. Pour
cela, ceux qui ne disposent pas de suffisamment de ressources
devraient recevoir une assistance technique, a estimé la
représentante. "L'ignorance et l'analphabétisme
sont des problèmes graves dans nos pays. Et si les gens
ne connaissent pas leurs droits, ils ne peuvent pas les défendre,
il faut donc renforcer l'éducation aux droits de l'homme",
a-t-elle déclaré. Il faudrait également compléter
les efforts du Ghana en apportant une assistance financière
et technique dans les programmes d'éducation aux droits
de l'homme pour former la jeunesse, renforcer les capacités
de préparer les rapports périodiques et renforcer
les institutions nationales du pays.
MME SARALA FERNANDO (Sri Lanka) a déclaré
que son pays était favorable à l'introduction d'une
dimension de développement dans la coopération technique
du Haut-Commissariat, coopération qui résulte de
la demande formulée par les États et qui vise à
la création de capacités d'action nationales. A
cet égard le Haut-Commissaire devrait insister sur le développement
des capacités humaines et financières des États.
Ses activités doivent appuyer les stratégies de
réduction de la pauvreté et l'application des objectifs
de développement fixés au plan international. Sri
Lanka a bénéficié de la coopération
depuis trente ans avec le Comité international de la Croix-Rouge
lui ayant permis de former ses forces de police à la problématique
du respect des droits de l'homme. La police suédoise et
des organisations non gouvernementales telles que Amnesty International
et Human Rights Watch ont de leur côté contribué
aux efforts consentis par Sri Lanka pour renforcer son appareil
juridique dans le contexte de la lutte contre le terrorisme. Sri
Lanka, qui a aussi bénéficié de l'aide humanitaire
d'un grand nombre d'agences opérationnelles après
le raz-de-marée de 2005, demande au Haut-Commissariat de
continuer de maximiser les synergies à cet égard.
MME XOCHITI GÁLVEZ (Mexique) a rappelé
que la démocratie, l'Etat de droit et le respect des
droits de l'homme sont étroitement liés. L'Etat de droit suppose la mise en place d'infrastructures appropriées et l'existence de capacités durables. Il convient également que l'ensemble des acteurs soient bien informés et sensibilisés aux obligations internationales. Le renforcement des institutions étatiques suppose une société civile active, des agents de l'Etat responsables et l'existence d'institutions nationales indépendantes. Cela passe également par l'éducation des citoyens, une uvre dans laquelle s'est lancé le Mexique à tous les niveaux de la scolarité. Le Mexique estime que le Programme mondial sur l'éducation aux droits de l'homme est essentiel. Le Conseil des droits de l'homme, à travers ses mandats et mécanismes, devrait promouvoir l'éducation aux droits de l'homme, aider au renforcement des capacités et, le cas échéant, fournir une assistance technique et offrir sa coopération. Une telle uvre devrait être accomplie de manière coordonnée avec les autres organes des Nations Unies de manière générale et plus particulièrement avec le Haut-Commissariat.
M. GUSTI AGUNG WESAKA PUJA (Indonésie)
a estimé que le dialogue et la coopération en matière
des droits de l'homme sont essentiels. L'Indonésie en a
fait une priorité contenue dans son Plan d'Action national
des droits de l'homme 2004-2009. Le représentant a regretté
que l'éducation en matière des droits de l'homme,
le renforcement et l'assistance technique se prêtent à
différentes interprétations. Beaucoup de délégations
pensent que cela a trait au point 9 de l'ancien ordre du jour,
mais la question est en fait différente, a rappelé
le représentant. L'Indonésie estime que le Conseil
devrait davantage insister sur l'assistance technique et l'éducation
dans le domaine des droits de l'homme. Le représentant
a souligné qu'en Indonésie, il faut diffuser l'information
sur les droits de l'homme à près de trois millions
de fonctionnaires et à des millions d'étudiants.
M. DONG-HEE CHANG (République de Corée)
a déclaré que la pauvreté et la discrimination,
ainsi que les tensions culturelles et religieuses sont très
préoccupantes et sont liées à la plupart
des violations des droits de l'homme. Le Conseil devra s'attacher
à résoudre ces problèmes dans un esprit de
dialogue institutionnel et interculturel, de même que de
coopération ouverte et franche, deux facteurs cruciaux,
avec le respect des particularités des Etats.
MME ÁNGELA CHÁVEZ BIETTI (Guatemala)
a remercié le Haut-Commissariat d'avoir créé
un Bureau dans son pays, et pour la contribution qu'il apporte,
notamment pour assurer le respect des accords de paix.
M. SHIGERU ENDO (Japon) a considéré
que la coopération et l'éducation aux droits de
l'homme sont les deux éléments d'une approche qui
doit être développée davantage encore. Le
représentant s'est dit convaincu que la coopération
entre les pays est le meilleur moyen d'améliorer la situation
des droits de l'homme. L'assistance fondée sur la compréhension
mutuelle est la clé, a estimé le représentant
du Japon. Il a ajouté que son pays portait une attention
toute particulière à la question de la traite des
êtres humains.
MME VICTORIA GONZÁLEZ ARIZA (Colombie)
a énuméré les instruments internationaux
à la base de l'obligation de coopération et de dialogue
dans le domaine des droits de l'homme, rappelant que la création
du nouveau Conseil doit permettre l'application d'une politique
de coopération technique qui vienne compléter des
politiques de développement nationales. La coopération
doit se fonder notamment sur le diagnostic des besoins nationaux
et le renforcement des points faibles. Elle doit appuyer le renforcement
des institutions nationales de gouvernance et être orientée
sur la réalisation d'objectifs de développement
nationaux.
MME ODILE SORGHO-MOULINIER (Programme des Nations
unies pour le développement - PNUD) a notamment déclaré
que son organisation était un pionnier du développement
humain. Notre objectif, a-t-elle rappelé, est de servir
les pays où nous sommes présents en renforçant
leurs capacités nationales. En 1999, le PNUD a mis en place
avec le Haut-Commissariat un programme de promotion des droits
humains et travaille également avec ONU/sida. Le PNUD
est en train d'élaborer un nouveau programme global en
matière de droits de l'homme et souhaite coopérer
avec le nouveau Conseil.
M. SILVANO M. TOMASI (Saint-Siège) a déclaré
que le respect de la dignité humaine est le socle indispensable
pour encourager l'éducation aux droits de l'homme et leur
protection. Concernant le rôle des religions, le représentant
a regretté que la religion soit souvent considérée
comme un facteur de dissension et de menace. Au contraire, la
religion, comme l'a montré l'histoire, a souvent diffusé
des valeurs positives. Au sujet de la liberté de religion
et de croyance, il s'agit de l'une des libertés les plus
importantes de l'être humain. Ce droit inclus la liberté
de changer de croyance. Enfin, la violence et l'intolérance
religieuse sévissent partout dans le monde. Certains systèmes
judiciaires n'ont pas encore de mécanismes adéquats
pour protéger leurs minorités religieuses, a regretté
le représentant.
M. CLAUDE DASSYS BEKE (Côte d'Ivoire) a
déclaré que son pays se félicitait de l'engagement
pris par le Conseil de faire de la promotion de l'éducation
et de la formation aux droits de l'homme un objectif prioritaire.
L'engagement pris de renforcer les capacités des Etats
et de promouvoir l'assistance technique relève de cette
nouvelle impulsion. Cet engagement fait espérer une amélioration
de cette forme de coopération dont les pays ont besoin
pour promouvoir les droits de l'homme. Elle permettra de renforcer
les bases des politiques d'éducation aux droits de l'homme.
L'expérience des cours de droit que la Côte d'Ivoire
a initiée dans les écoles de magistrature et de
police appelle à cet égard un soutien accru de ses
partenaires, les campagnes de sensibilisation aux droits de l'homme
méritant d'atteindre le plus grand nombre de citoyens,
a dit le représentant, ajoutant que cette éducation
correspond à une véritable aspiration des populations.
MME NETITHORN PRADITSARN (Thaïlande) a déclaré
que des directives existaient au niveau international permettant
d'aider les Etats à promouvoir l'éducation aux droits
de l'homme. Il leur appartient donc de les appliquer. A cet égard,
la Thaïlande estime que le Conseil peut jouer un rôle
déterminant dans la promotion de l'éducation aux
droits de l'homme. Il est évident que le dialogue et la
coopération à l'échelle internationale peuvent
contribuer à promouvoir l'éducation aux droits de
l'homme et au renforcement des capacités au niveau national.
La représentante a par ailleurs insisté sur les
mesures prises par son pays pour assurer l'éducation aux
droits de l'homme des agents de l'Etat et notamment des fonctionnaires
du service public de la justice.
M. ANDREJ LOGAR (Slovénie) a expliqué un exemple concret de mise en uvre de programme d'éducation en matière des droits de l'homme. La Slovénie a mis au point un projet pilote fondé sur la Convention internationale des droits de l'enfant. Il s'agit d'un jeu de cartes dans lequel le facteur de la diversité culturelle est mis en avant. Ce jeu de cartes a été diffusé dans 14 langues différentes et auprès de 11'000 enfants. Enfin, le représentant a tenu à souligner le rôle actif joué par les organisations régionales, et a demandé un renforcement de cette coopération.
M. GYAN CHANDRA ACHARYA (Népal) a déclaré
qu'il fallait améliorer le dialogue avec les Etats et renforcer
leurs capacités institutionnelles, démarches indispensables
au respect de tous les droits de l'homme. La coopération
doit viser au renforcement des institutions et à l'harmonisation
des lois internes avec les textes internationaux. Il faut résoudre
prioritairement les problèmes de pauvreté, qui sont
les pires ennemis des droits de l'homme. Les services techniques
doivent tenir compte des priorités et objectifs des Etats,
a dit le représentant.
M. MOSTAFA ALAEI (Iran) a déclaré
que la coopération internationale et le dialogue sont essentiels
pour permettre à la communauté internationale de
parvenir au respect universel des droits de l'homme. Lorsque le
Haut-Commissariat fournit une assistance technique ou prodigue
ses conseils, il doit, selon l'Iran, tenir compte du niveau de
développement du pays concerné, son emplacement
régional et ses spécificités culturelles.
Ces éléments sont essentiels dans le cadre de la
prestation de services techniques. Il serait par ailleurs utile
que le principe de coopération et de dialogue se retrouve
dans l'ensemble du système de protection des droits de
l'homme des Nations unies.
M. MATHEW MWAIMU (Tanzanie) a déclaré
qu'un effort dans l'éducation est nécessaire pour
améliorer la pleine réalisation des droits de l'homme.
A ce sujet, le représentant a déclaré que
son pays cherchait à former des experts en droits de l'homme.
MME ELINOR HAMMARSKJOLD (Suède) a déclaré
que le mandat du Conseil des droits de l'homme lui offre une occasion
de renforcer la coopération technique et de concrétiser
son action dans ce domaine. Pour que cette forme d'aide ait un
impact sur le terrain, les Etats concernés devront s'investir
activement, La Suède se félicite des partenariats
qui ne manqueront pas de voir le jour entre le Conseil et les
Etats dans le domaine de la coopération.
M. JEAN DAVID PONCI (Soka Gakkai International, au nom également de plusieurs organisations non gouvernementales1) a déclaré que tous les titulaires de mandat devraient se pencher sur le rôle de l'éducation aux droits de l'homme dans la prévention des violations des droits de l'homme qui relèvent de leur compétence. La question de l'éducation aux droits de l'homme devrait également être considérée comme une question essentielle dans le cadre du mécanisme de l'examen périodique universel. Enfin, les ministres de l'éducation de l'ensemble des Etats membres des Nations Unies devraient répondre le plus rapidement possible à la lettre qui leur a été envoyée par la haut commissaire et par le directeur-général de l'UNESCO à propos de la mise en uvre à l'échelon national du Programme mondial pour l'éducation aux droits de l'homme.
MME ANGELA MARIA LORETO (Association internationale
Ius Primi Viri) a déclaré que l'éducation
est un objectif qui permet aux individus de prendre conscience
de leur propre existence et unicité. L'éducation
doit mener à l'estime de soi, a ajouté la représentante.
MME CHARLOTTE BUNCH (Centre for Women's Global Leadership)
a déclaré que les femmes se félicitent de
l'engagement en faveur des droits humains, dont elles bénéficient
aussi, bien que nombre d'entre elles, privées d'accès
à l'éducation de base, n'en sachent souvent rien.
Les femmes saluent l'apparition de nouvelles normes des droits
humains et veulent le Conseil défende ces principes en
tenant pleinement compte des questions sexospécifiques.
Les mandats et procédures doivent continuer de jouer un
rôle auprès du Conseil.
Source : Nations unies, Genève, 29 juin 2006.
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