"J'espère qu'aucun endroit au monde n'échappera à l'examen" de la situation des droits de l'homme, a déclaré, le 6 novembre 2007, à New York, Ban Ki-moon, au moment où le bilan du Conseil des droits de l'homme était contesté devant la 3e Commission de l'Assemblée générale des Nations unies, notamment par Israël.
"C'est une question fondamentale. Depuis sa transformation de son statut de Commission, le Conseil des droits de l’homme a fait des progrès, même si les attentes ne sont pas pleinement satisfaites", a assuré le secrétaire général des Nations unies lors d'une rencontre avec la presse.
"Cette étape initiale représente un progrès notamment dans l'introduction de l'examen périodique universel, qui obligera tous les Etats membres à s'y soumettre", a-til ajouté.
Plus tôt dans la journée, l'ambassadeur d'Israël aux Nations unies, Dan Gillerman, avait pris la parole devant la presse pour dénoncer le Conseil des droits de l'homme à l'issue de sa participation inhabituelle à une session de la 3e Commission de l'Assemblée générale à laquelle était soumise le rapport du Conseil et un projet de résolution exprimant l'approbation de l'Assemblée pour la conduite de ses travaux.
"Le nouveau Conseil des droits de l’homme devait être un nouveau bébé. C'est en fait un horrible monstre", a affirmé Dan Gillerman. "Le Conseil n'examine pas les véritables violations des droits de l'homme dans ce monde. Lorsqu'il s'est penché sur le Darfour, il n'a pas hésité à féliciter le gouvernement soudanais de sa coopération", a-t-il regretté.
Estimant ne pas pouvoir suivre le consensus, le représentant d'Israël a appelé les autres Etats membres à "faire ce qui est juste" en appelant à un vote sur la résolution concernant le Conseil.
Il a notamment déploré la disparition des rapporteurs spéciaux sur Cuba et sur le Bélarus, ainsi que le manque d'attention à la question du Darfour. "Il y a tellement d'endroits au monde, y compris chez les membres du Conseil des droits de l'homme, où ces droits sont violés quotidiennement", a-t-il rappelé, regrettant que la majorité des résolutions du Conseil ait été dirigées contre Israël.
"Depuis sa création, le travail du Conseil s'est centré principalement sur Israël, soumettant notre pays à douze résolutions discriminatoires et trois sessions spéciales. Les seules autres situations de pays dont s'est préoccupé le Conseil concernaient le Myanmar [Birmanie] et le Darfour", avait dénoncé Dan Gillerman devant la 3e Commission.
Le représentant israélien avait aussi regretté "l'aveuglement du Conseil face aux violations des droits de l'homme que subissent les Israéliens, évoquant, entre autres, les attaques quotidiennes à la roquette perpétrées par des terroristes palestiniens et les incitations à la destruction d'Israël prononcées par le président iranien. Qu'a fait le Conseil face aux négations de l'Holocauste et aux appels à la destruction d'Israël ? Son silence est assourdissant", avait-il déclaré.
Source : Nations unies, New York, novembre 2007.