Le Conseil des droits de l'homme




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NATIONS UNIES, GENEVE, MAI 2006 / LA SITUATION DANS LA CORNE DE L'AFRIQUE
__Louise Arbour déplore les atteintes aux libertés en Ethiopie et en Somalie

Louise Arbour a présenté, le 11 mai 2006, à Genève, un bilan de son voyage dans la Corne de l'Afrique, où elle mis en lumière l'arrestation de centaines d'opposants politiques en Ethiopie et la "crise oubliée de l'Afrique" que représente la Somalie. En Ethiopie, la visite de la haut commissaire aux droits de l'homme des Nations unies a principalement porté sur les mesures prises par le gouvernement à l'occasion des élections du mai 2005.

Louise Arbour "Des milliers de personnes ont été arrêtées en Ethiopie. Ce chiffre est maintenant réduit à un peu plus d'une centaine d'opposants, parmi lesquels de nombreuses personnes qui ont été élues au Parlement, des journalistes et d'autres membres de la société civile", a-t-elle déclaré. "Ces personnes sont accusées de crimes graves, y compris de tentative de génocide et de tentative de renverser l'ordre constitutionnel, ce qui est une forme de trahison".

Citant la préoccupation qu'a soulevée ces arrestations dans la communauté internationale, Louise Arbour a indiqué avoir abordé la question avec les représentants du gouvernement éthiopien, notamment le Premier ministre.

La haut commissaire a notamment demandé que les charges soient réduites afin que les personnes visées puissent bénéficier de la libération provisoire, et qu'elles puissent notamment siéger au Parlement et bénéficier de la présomption d'innocence. "Cette situation est devenue une métaphore du rétrécissement de l'espace de la société civile et du débat, dans un pays où les espoirs pour la démocratie étaient réels", a-t-elle estimé.

Abordant la situation en Somalie, Louise Arbour a estimé que ce pays représentait la "crise oubliée de l'Afrique". "Mes collègues des Nations unies devaient se déployer aussi vite que possible en Somalie, a-t-elle ajouté, mais à l'heure actuelle il y a véritable frustration face au fait que la communauté internationale n'est pas suffisamment engagée dans un pays qui a des besoins d'assistance énormes et où la gouvernance n'est pas encore enracinée".

Source : Nations unies, Genève, mai 2006.
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