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Citant la préoccupation qu'a soulevée ces arrestations dans la communauté internationale, Louise Arbour a indiqué avoir abordé la question avec les représentants du gouvernement éthiopien, notamment le Premier ministre. La haut commissaire a notamment demandé que les charges soient réduites afin que les personnes visées puissent bénéficier de la libération provisoire, et qu'elles puissent notamment siéger au Parlement et bénéficier de la présomption d'innocence. "Cette situation est devenue une métaphore du rétrécissement de l'espace de la société civile et du débat, dans un pays où les espoirs pour la démocratie étaient réels", a-t-elle estimé. Abordant la situation en Somalie, Louise Arbour a estimé que ce pays représentait la "crise oubliée de l'Afrique". "Mes collègues des Nations unies devaient se déployer aussi vite que possible en Somalie, a-t-elle ajouté, mais à l'heure actuelle il y a véritable frustration face au fait que la communauté internationale n'est pas suffisamment engagée dans un pays qui a des besoins d'assistance énormes et où la gouvernance n'est pas encore enracinée". |