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NATIONS UNIES, GENEVE, MAI 2006 / LA SITUATION EN SOMALIE
__L'expert sur les droits de l'homme préoccupé par l'aggravation des violences à Mogadiscio
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Ghanim Alnajjar, expert indépendant des Nations
unies sur la situation des droits de l'homme en Somalie, a condamné,
le 12 mai 2006 à Genève, l'aggravation de
la violence contre des civils, provoquée par les combats
entre les milices armées dans les quartiers nord de Mogadiscio,
où 120 personnes auraient été tuées
au cours des cinq derniers jours.
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"Dans des situations de ce type, la plupart des victimes
sont des civils qui sont pris entre deux feux, notamment des enfants",
a rappelé Ghanim Alnajjar. "Selon certaines informations,
près de 120 personnes auraient été tuées
et des dizaines blessées au cours des cinq derniers jours".
"Cette nouvelle vague de combats violents à Mogadiscio
est la seconde cette année et la plus importante des dix
dernières années. Au cours de combats qui se sont
déroulés au mois de mars 2006, 90 personnes auraient
été tuées", affirme-t-il.
Ghanim Alnajjar a aussi rappelé à toutes les
parties concernées "qu'elles doivent pleinement respecter
le droit humanitaire et les droits de l'homme en période
de conflit".
[Le Conseil de sécurité des Nations unies a demandé, le 10 mai 2006, à Kofi Annan de reconstituer dans les 30 jours, et pour une période de six mois, le Groupe de contrôle chargé d'enquêter sur l'application de l'embargo sur les armes imposé à la Somalie et sur ses violations (résolution 1676).
Le dernier rapport du Groupe de contrôle affirme en effet
que l'embargo sur les armes imposé en 1992 à
la Somalie continue d'être violé. Selon les experts,
la militarisation de certaines régions du pays - le centre
et le sud - continue également. Dans les derniers mois,
des fondamentalistes islamiques ont activement et agressivement
revendiqué leur indépendance, affirme le rapport.
Le 1er mai 2006, l'Envoyé des Nations unies pour la
Corne de l'Afrique, Kjell Mage Bondevik, avait lancé
un appel au gouvernement de transition pour qu'il garantisse la
sécurité et un meilleur accès aux travailleurs
humanitaires dont les travaux ont été, à
de nombreuses reprises, entravés par les attaques de pirates.]

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