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NATIONS UNIES, AOUT 2005 / COMMISSION DES DROITS DE LHOMME
__Terrorisme : un expert de la Commission met en garde Tony Blair contre ses nouvelles propositions
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Le Rapporteur spécial des Nations unies
sur la torture a appelé, le 23 août 2005,
le gouvernement britannique à renoncer à son projet
d'adopter une nouvelle législation anti-terroriste facilitant notamment l'expulsion des personnes qui appellent à la haine vers leurs pays d'origine avec de simples "garanties diplomatiques" qu'ils ne seront pas torturés.
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"Le fait que de telles garanties soient demandées montre à lui seul que le pays de départ perçoit un risque grave que l'expulsé soit soumis à des tortures ou à des mauvais traitements dans son pays d'arrivée", a souligné Manfred Nowak, Rapporteur spécial de la Commission des droits de l'homme sur la torture et autres peines ou traitements cruels, dans une déclaration publiée à Genève. "Les garanties diplomatiques ne constituent pas un outil approprié pour éliminer ce risque", a ajouté le Rapporteur spécial.
"Nous pensons que nous pouvons obtenir les assurances nécessaires des pays vers lesquels ces personnes seront renvoyées, assurances selon lesquelles elles ne seront pas sujettes à la torture ou à de mauvais traitements", avait déclaré Tony Blair, Premier ministre du Royaume-Uni, le 5 août 2005, lors d'une conférence de presse, un mois après les attentats terroristes de Londres.
Manfred Nowak a par ailleurs invité tous les gouvernements à "ne pas expulser de personnes hors de leurs frontières ou vers leurs pays d'origine où elles pourraient encourir des risques de tortures ou de mauvais traitement".
Source : Nations unies, Genève, août 2005.

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