droitshumains.org
XXIe siècle
Ensemble contre le peine de mort


> Retour




CONGRES
> Le congrès
> Le programme
[ 1.1 Mo]>
> Discours France
> Discours Suisse

DECLARATION
> La Déclaration du Congrès

APPEL
> L’appel de Sant-Egidio pour un moratoire sur la peine de mort

ANALYSES
> Emmanuel Decaux
L’abolition n’est plus hors de portée

> Eric Prokosch
Contribuer au succès du combat abolitionniste


POINT DE VUE
> En finir avec la peine de mort par Mario Marazziti

FRANCE, PARIS, FEVRIER 2007 / CONGRES MONDIAL CONTRE LA PEINE DE MORT
__Micheline Calmy-Rey, présidente de la Confédération suisse : Le droit à la vie est le droit fondamental de l'humanité

Une des premières fonctions de l’Etat est de garantir la sécurité des personnes. Autorités et gouvernements se doivent de protéger hommes et femmes le mieux possible de toute violence, criminalité, guerres, conflits internes et, bien sûr, violations des droitsde l’homme.

La Suisse place cette conviction au centre de ses institutions et à la base de sa politique étrangère. Je regrette beaucoup de ne pas pouvoir être personnellement parmi vous aujourd’hui, mais je suis heureuse de trouver l’occasion de m’associer à votre important congrès.

Le droit à la vie est LE droit fondamental de l’humanité. S’il n’est pas respecté, les autres droits, par définition, ne s’appliquent pas. L’Etat qui applique la peine de mort néglige son obligation de protéger. Comment un Etat peut-il rester crédible comme garant de la sécurité humaine s’il peut décider de la vie ou de la mort ? Certes, pour des crimes graves, les juges doivent pouvoir disposer de sanctions lourdes. Mais la peine capitale, inhumaine, doit être bannie. Les Etats membres du Conseil de l’Europe s’y sont engagés. Le droit à la vie est une valeur universelle, un droit qui doit être protégé par tous les gouvernements de la planète.

Certains États ne veulent pas renoncer à la peine de mort. L’effort de persuasion de l’opinion internationale doit continuer. Le dialogue et la propagation des idées sont les meilleurs moyens. À ce titre, le 3e Congrès mondial contre la peine de mort est une étape importante. Je félicite les organisateurs ainsi que les gouvernements, l’Union européenne et le Conseil de l’Europe qui les soutiennent.

Votre rencontre est un lieu d’échanges où organisations non gouvernementales, experts scientifiques et représentants des gouvernements peuvent nourrir leur conviction et consolider leurs démarches. Elle sert aussi à sensibiliser l’attention internationale. Aussi longtemps qu’il y aura des condamnations à mort et que le droit de certains États les prévoira, l’abolition de la peine de mort devra rester en tête des priorités de la politique internationale des droits de l’homme.

Un nouveau rendez-vous en 2009 permettra, je le souhaite vivement, d’enregistrer des progrès, mais sera aussi nécessaire pour perpétuer l’effort. La Suisse serait honorée que ce prochain Congrès ait lieu à Genève, siège du nouveau Conseil des droits de l’homme et berceau du droit international humanitaire.

J’ai le plaisir d’inviter l’association Ensemble contre la peine de mort et la Coalition mondiale contre la peine de mort à organiser leur prochain congrès en Suisse avec le soutien des autorités suisses. Je compte bien vous rejoindre à cette occasion et souhaite dans l’intervalle le meilleur succès à notre entreprise commune.

3 février 2007.
Haut de page