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XXIe siècle
La Suisse pendant la Seconde Guerre mondiale




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Suisse : 2e Guerre mondiale

La politique intérieure et extérieure de la Suisse

__Le principal objectif politique de la Suisse

Le principal objectif de la politique suisse était de maintenir son indépendance, c'est-à-dire de ne pas prendre part aux faits de guerre.

Dans le cadre des efforts déployés pour préserver le pays, l'élément militaire a revêtu une importance essentielle. En effet, l'administration militaire a pris régulièrement les mesures nécessaires pour s'opposer par les armes à une attaque éventuelle des puissances de l'Axe.

Suite aux évènements de juin 1940 (défaite française), la politique a dû être largement orientée sur les puissances de l'Axe. Le Reich national-socialiste allemand, puissance hégémonique de l'Axe, ainsi que l'Italie fasciste étaient des voisins de la Suisse.
Face à la pression exercée par deux régimes criminels, il ne restait souvent à la Suisse d'autre solution que de céder. Pour les échanges commerciaux, il s'agissait en premier lieu de garantir l'importation de matières premières d' importance vitale (charbon). Du reste, déjà avant la prise du pouvoir par les Nazis, le Reich allemand était le principal partenaire commercial de la Suisse.

La Suisse est restée épargnée par les horreurs de la guerre

La Suisse réussit à conserver pendant toute la durée de la guerre sa forme d'Etat démocratique : les droits personnels de l'individu furent préservés, l'Etat de droit fonctionnait, des élections et votations eurent lieu et les partis politiques purent continuer à exercer leurs activités.

En parvenant à garder indemne son territoire pendant toute la durée de la guerre, la Suisse réussit également, dans le cadre de sa politique de neutralité, à poursuivre sa politique traditionnelle des bons offices, au bénéfice de toutes les parties au conflit.

L'on ne saurait nier que la sauvegarde de l' indépendance nationale a conduit les autorités de l'époque à commettre de graves manquements, notamment en matière d'accueil de réfugiés. En 1995, le président de la Confédération a présenté des excuses officielles pour le manque d'humanité de la politique suisse des réfugiés à l'époque de la guerre. Il ne faut pas oublier qu'environ 300.000 réfugiés civils et militaires doivent la vie au fait que la Suisse est restée épargnée par les horreurs de la guerre.

Source: Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), 1998.Up