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1. Le concept de "race humaine" est
scientifiquement faux
La Conférence mondiale de Durban devait être axée sur les mesures concrètes propres à faire disparaître le racisme, qu'il s'agisse de mesures de prévention, d'éducation ou de protection. Elle devait également identifier les facteurs pouvant mener au racisme et à la discrimination raciale. Dans cette optique, il était essentiel d'orienter son action contre les préjugés et raisonnements erronés qui soustendent le comportement raciste. Comme l'a rappelé le secrétaire général des Nations unies à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination
de la discrimination raciale, le 21 mars 1999, "l'ignorance
et les préjugés sont les meilleurs soutiens de la
propagande... Notre mission consiste par conséquent à
opposer l'ignorance à la connaissance".
Il est maintenant prouvé que toute théorie visant à affir-mer l'existence de différentes races humaines est scientifiquement fausse. L'Union européenne (UE) souhaitait donc que le langage utilisé lors de la Conférence reflète cet état de fait.
2. Pour l'UE, l'usage de formules impliquant
l'existence de races différentes devait être évité
lors de la Conférence
Selon l'UE, la terminologie existante [la couleur, l'ascendance, l'origine nationale ou ethnique] couvre largement les différences existant entre les êtres humains sans qu'il soit nécessaire de recourir à des concepts controversés ou pouvant être mal interprété. L'UE s'est donc opposée à l'utilisation de mots tels que : groupe racial,
origine raciale, société multiraciale
ou encore diversité raciale dans les documents de
la Conférence. Elle ne souhaitait pas voir de tels concepts
consacrés dans les textes de cette Conférence appelée
à occuper une place de référence dans la
lutte contre les formes contemporaines de racisme et de discrimination
raciale. Leur utilisation représentait un pas en arrière
considérable, ainsi qu'un déni de l'unité
de l'humanité.
3. Des théories prônant l'existence
de races différentes ne doivent plus être
transmises aux jeunes générations
Les doctrines ayant prôné l'existence de races différentes ont été utilisées pour justifier certains des épisodes les plus horribles et tragiques de notre Histoire, dont, entre autres, l'Holocauste
et l'apartheid. La perpétuation même implicite de ce genre de théories entre clairement dans la catégorie des facteurs historiques, sociaux et culturels qui peuvent mener au racisme et à la discrimination raciale. La Communauté internationale se doit de les combattre afin d'éviter de transmettre aux jeunes générations un message biaisé et ne correspondant pas à la réalité.
4. Mettre en valeur l'unité de l'espèce humaine
Le but n'était pas de nier la discrimination raciale dont ont été et continuent à être victimes certaines catégories de personnes, ni de nier la diversité de la race humaine, mais simplement de mettre en valeur l'unité de l'espèce humaine, et ainsi lutter contre les formes contemporaines de racisme qui s'appuient régulièrement sur ce genre d'affirmation.
Mais cette démarche n'a pas été soutenue par les autres participants, mise à part la Suisse. Les textes contiennent cependant un rejet des théories tendant à établir l'existence de prétendues races humaines distinctes. Le paragraphe 7 de la Déclaration
rappelle également que:
" ...tous les êtres humains naissent égaux
en dignité et en droits, et ont la capacité de participer
de manière constructive au développement et au bien-être
de leurs sociétés. Toute doctrine de supériorité
raciale est scientifiquement fausse, moralement condamnable, socialement
injuste et dangereuse, et doit être rejetée, de même
que les théories qui prétendent poser l'existence
de races humaines distinctes".
Le contenu de ce paragraphe est déjà une avancée,
mais il faudra l'approfondir. Car il est important que le mot
race ne serve plus de justification à des pratiques discriminatoires ou à des idéologies de supériorité raciale.
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