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D'ores et déjà, la tenue de cette Conférence
a permis d'engranger plusieurs acquis. Grâce à elle,
des milliers de voix d'hommes, de femmes et d'enfants, ont pu
se faire entendre, renforçant ainsi la détermination
de la Communauté internationale à lutter contre
ce fléau.
Mais la Conférence de Durban a également appelé à la mise en uvre d'un nombre considérable de mesures concrètes pour lutter contre les formes contemporaines de racisme et de discrimination raciale. Les documents de Durban étant assez longs et denses, ce chapitre se propose d'en faire une sorte de synthèse non exhaustive, de manière à permettre une meilleure compréhension du contenu de la Déclaration et du Programme d'Action.
La structure de ces deux textes est la même, et reprend,
par chapitre, les cinq thèmes centraux choisis par les
Nations unies et ses Etats membres :
les sources, les causes et les manifestations contemporaines
du racisme;
les victimes potentielles;
les mesures de prévention, d'éducation
et de protection;
les recours, réparations, indemnisations et autre
mesures aux niveaux national, régional et international;
les stratégies proposées.
1. Les sources, les causes et les manifestations
contemporaines du racisme
La Conférence a tout d'abord cherché à
faire avancer la réflexion sur les causes et les sources
du racisme ainsi que sur ses diverses manifestations. Il est en
effet essentiel de comprendre un phénomène avant
de le combattre. Plusieurs éléments ont été
avancés :
Les participants ont notamment longuement traité des injustices du passé .La Conférence reconnaît
et condamne les immenses souffrances causées par les formes
passées et contemporaines de l'esclavage et de la traite,
partout où elles ont eu lieu. Il a été reconnu
que l'esclavage et la traite des esclaves comptent parmi les sources
et manifestations principales du racisme et que les Africains
et les personnes d'ascendance africaine, de même que les
personnes d'ascendance asiatique et les peuples autochtones, ont
été victimes de ces actes et continuent à
en subir les conséquences.
Il a également été reconnu que le colonialisme a conduit au racisme, à la discrimination raciale, à la xénophobie et à l'intolérance qui y est associée, et que les Africains et les personnes d'ascendance africaine, de même que les personnes d'ascendance asiatique et les peuples autochtones, ont été victimes du colonialisme et continuent à en subir les conséquences.

 D'autres manifestations du racisme, telles que la xénophobie
à l'égard des non-ressortissants , la discrimination
raciale et le racisme qui peuvent également persister dans
le fonctionnement du système pénal et l'application
de la loi , la reconnaissance politique morale et même
légale de certaines formes de racisme et de xénophobie
, entre autres par la voie de programmes de partis politiques
ou encore l'esclavage contemporain qui représente
une des manifestations les plus graves du racisme ont été
dénoncées. La traite des êtres humains
est également à prévenir, combattre et éliminer
car ses victimes sont particulièrement exposées
au racisme.
Des pratiques terribles, telles que le génocide
et l'apartheid, ou la persécution d'un groupe,
ont été dénoncées comme sources importantes
mais également en tant que manifestations du racisme.
La pauvreté, le sous-développement,
la marginalisation, l'exclusion sociale et
les disparités économiques sont également
sources de racisme et de discrimination raciale. Ils en sont également
les conséquences.

La Conférence a stipulé que le racisme et la discrimination raciale figurent souvent parmi les causes profondes des conflits armés .Elle a également constaté
l'existence de structures ou d'institutions politiques et juridiques
non adaptées aux caractéristiques multiethniques,
multiculturelles et multilingues de la population, ce qui peut
encourager la discrimination.
Enfin, la Conférence s'est inquiétée des nouvelle manifestations de racisme et d'intolérance qui font leur apparition un peu partout dans le monde.
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