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5. Les stratégies proposées
Les stratégies envisagées sont assez variées.
Tout d'abord, les Etats sont invités à mettre
en place des plans d'action nationaux pour mettre en uvre les résultats des conférences régionales auxquelles ils ont participé.
Les organisations régionales ont aussi un rôle
essentiel à jouer. La Conférence recommande
qu'elles traitent de la lutte contre le racisme dans leurs programmes
de travail.
Les Etats doivent organiser des programmes de coopération
multilatérale, dans le but d'assurer l'égalité
des chances au profit des victimes du racisme. Il est également
nécessaire d'adopter des mesures spéciales ou positives
en faveur des victimes afin de favoriser leur intégration
complète dans la société.
Les Etats doivent utiliser la coopération bilatérale
et multilatérale pour lutter contre les causes profondes
du racisme. On pense par exemple à la pauvreté,
au sous-développement et à l'inégalité
des chances qui placent certaines personnes en position vulnérable
face aux actes racistes.
Des campagnes visant à informer des conditions,
des possibilités, des limitations et des droits en cas
de migration doivent être organisées. Cela permettrait aux candidats à l'immigration de prendre une décision en connaissance de cause et ainsi d'éviter d'être victime de la traite.
Le cadre juridique international occupe une place importante
dans l'éventail d'instruments à la disposition des
Etats et des individus pour venir à bout du racisme. Le
rôle du Comité pour l'élimination de la discrimination
raciale joue un rôle central au sein des Nations Unies.
Les Etats sont appelés à continuer à coopérer
avec ce Comité et à appliquer ses recommandations.
La coopération régionale et internationale
peut se concrétiser de plusieurs manières.
L'Union interparlementaire est par exemple
invitée à encourager les parlements nationaux à
examiner la mise en application des objectifs de Durban. Le rôle
des Parlements nationaux est essentiel car ils adoptent des lois
indispensables, en surveillent l'application et allouent les ressources
financières nécessaires aux actions gouvernementales.
Les problèmes de migration pourraient être
discutés lors de dialogues régionaux entre Etats,
et faire l'objet d'accord. Les organisations internationales concernées
par le problème pourraient échanger des informations.
Les Etats sont encouragés à conclure des accords bilatéraux, sous-régionaux, régionaux et internationaux pour faire face au problème de la traite
des femmes et des enfants.
Des échanges entre les institutions nationales
indépendantes pourraient contribuer au renforcement
de la coopération pour lutter contre le racisme.
Les activités des organismes ou des centres
régionaux de lutte contre le racisme sont également
précieuses et doivent être encouragées. Les
organisations internationales doivent également jouer leur
rôle. Leur fonction de surveillance et de sensibilisation
contribue à la connaissance du phénomène
qu'il faut combattre.
Les organismes de financement et de développement
sont invités à contribuer à la lutte
contre le racisme, notamment en assignant un rang de priorité
à l'amélioration de la situation des victimes et
en intégrant les principes et normes relatifs aux droits
de l'homme.
Concernant les éléments concrets du suivi
de Durban
Comme indiqué à plusieurs reprises dans le Programme d'Action, les Etats sont tout d'abord invités à élaborer des plans d'action nationaux, en consultation avec les institutions nationales ou encore la société civile. Ce plan sera ensuite envoyé au Haut Commissariat
aux droits de l'homme.
Le Secrétaire général des Nations Unies nommera cinq éminents experts indépendants qui seront chargés de surveiller la mise en uvre des dispositions de la Déclaration et du Programme d'Action.
La Haut Commissaire a l'intention de créer une unité
anti-discrimination au sein de son bureau, qui sera chargée
de lutter contre le racisme et la discrimination raciale et de
promouvoir l'égalité et la non-discrimination.
La Conférence recommande que le Haut Commissariat mette en place une base de données contenant des renseignements
sur les moyens concrets permettant de lutter contre le racisme.
Le Haut Commissariat aux droits de l'homme
Devrait continuer à nommer des ambassadeurs de
bonne volonté afin de promouvoir le respect des droits
de l'homme et une culture de la tolérance.
Devrait faire connaître davantage les travaux du
Comité pour l'élimination de la discrimination
raciale.
Devrait collaborer avec l'UNESCO.
Devrait élaborer et financer des projets de coopération
technique avec l'aide des Etats.
La Commission des droits de l'homme est invitée
à inclure des recommandations pour que ses Rapporteurs
spéciaux et groupes de travail prennent en considération
les dispositions pertinentes des documents de Durban. Cette Commission
pourrait également élaborer des normes internationales,
dans le but de renforcer et actualiser la législation internationale.
Sur le plan des Décennies, les Etats doivent
soutenir les activités de la troisième Décennie
de lutte contre le racisme et la discrimination raciale. Une année
ou une décennie contre la traite des êtres humains
est envisagée.
Dans la lutte contre le racisme, l'Etat devra collaborer et
dialoguer avec toutes les composantes de la société,
dont entre autres :
La société civile et les organisations non
gouvernementales qui représentent une aide de première
importance par l'expérience et le savoir-faire qu'elles
ont acquis dans la lutte contre le racisme. Les Etats devront
également les soutenir dans leurs actions.
Le secteur privé est engagé à
appliquer des méthodes qui excluent le racisme et la discrimination.
Les jeunes devront être associés plus étroitement à la conception et à la mise en uvre d'actions visant à combattre le racisme. La mobilisation des jeunes dans ce domaine doit être encouragée.
Les Etats devront également lutter contre le
racisme dans le sport.
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