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La résolution de l'Assemblée générale
des Nations unies (92/111) a jeté les bases de ce que devait
atteindre cet exercice pour l'Union européenne.
La Conférence devait être orientée
vers l'action et le futur, et se concentrer sur les étapes
pratiques à franchir ou les mesures concrètes à
appliquer pour lutter contre les formes contemporaines de racisme.
L'UE y a pleinement souscrit et l'a rappelé en de
nombreuses occasions.
La Belgique a assumé ses responsabilités internationales en mettant en uvre tous les moyens à sa disposition pour assurer une participation active et ouverte de l'Union, sur base du mandat qui lui avait été donné par les quinze ministres des Affaires étrangères de l'UE à l'été 2001.Ces ministres se sont réunis en Conseil Affaires générales*
et ont adopté des Conclusions portant sur la Conférence
de Durban. Ces conclusions présentent notamment les objectifs
et les priorités de l'Union européenne pour cet
événement. Elles rappellent les principes que l'UE
souhaite défendre. Elles réitèrent également
la volonté de l'UE de lutter contre le racisme et la discrimination
raciale qui représentent de graves violations des droits
de l'homme dans le monde contemporain et doivent être combattus
par tous les moyens légaux. Et l'UE s'est déclarée
prête à adopter un langage fort sur l'esclavage et
le colonialisme. Elle reconnaît, regrette et condamne les
souffrances causées par les injustices du passé.
La réapparition de ces tragédies doit à tout
prix être évitée.
Une interlocutrice incontournable
Parce que l'UE a cru au succès de cette Conférence,
elle a été en mesure de jouer un rôle constructif
et un rôle de médiatrice. Elle a cherché à
rencontrer les préoccupations des autres participants.
Ceux-ci ont eux aussi fait preuve d'une volonté de compromis
qui a abouti au succès concret de la Conférence.
Sur bien des points, et notamment sur les questions liées
au passé ou au Moyen-Orient, l'UE s'est révélée
être une interlocutrice incontournable.
La Conférence de Durban a donc été une
occasion unique de faire entendre la voix de l'Europe sur un thème
de la plus haute importance. En restant à Durban après
le départ de facto des Etats-Unis et d'Israël et en
parvenant à construire un consensus avec toutes les parties
présentes sur des thèmes difficiles, l'UE
a permis à cette Conférence d'aboutir à l'adoption
d'une Déclaration et d'un Programme d'Action.
Elle a posé un acte fort, moralement et politiquement très
attendu par la Communauté internationale.
L'UE a tenu à défendre ses principes et ses valeurs
lors de cette Conférence. Elle y a réitéré
son profond attachement aux fondements de la protection et de
la promotion des droits de l'homme et a défendu les acquis
essentiels qui ont été engrangés au fil des
années dans ce domaine. Elle s'est particulièrement
investie pour que les discussions débouchent sur des réponses
concrètes aux fléaux du racisme et de la xénophobie
et que les actions proposées pour venir à bout de
ces fléaux soient précises, utiles et efficaces.
* Le Conseil Affaires générales est un organe de l'UE qui réunit les ministres des Affaires étrangères des pays de l'Union. Il joue un rôle majeur dans la définition et la mise en uvre de la coopération intergouvernementale au sein de l'UE.

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