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31 août 2001, louverture de la Conférence __La Conférence se déroule dans un climat daffrontement entre les pays du Nord et ceux du Sud
Six mille délégués de quelque 150 pays participent à la Conférence présidée par la ministre sud-africaine des Affaires étrangères, Nkosazana Dlamini-Zuma. Treize chefs dEtat seulement sont présents, parmi lesquels le président de lAutorité palestinienne Yasser Arafat, le Cubain Fidel Castro et lAlgérien Abdelaziz Bouteflika. En revanche, les pays les plus riches ne sont pas représentés au plus haut niveau à Durban - aucun chef d'Etat du Nord n'a voulu faire le déplacement. Le chef de la diplomatie américaine, Colin Powell, a annulé sa participation - les Etats-Unis ont choisi denvoyer à Durban une délégation de diplomates de rang intermédiaire. Kofi Annan : cette Conférence va mettre la communauté internationale à lépreuveA louverture de la Conférence, le 31 août, le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a tenu à rappeler que cette Conférence va mettre la communauté internationale à lépreuve et montrera si elle est prête à sunir pour une cause qui touche les gens au cur de leur vie. Néchouons pas à cette épreuve qui a fait naître des attentes que nous ne pouvons décevoir. Le président sud-africain Thabo Mbeki a, pour sa part, réaffirmé que nul ne peut être rejeté ou maltraité en raison de sa race, sa couleur, sa nationalité ou son origine. "En vous accueillant ici en Afrique du Sud, nous accueillons les combattants qui nous ont aidé à mettre fin au crime contre lhumanité que constituait lapartheid". Il a souligné que "la pauvreté nest pas une condition naturelle mais quelle représente une atteinte à la dignité humaine et quelle est elle-même le produit de la nature humaine", ajoutant quil était important de lutter contre la pauvreté afin de soulager les souffrances des populations qui vivent dans la misère simplement parce quils ne sont pas blancs. "Leurs cultures et leurs traditions sont considérées comme sauvages et primitives, ils ne sont pas blancs et sont engouffrés dans la pauvreté", a-t-il ajouté, précisant que "si je parle ainsi, cest parce que je suis issu dun peuple qui a vécu lesclavage, le colonialisme et le racisme". Mary Robinson, haut commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme et secrétaire générale de la Conférence, a appelé à la modération et exhorté les participants à ne pas jeter la pierre à un pays. Nous ne devons pas perdre de vue que nous ne sommes pas en mesure de régler tous les problèmes du monde à Durban. Ce que je vous demande, cest de vous entendre sur les objectifs fondamentaux. La Conférence ne constituera une pierre de touche que si un texte de fond est adopté et le suivi de sa mise en uvre garanti. |