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LA DÉCLARATION FINALE DE LA CONFÉRENCE __Proche-Orient, esclavage et colonialisme : le compromis de Durban
Les discussions - et divergences - portaient sur deux points, qui ont occupé l'essentiel des travaux de la Conférence de Durban: Proche-Orient : le droit au retour des réfugiés et à la sécurité de tous les Etats de la région, "y compris Israël"1. Le Proche-Orient. Le compromis sur le Proche-Orient, proposé par la présidence sud-africaine de la conférence, a été jugé, bien qu'imparfait, comme un "minimum acceptable" par les pays européens. Il mentionne le droit des Palestiniens à l'autodétermination, le droit au retour des réfugiés et à la sécurité de tous les Etats de la région, "y compris Israël". Le texte, qui prévoit une reconnaissance de l'Holocauste et une condamnation de l'antisémistisme et de l'islamophobie, reconnaît "le droit inaliéniable du peuple palestinien à l'autodétermination et à un Etat indépendant [...], le droit à la sécurité de tous les Etats de la région, y compris Israël, et appelle tous les Etats à soutenir le processus de paix pour son aboutissement rapide". Il évoque également "la souffrance des Palestiniens vivant sous occupation étrangère" et se déclare "très préoccupé par l'augmentation de l'antisémitisme et l'islamophobie dans diverses parties du monde". Il appelle enfin à la "fin de la violence" au Proche-Orient par une "reprise rapide des négociations". Esclavage : restaurer la dignité des victimes2. L'esclavage - et le colonialisme. Les discussions entre pays africains et européens africains portaient sur la question "du passé", c'est-à-dire la condamnation de l'esclavage et de la colonisation comme "crimes contre l'humanité", ainsi que sur les notions de "regret", d'"excuses" ou encore de "réparations" avancées par certains pays africains. Le compromis sur l'esclavage et la colonisation évite de présenter explicitement des excuses, ne mentionne pas le mot de "réparations", et n'étend pas la qualification de "crime contre l'humanité" aux phénomènes esclavagistes du passé. Le texte "reconnaît [cependant] que l'esclavage est un crime contre l'humanité et aurait dû toujours être reconnu comme tel". Le texte évite de présenter des excuses en bonne et due forme, se contentant d'un encouragement en ce sens : "Nous invitons la communauté internationale et ses membres à honorer la mémoire des victimes de ces tragédies - traite des esclaves et colonialisme. La Conférence mondiale note que certains ont pris l'initiative de regrets, ou exprimé des remords ou présenté des excuses et invite les autres pays à trouver les "voies appropriées" pour restaurer la dignité des victimes". Le texte relève enfin "que ces injustices historiques (esclavage et colonisation) ont de façon indéniable contribué à la pauvreté, au sous-développement, à la marginalisation, à l'exclusion sociale, aux disparités économiques, à l'instabilité et à l'insécurité qui affectent de nombreuses personnes, notamment dans les pays en voie de développement". Au pays africains qui avaient collectivement proposé que des réparations prennent la forme d'un "engagement véritable" de soutien aux nouvelles initiatives de développement africaines, le texte répond favorablement et indique que les pays présents à Durban reconnaissent "la nécessité d'élaborer des programmes pour le développement social et économique [des] communautés [victimes de ces injustices] et de la diaspora dans le cadre d'un nouveau partenariat basé sur le principe de la solidarité et du respect mutuel". |