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LA CLÔTURE DE LA CONFÉRENCE DE DURBAN
__Proche-Orient et esclavage : les principaux points de la Déclaration finale et du Programme daction
Voici, sur les deux sujets les plus controversés - la situation au Proche-Orient et l'esclavage -, les principaux passages de la Déclaration finale et du programme d'action adoptés à Durban. |
PROCHE-ORIENT
Les pays arabes ont dénoncé les pratiques israéliennes à l'encontre de la population civile palestinienne qui, selon eux, sont fondées sur une prétendue supériorité raciale et l'idée de peuple élu et assimilées à celles de l'apartheid. La délégation israélienne a fait observer que la haine à l'endroit des Juifs, qui revêt aujourd'hui la forme de l'anti-sionisme, est profondément différente de l'antisémitisme du passé en ce sens qu'elle est propagée et manipulée à des fins politiques. Pour Israël, le conflit avec les pays voisins n'est pas de nature raciale. Il s'agit d'un conflit politique et territorial qui doit être résolu de manière à mettre un terme aux souffrances et apporter la paix et la sécurité aux peuples palestinien et israélien.
ESCLAVAGE ET COLONIALISME
Sur l'esclavage et la réparation conséquente, aux yeux des Africains du continent et de la diaspora, les délégations ont souligné que la démarche à suivre comporterait deux volets : une reconnaissance officielle selon laquelle l'esclavage constitue un crime contre l'humanité et en tant que telle, les victimes de cette période sombre de l'histoire de l'humanité devraient être redressées dans leurs droits en créant en leur faveur soit un fonds de compensation soit un plan de redressement économique des pays dont elles sont ressortissantes, soit les deux mesures à la fois. Le Royaume-Uni et les Pays-Bas ont toutefois abordé la question en reconnaissant que l'esclavage a été une abomination et que leurs gouvernements "regrettent" cette période de leur histoire pour laquelle ils seraient disposés à présenter des "excuses". La France était la seule à reconnaître officiellement, par une loi adoptée par son parlement en mai 2001, que l'esclavage, la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l'océan indien, perpétrés à partir du XVeme siècle contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituaient un crime contre l'humanité.
Il est ressorti des interventions que plusieurs pays étaient favorables à une participation soutenue au développement des pays victimes de l'esclavage et d'autres formes de discrimination dans le cadre de la Nouvelle Initiative Africaine. La France a reconnu que le colonialisme a eu des effets durables sur les structures politiques et économiques des pays concernés et que, vis-à-vis de ces pays qui, pour beaucoup d'entre eux, avaient été victimes de la traite, la solidarité devait s'exprimer avec une plus grande ampleur.
Déclaration : "La Conférence reconnaît que l'esclavage et le commerce des esclaves, en particulier la traite transatlantique [
], constituent un crime contre l'humanité et auraient toujours dû être considérés comme tel. [
] Elle condamne le fait que l'esclavage et des pratiques analogues existent encore dans certaines régions du monde [
] et constituent des violations flagrantes des droits de l'homme."
Programme d'action : "La Conférence note que certains Etats ont pris l'initiative d'exprimer des regrets ou des remords, ou de présenter des excuses, et appelle tous ceux qui n'ont pas contribué à rétablir la dignité des victimes à trouver des manières adaptées pour le faire. [
] Elle reconnaît la nécessité de mettre en place des programmes pour le développement des sociétés [africaines victimes de l'esclavage] et de la diaspora dans le cadre d'un nouveau partenariat fondé sur un esprit de solidarité et de respect mutuel."
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Source : Nations unies, new York, 8 septembre 2001. |