Firmin Abauzit 1679-1767

PhotoC'est dans l'urgence, à la suite de la révocation de l'Edit de Nantes, qu'enfant il est arrivé à Genève. Doté d'une culture universelle tournée aussi bien vers les lettres que vers les sciences, les mathématiques ou la géographie, il est le type même de l'érudit qui a contribué à l'éclat de la vie intellectuelle de Genève au 17e siècle. Il reçoit la bourgeoisie en 1727 en reconnaissance du travail accompli comme conservateur de la Bibliothèque publique. Son travail s'inscrit également dans la tradition éditoriale de Genève, puisqu'il coopère à une traduction française du Nouveau Testament. Sa modestie est proverbiale : il refusa la chaire de philosophie que l'Académie lui offrit en 1723. "Heureux pays", a pu dire Rousseau de Genève, "où le mérite qui se cache est d'autant plus estimé".