Earth
Home
La violation des droits de l'homme dans le monde
 

 LES VIOLATIONS 

Les rapports

LE RAPPORT 2001 DE L’OBSERVATOIRE POUR LA PROTECTION DE DEFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME
__Le 11 septembre 2001, prétexte à la répression des droits de l'homme


Défenseurs des droits de l'hommeLes attentats du 11 septembre 2001 ont fourni un prétexte à de nombreux Etats pour réprimer les défenseurs des droits de l'Homme et légitimer la neutralisation de toute forme d'opposition, note le Rapport 2001 de l'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'homme, publié le 11 mars 2002, à Paris. L'Observatoire est formé par la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH), basée à Paris, et l'Organisation mondiale contre la torture (OMCT), qui siège à Genève.

Le texte, qui souligne que "les défenseurs des droits de l'homme, sont, dans plus de 80 pays, poursuivis, harcelés, arrêtés, voire exécutés par les autorités ou par des groupes privés", indique qu'"à ces stratégies répressives, sont venues s'ajouter les conséquences des attentats du 11 septembre 2001".

Le rapport estime que "les attentats du 11 septembre ont apporté un degré supplémentaire à la suspicion et au discrédit auxquels les défenseurs sont confrontés. Ces évènements, ajoute le texte, fournissent un prétexte de plus aux autorités, qui accusent les défenseurs de soutenir directement ou indirectement les mouvements terroristes, pratiquent l'amalgame et le dénigrement".

"La "campagne internationale de lutte contre le terrorisme", est utilisée par certains Etats pour légitimer leur propre politique de neutralisation de toute forme d'opposition et de contestation politique", souligne-t-il.

L'Observatoire, qui relève que "l'adoption et le renforcement de législations antiterroristes restreignent les libertés fondamentales", présente 400 cas de défenseurs des droits de l'homme victimes de violation de leurs droits.

En Asie, ces défenseurs des droits de l'Homme "mènent leurs activités dans des contextes marqués par l'application des lois de sécurité nationale qui entravent leurs activités, notamment au Vietnam, au Népal, en Malaisie et en Inde". "Les défenseurs actifs dans les zones de conflits, comme en Indonésie (Aceh), aux Philippines (Mindanao) ou au Sri Lanka sont particulièrement menacés", indique le rapport.

En Amérique Latine, "le processus d'alternance démocratique est encore bloqué dans certains pays par le poids et le pouvoir des militaires au sein de la société, comme au Guatemala. L'étendue du phénomène de l'impunité et de la corruption met en danger les acquis de la société civile et la défense des droits de l'homme".

Le continent africain "continue d'être confronté à des conflits souvent de dimension régionale qui perdurent (RDC, Burundi, Soudan, Angola, Libéria et Sierra-Leone) et à la multiplication des crises et tensions. [...] De façon systématique, les ONG de défense des droits de l'Homme sont qualifiées d'ennemis de l'Etat, d'opposants politiques qui visent à déstabiliser le pays".

Au Maghreb et au Moyen-Orient, "les défenseurs des droits humains opèrent dans un climat qui leur est hostile: l'ensemble des pays de cette zone sont régis, à des degrés divers, par des pouvoirs qui se caractérisent par l'oppression, le musellement de toute voix discordante" […].

Les pays de l'ex-URSS sont "caractérisés par le niveau particulièrement élevé de la violence d'Etat. L'exécutif omniprésent s'appuie, pour neutraliser toute forme d'opposition, sur des services de sécurité et de renseignements qui lui sont soumis et qui se livrent, en toute impunité, à de graves exactions".
Haut de page