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DEFENSEURS DES DROITS DE L'HOMME / LE RAPPORT 2006 DE LA FIDH - OMCT
Les deux organisations dressent une longue liste d'exactions allant de l'assassinat de syndicalistes en Colombie à celui d'observateurs de l'Union africaine au Darfour (Soudan). Elles constatent aussi "la résurgence des extrémismes religieux" et "l'accroissement des inégalités dues aux dérives de la mondialisation". De l'Asie à l'Amérique du SudLa répression a été particulièrement forte en Asie dans des pays comme la Chine, le Népal et l'Iran, précisent la FIDH et l'OMCT. Il est particulièrement difficile pour les organisations non gouvernementales (ONG) de se faire enregistrer en Biélorussie et en Russie. Des campagnes de dénigrement d'organisations des droits de l'homme ont été organisées au Mexique et en République démocratique du Congo. Et avec 47 militants assassinés et une quinzaine d'autres enlevés ou torturés, la Colombie détient la triste palme du pays le plus dangereux du monde pour les défenseurs des droits humains. "Cette année encore, la liste est longue des hommes et des femmes qui ont tout risqué pour promouvoir et défendre les droits de l'homme", peut-on lire dans le rapport. Le document cite 1'172 cas de répression, qui vont de l'assassinat à la torture en passant par les mauvais traitements, le harcèlement, les menaces de mort, les arrestations et les détentions arbitraires. Dans le détail, le rapport répertorie 117 meurtres ou tentatives d'assassinat, 92 cas de mauvais traitement ou de torture, 56 attaques physiques et 315 détentions arbitraires. La situation s'est particulièrement détérioré en Iran, aux Philippines et au Cambodge, soulignent la FIDH et l'OMCT. "Le niveau de répression est resté tel qu'il n'existe aucune ONG de défense des droits de l'homme indépendante au Myanmar [Birmanie], au Laos, en Corée du Nord ou au Viêt-nam", font remarquer les auteurs du rapport. En Chine, les militants "sont confrontés à une répression systématique de leurs activités". En Colombie, où la plupart des meurtres sont à attribuer aux paramilitaires, les syndicalistes sont particulièrement pris pour cible - 29 ont été assassinés lors du seul premier semestre 2005. "Gardiens de nos libertés fondamentales"Dans la plupart des cas, les violations des droits de l'homme sont le fait de "groupes privés ou paramilitaires, souvent avec la complicité d'agents des forces de sécurité qui agissent avec l'assentiment de l'Etat", accusent l'OMCT et la FIDH. Dans l'avant-propos du rapport, Louise Arbour, haut
commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, rend hommage
à tous les défenseurs des droits de l'homme. "Ils
sont les gardiens de nos libertés fondamentales. Sans défenseurs,
les droits de l'homme n'existeraient pas", écrit-elle.
"Ils sont la conscience de la communauté internationale,
et nous interdisent de détourner les yeux". |