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NATIONS UNIES, SEPTEMBRE 2006 / LA PRODUCTION ALIMENTAIRE MONDIALE
__Jacques Diouf lance un appel pour une deuxième Révolution verte
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Le directeur général de l'Organisation des Nations
unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), Jacques Diouf,
a lancé, le 13 septembre 2006, un appel en faveur
d'une deuxième "révolution verte"
qui permettrait de nourrir une population mondiale croissante
tout en préservant les ressources naturelles et l'environnement.
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Dans un discours prononcé à San Francisco
devant le World Affairs Council de la Californie du Nord, Jacques
Diouf a souligné qu'un effort international majeur sera
requis au cours des prochaines décennies pour nourrir le
monde lorsque la population mondiale passera, dans quelques années,
de 6 à 9 milliards de personnes. "On pourrait l'appeler
la deuxième révolution verte", a ajouté
le directeur de la FAO.
"La première révolution verte, celle
des années 1950 et 1960, avait permis de doubler la production
alimentaire mondiale en mettant le pouvoir de la science au service
de l'agriculture, mais elle comptait sur l'utilisation abondante
d'intrants, notamment l'eau, les engrais et les pesticides",
a-t-il rappelé.
"La tâche qui nous attend sera plus dure",
a-t-il poursuivi. "Non seulement il faudra obtenir, d'ici
à 2050, un milliard de tonnes de céréales
de plus par an, mais il faudra le faire alors que la base des
ressources en eau et en terre est en régression dans plusieurs
régions du monde et que l'environnement est de plus en
plus menacé par le réchauffement mondial et le changement
climatique".
La FAO peut jouer un rôle fondamental pour l'avènement
d'une telle "révolution", a-t-il souligné.
"Les investissements dans l'agriculture sont généralement
faibles dans l'ordre des priorités des politiques qui sont
d'ordinaire plus intéressés par la rentabilité
à court terme », a-t-il encore souligné, avant
d'ajouter que nous "nous ne pouvons plus nous permettre pareille
négligence alors que notre avenir est en jeu".
Selon Jacques Diouf, la nouvelle "révolution verte"
devra être axée davantage sur "l'utilisation
sage et plus efficace des ressources naturelles disponibles plutôt
que sur l'introduction de nouvelles variétés plus
performantes de blé ou de riz".
A cet égard, il convient de rappeler que des tests effectués
par la FAO depuis 2000 dans plusieurs pays en développement
ont permis de démontrer que des rendements plus élevés
de l'ordre de 30% pouvaient être obtenus grâce à
la gestion intégrée des cultures. "Cela peut
sembler incroyable, mais nous sommes aujourd'hui en mesure de
produire plus avec moins d'eau", a fait remarquer le chef
de la FAO.
"Le développement agricole durable est la clé pour augmenter la production tout en préservant les ressources naturelles", conclut l'agence des Nations unies.
LE COMMUNIQUE DE LA FAO
Il faut s'efforcer de nourrir des milliards de personnes tout en préservant l'environnement
13 septembre 2006, San Francisco/Rome - M. Jacques
Diouf, Directeur général de la FAO, a lancé
un appel aujourd'hui en faveur d'une deuxième Révolution
Verte qui permettrait de nourrir une population mondiale croissante
tout en préservant les ressources naturelles et l'environnement.
Dans un discours prononcé à San Francisco devant
le World Affairs Council de la Californie du Nord, M. Diouf a
souligné notamment qu'"un effort international majeur
sera requis au cours des prochaines décennies pour nourrir
le monde lorsque la population mondiale passera, dans quelques
années, de 6 à 9 milliards de personnes. On pourrait
l'appeler la deuxième Révolution Verte".
La première Révolution Verte, celle des années
1950 et 1960, avait permis de doubler la production alimentaire
mondiale en mettant le pouvoir de la science au service de l'agriculture,
mais "elle comptait sur l'utilisation abondante d'intrants,
notamment l'eau, les engrais et les pesticides", a rappelé
M. Diouf.
"La tâche qui nous attend sera plus dure",
a-t-il ajouté. "Non seulement il faudra obtenir, d'ici
à 2050, un milliard de tonnes de céréales
de plus par an, mais il faudra le faire alors que la base des
ressources en eau et en terre est en régression dans plusieurs
régions du monde et que l'environnement est de plus
en plus menacé par le réchauffement mondial et le
changement climatique".
La rôle de la FAO
La FAO, en tant qu'agence spécialisée des Nations
unies pour l'alimentation et l'agriculture, peut jouer un rôle
fondamental pour l'avènement d'une telle Révolution
Verte, a fait valoir M. Diouf. Il convient de commencer au niveau
du village et dans les pays en développement, a-t-il indiqué.
"Les investissements dans l'agriculture sont généralement
faibles dans l'ordre des priorités des politiques qui sont
d'ordinaire plus intéressés par la rentabilité
à court terme", a affirmé M. Diouf. "Mais
nous ne pouvons plus nous permettre pareille négligence
alors que notre avenir est en jeu".
Des signes tangibles
"Toutefois, on note des signes tangibles dans ce sens
aussi bien au niveau national qu'au plan international. Par exemple,
les leaders africains ont décidé de porter à
10% du budget national les allocations en faveur de l'alimentation
et de l'agriculture. Et les prêts de la Banque mondiale
en faveur de l'agriculture et du développement rural, qui
étaient en régression, viennent d'entamer le chemin
inverse", a fait observer le Directeur général
de la FAO.
Et M. Diouf de noter que 100 millions de personnes ont été
forcées à migrer du fait de la désertification
et de la dégradation des sols alors que les réserves
en eau ont atteint des niveaux inquiétants dans des régions
de production clé comme l'Inde et la Chine.
La nouvelle Révolution Verte sera axée davantage
sur l'utilisation sage et plus efficace des ressources naturelles
disponibles plutôt que sur l'introduction de nouvelles variétés
plus performantes de blé ou de riz, a encore dit en substance
M. Diouf.
Produire plus avec moins d'eau
A cet égard, il convient de rappeler que des tests effectués
par la FAO depuis 2000 dans plusieurs pays en développement
ont permis de démontrer que des rendements plus élevés
de l'ordre de 30% pouvaient être obtenus grâce à
la gestion intégrée des cultures.
"Cela peut sembler incroyable, mais nous sommes aujourd'hui
en mesure de produire plus avec moins d'eau", a déclaré
M. Diouf. Le développement agricole durable est la clé
pour augmenter la production tout en préservant les ressources
naturelles.
Dans ce monde global, les destinées des pays en développement
et des pays développés sont liées. Et la
FAO continuera à ne ménager aucun effort pour relever
les défis, a encore dit M. Diouf.
Sources : Nations unies, New York et Rome, spetembre
2006.
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