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Du 7 au 18 décembre 2009 a eu lieu, à Copenhague, la Conférence des Nations unies sur le changement climatique. Un rendez-vous jugé décevant car il n’a pas permis aux représentants de 192 pays de trouver un accord pour lutter contre le réchauffement de la planète, plus de dix ans après la Convention sur les changements climatiques, signée à Rio en 1992, et quatre ans après l'entrée en vigueur du Protocole de Kyoto (qui expire fin 2012).
La Conférence a "pris note", mais n’a pas entériné, l’accord - dit Accord de Copenhague - adopté par les chefs d'Etat de 28 pays industrialisés et émergents sur la proposition des Etats-Unis, de la Chine, de l’Inde, du Brésil et de l’Afrique du Sud.
Cette "déclaration politique" fixe à 2 degrés la limite du réchauffement climatique d’ici à 2050, mais n’accompagne cet objectif d’aucune contrainte quant aux émissions de gaz à effet de serre. Elle prévoit cependant un financement rapide, à hauteur de 30 milliards de dollars, pour aider les pays les plus pauvres à s’adapter au changement climatique.
L’Accord de Copenhague pourrait constituer le préambule d’un accord plus global adopté lors de la prochaine Conférence des Nations unies sur le climat, en 2010, à Mexico.
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NATIONS UNIES | ORGANISATION METEOROLOGIQUE MONDIALE ET PROGRAMME DES NATIONS UNIES POUR L'ENVIRONNEMENT
__Le Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat - GIEC
LE GIEC EN BREF
1 | LA CREATION ET LA MISSION DU GIEC
L'Organisation météorologique mondiale et le Programme des Nations unies pour l'environnement ont créé, en 1988 le GIEC. C'est un organe intergouvernemental ouvert à tous les pays membres de ces deux organisations. Il a pour mandat d'évaluer de manière méthodique et objective des informations, d'ordre scientifique, technique, socio-économique et non d'effectuer de nouveaux travaux de recherche. Ces informations sont sélectionnées parmi des études effectuées par des organismes pluridisciplinaires internationaux publiées dans des revues scientifiques.
Sa mission principale est de comprendre les fondements scientifiques des risques liés aux changements climatiques d'origine anthropique afin d'en établir les conséquences et d'envisager des stratégies d'adaptation et d'atténuation.
Les rapports du GIEC, produits de ces évaluations, s'efforcent de rendre compte des différents points de vue et de guider les prises de décisions en matière d'instrument de lutte contre le changement climatique. Le GIEC fonctionne sur la base d'une assemblée plénière où sont prises les décisions concernant sa structure, les principes et les procédures qu'il entend appliquer, son programme de travail et qui procède à l'élection de son Président et de son Bureau
2 | LA COMPOSITION DU GIEC
Le GIEC se compose de trois groupes de travail et d'une équipe spéciale pour les inventaires nationaux de gaz à effet de serre :
le Groupe I évalue les aspects scientifiques du système climatique et de l'évolution du climat,
le Groupe II traite des questions relatives à la vulnérabilité des systèmes socio-économiques et naturels aux changements climatiques, des conséquences négatives et positives de ces changements et les possibilités de s'y adapter,
le Groupe III évalue les solutions envisageables pour limiter les émissions de gaz à effet de serre ou atténuer de toute autre manière les effets des changements climatiques et traite des aspects économiques.
La composition du bureau et des équipes de rédaction change pour chaque rapport d'évaluation.
3 | LES RAPPORTS DU GIEC
Le GIEC a produit jusqu’à présent quatre rapports d'évaluation :
le 1er rapport, publié en 1990, a conduit l'Assemblée générale des Nations unies à élaborer la Convention sur les changements climatiques (CCNUCC) entrée en vigueur en mars 1994,
le 2ème rapport, publié en 1995 a été présenté à la seconde session de la Conférence des parties à la CCNUCC et a fourni la matière de base des négociations du Protocole de Kyoto - issu de la Convention - sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les pays industrialisés,
le 3ème rapport, publié en 2001, comprend 3 rapports des groupes de travail et un rapport de synthèse qui traitent de questions ayant un rapport direct avec les politiques à suivre,
le 4ème rapport, publié en 2007, consolide le constat scientifique du réchauffement climatique et fait l'inventaire des mesures à mettre en œuvre en matière d'atténuation des émissions de gaz à effet de serre.
Novembre 2009.

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