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LAFFAIRE HANI RAMADAN / POINT DE VUE
Ces notes sont loin d'être des détails insignifiants. Ne dit-on pas que le diable s'y cache volontiers ? Elles participent de l'idéologie de ce citoyen suisse qui contribue à faire d'une offi-cine familiale, le CIG, un centre de propagande de l'islamisme le plus obscurantiste. Car comment qualifier autrement la justification en parallèle de la lapidation des époux infidèles et de la mort des sidéens faite par le frère Hani au nom de la loi "révélée" (le Coran) et de la loi naturelle ? C'est peu dire que Ramadan favorise une vision caricaturale de l'islam en Occident. Présenter la peine pour adultère comme ayant "surtout une valeur dissuasive", "éprouvante pour les musulmans eux-mêmes", rappeler qu'après la mort du coupable, "on prie pour lui", comme Mais Ramadan va plus loin : à l'absence d'humanité, il ajoute un appel à un retour à la loi divine, "en tout temps et en tout lieu", certes limité aux seuls musulmans. Pour le moment. Donc aujourd'hui à Genève pour ces derniers. Au-delà de ces manifestations de barbarie et sans paranoïa face à son message politique, quelle réaction adopter ? La plus sotte serait de s'appuyer sur Saint-Just pour qui il n'y avait "pas de liberté pour les ennemis de la liberté" ou sur Voltaire obsédé par l'idée d'"écraser l'infâme", en son temps : l'Eglise catholique. Laissons plutôt parler Ramadan pour le contrer systématiquement. Et adaptons pour cela une autre citation attribuée à Voltaire: "Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, et je me battrai jusqu'au bout, avec Salman Rushdie, pour que l'on n'entende pas que vous." Pierre Weiss, |