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Les droits de l'homme - qui sont appelés "droits
humains" ou "droits de la personne" par plusieurs
organisations de défense des droits de l'homme - sont les
droits appartenant à tout être humain. Dans l'intérêt
propre de chacun. Chaque femme, chaque homme peut s'en prévaloir
du seul fait qu'elle est ou qu'il est un être humain.
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Image : Roger Pfund, Genève. Installation réalisée à l'occasion du 50e anniversaire des Nations unies, 1995, Place des Nations, Genève.
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Les droits de l'homme sont synonymes de reconnaissance et de
dignité de chaque personne, et de sa liberté de
se déterminer - l'une et l'autre sont ancrées au
plus profond de l'être.
Ces droits doivent permettre à l'homme de vivre
conformément à sa nature : ils restreignent le pouvoir
des gouvernants : les dirigeants de l'Etat ne peuvent pas tout
se permettre. Le citoyen, la citoyenne, peut invoquer les droits
de l'homme pour se protéger face à l'Etat et pour
faire valoir ses droits : pouvoir s'exprimer librement, pratiquer
sa religion ou se réunir librement avec qui l'on veut,
voir sa propriété respectée, ou encore ne
pas être torturé.
Aucune personne ne doit faire l'objet de discriminations, par
exemple à cause de son appartenance à une minorité,
de ses origines ou de sa condition de femme. Mais les droits
de l'homme garantissent aussi le droit de recevoir
une prestation de l'Etat : l'enseignement scolaire pour les enfants,
l'alimentation, ou une rente en cas de vieillesse. Garants des
valeurs de la communauté, les droits de l'homme ont aussi
un effet dans les rapports avec les individus.
"Les droits de l'Homme sont universels parce que tous
les êtres humains ont des droits fondamentaux que l'on ne
peut nier sous peine de nier l'humanité elle-même.
Partout, on doit respecter l'intégrité de la personne
humaine, partout, les êtres humains ont le droit de ne pas
être torturés, tués, mutilés, de ne
pas être réduits en esclavage, de recevoir des soins,
d'avoir accès à l'éducation, à la
culture, partout, les êtres humains doivent pouvoir penser
et s'exprimer librement...". Robert Badinter, ancien
ministre français de la justice, 1998.
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