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__La Déclaration
[Déclaration des devoirs et des responsabilités de lhomme adoptée par un Groupe de haut niveau présidé par Richard J. Goldstone sous les auspices de la ville de Valencia et de lUnesco et organisé par ADC Nouveau millénaire avec la Fundación Valencia Tercer Milenio].
CHAPITRE 12 / LE DROIT AU REMEDE
Article 39 - Le devoir et la responsabilité
de prévoir et d'administrer des remèdes efficaces
1. Les Etats ont le devoir et la responsabilité
de prévoir à l'échelon national des remèdes
judiciaires, administratifs, législatifs et autres à
appliquer lorsqu'un droit fondamental de l'être humain ou
une liberté fondamentale est menacé ou violé.
2. Les Etats ont le devoir et la responsabilité
de veiller à ce que ces remèdes soient administrés
efficacement.
3. Les Etats ont le devoir et la responsabilité
de coopérer aux niveaux sous-régional, régional
et international pour mettre en place des mécanismes régionaux
et internationaux efficaces destinés à empêcher
la violation des droits de l'homme et des libertés fondamentales
et, le cas échéant, y porter remède.
4. Les mécanismes chargés aux niveaux national,
sous-régional, régional et international de veiller
au respect des droits de l'homme ont le devoir et la responsabilité
d'utiliser avec efficacité les pouvoirs qui leur sont conférés
pour faire respecter les droits de l'homme et les libertés
fondamentales.
Article 40 - Le devoir d'assurer le suivi et
l'application de la Déclaration des devoirs et des responsabilités
de l'homme
1. Les Etats et les organisations intergouvernementales compétentes
ont le devoir de faire suivre d'effet cette Déclaration
en mettant en place des conseils tripartites, composés
de représentants de l'Etat, de la société
civile et du secteur privé, qui auront pour mission d'établir
un plan d'action précis pour promouvoir (y compris par
la coopération visant le repérage précoce
des situations alarmantes) l'accomplissement des devoirs et responsabilités
énoncés dans cette Déclaration.
2. Ces conseils tripartites seront aussi chargés
de vérifier l'accomplissement des devoirs et responsabilités
énoncés dans cette Déclaration et,
en collaboration avec les Etats, les organisations pertinentes
de la société civile et les organisations intergouvernementales
nationales, régionales et internationales, rendront compte
publiquement de la mesure dans laquelle ces devoirs et responsabilités
sont assumés.
Article 41 - Clause de non-dérogation
1. Rien de ce que contient cette Déclaration
ne saurait être interprété comme affaiblissant
ou restreignant les droits contenus dans la Déclaration
universelle des droits de l'homme et dans d'autres instruments
internationaux et régionaux relatifs aux droits de l'homme,
et aucune dérogation ou restriction à un droit de
l'homme ou une liberté fondamentale existant dans quelque
instrument ou loi nationale touchant les droits de l'homme ne
saurait être admise sous prétexte que la présente
Déclaration ne reconnaîtrait pas ce droit ou le reconnaîtrait
dans une moindre mesure.
2. Rien de ce que contient cette Déclaration
ne saurait être interprété comme suggérant
qu'un Etat, une organisation, une entité, une communauté,
un peuple ou une personne, quels qu'ils soient, a le droit de
se livrer à une quelconque activité, ou d'accomplir
quelque acte que ce soit, qui viole les droits énoncés
dans la Déclaration universelle des droits de l'homme ou
dans d'autres instruments internationaux ou régionaux relatifs
aux droits de l'homme.
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