|
Retour

DOCUMENTS

Le discours de Nicolas Sarkozy
[ 105 ko]

Le discours de Rama Yade

POINT DE VUE

Pour un Centre national à la mémoire des esclavages [Edouard Glissant]
|
FRANCE, 10 MAI 2008 | LA JOURNEE NATIONALE DES MEMOIRES DE LA TRAITE NEGRIERE, DE L'ESCLAVAGE ET DE LEURS ABOLITIONS
__Nicolas Sarkozy : "la traite des Noirs "est une blessure profonde qui pèse encore sur nos consciences"
Un enseignement déjà assuré à l'école primaire
L'histoire de l'esclavage "commune à tous les Français" sera enseignée à l'école primaire à partir de la rentrée 2008, a annoncé, le 10 mai 2008, Nicolas Sarkozy à l'occasion de la Journée nationale de l'esclavage.
 |
|
|
Photo Elysée.
|
|
Aboli une première fois en 1794 puis rétabli par Napoléon, l'esclavage a été définitivement interdit en France en 1848. "Parce que les Francais l'auront comprise, cette histoire, alors, deviendra notre histoire commune, l'histoire de tous les Francais, pas simplement l'histoire d'une partie d'entre eux", a précisé le président français.
La traite des Noirs "est une blessure profonde qui pèse encore sur nos consciences et les mémoires portent le poids de cette histoire", a fait remarquer le chef de l'Etat, qui s'est dit conscient "qu'il existe encore aujourd'hui des inégalités qui trouvent leur origine dans cet héritage si douloureux". "Ayons le courage d'en parler pour assumer ensemble notre Histoire", a-t-il demandé. "Je voudrais qu'on mette cette lucidité au service de l'apaisement", a ajoutéNicolas Sarkozy, pour qui "le devoir de mémoire ne peut souffrir des concurrences et des clivages".
Cette volonté présidentielle se traduira à l'école afin, a-t-il expliqué, "que nos enfants puissent comprendre ce qu'a été l'eclavage" et "mesurer les souffrances que l'esclavage a engendrées, les blessures qu'il a laissées dans l'âme de tous ceux que rien ne peut délier de ce passé tragique".
La traite des noirs, l'esclavage et l'abolition devraient ainsi être introduits dans les nouveaux programmes de l'école primaire à la rentrée 2008. Le chef de l'Etat a également demandé que soient étudiés au collège et au lycée l'œuvre d'Aimé Césaire, poète et député martiniquais décédé en avril 2008 à l'âge de 94 ans.
Un hommage à Toussaint Louverture
La secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, Rama Yade a participé, de son côté, à une cérémonie de commémoration "des mémoires de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions", au Château de Joux, à La Cluse-et-Mijoux (Doubs).
"Il n'y a pas de leçon de l'histoire sans pédagogie de la mémoire" a-t-elle déclaré devant le buste de Toussaint Louverture qui s'est battu pour la libération des esclaves haïtiens avant d'être enfermée en août 1802 au Château de Joux où il mourut en avril 1803. "L'esclavage fut une abomination, une meurtrissure au coeur de l'histoire des hommes" a souligné la secrétaire d'Etat.
La Journée nationale de commémoration consacrée à la mémoire de l'esclavage, de la traite négrière et des abolitions a été instaurée, en 2006, le 10 mai. Elle se base sur la loi du 21 mai 2001 dite "loi Taubira", du nom de la députée de Guyane, Christiane Taubira, loi qui reconnaît l'esclavage comme un crime contre l'humanité.

|