J. O. Pékin 2008


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__L’organisation des Jeux olympiques de 2008 confiée à Pékin

Les violations des droits de l’homme n’ont pas été évoquées durant l’examen de la candidature de Pékin par le Comité international olympique (CIO)

Le Comité olympique international (CIO) a attribué à la ville de Pékin, le 13 juillet 2001, à Moscou (Russie), l'organisation des Jeux olympiques de 2008, écartant les candidatures de Paris, Toronto, Istanbul et Osaka. La question du respect des droits de l'homme en Chine n'a pas été évoquée lors de l'examen de la candidature de Pékin par le CIO.

Déplorant cette décision, Amnesty International (AI) demande au mouvement olympique de s'assurer que la Chine "respecte, au cours de toutes les étapes de préparation des Jeux, les principes d'éthique inscrits dans la Charte olympique".


Manifestation à Lausanne, mai 2001.  

Manifestation à Lausanne, mai 2001.

A Pékin, le choix du Comité olympique international (CIO) de retenir Pékin comme organisatrice des Jeux de 2008l a été salué par une foule, estimée à 200.000 personnes, qui s'est répandue dans les rues de la ville et a donné libre cours à une euphorie ponctuée de feux d'artifice aux cris de "Pékin a gagné". Aux Etats-Unis, le porte-parole du département d'Etat, Richard Boucher, s'est contenté d'une déclaration modérée : "Nous pensons qu'il s'agit d'une opportunité pour la Chine de se montrer sous le jour d'un pays moderne et avancé, et nous espérons qu'elle se précipitera sur cette occasion. Un plus grand respect des droits de l'homme est la caractéristique d'un pays moderne et avancé".

A Paris, le président de l'Assemble nationale, François Loncle, président de la commission des affaires étrangères, a estimé que "l'attribution à Pékin es jeux de 2008 entache la charte olympique qui proclame "le respect des principes éthiques fondamentaux universels". Le président du parti Démocratie libérale (DL), Alain Madelin, a annoncé le lancement sur Internet d'un site "apolitique" - "jeboycottepekin.com" - visant à "rassembler toutes les initiatives citoyennes pour protester contre la tenue des Jeux olympiques à Pékin".

Jacques Rogge, le nouveau président du Comité international olympique, a défendu, dans entretien publié le 24 juillet par le quotidien espagnol ''El Mundo'', le choix du CIO, en dépit des critiques sur les droits de l'homme. ''Je suis très optimiste. Personne n'a décidé de boycotter les Jeux de Pékin''. Pour Jacques Rogge - qui a succédé en juillet 2001 à Juan Antonio Samaranch -, les JO ''ont une influence sur tous les pays qui les organisent. Je ne peux pas dire aujourd'hui ce qui se passera en Chine. Il est impossible de la savoir. Mais ces Jeux auront une influence générale très positive'' dans le pays.

Juillet 2001.Up