_______L A L E T T RE_______
Bulletin trimestriel de l'Association suisse
des Amis du Dr Janusz Korczak
__________Vol XXI - N° 35 - octobre 2000__________
| LE MOT DU PRÉSIDENT | ENSEIGNANTS ISRAÉLIENS ET PALESTINIENS À GENÈVE | COLLOQUE À GENÈVE | SITE INTERNET DE LASSOCIATION | KORCZAK À LUNIVERSITÉ DE TUBINGEN | PRIX KORCZAK 2000 | HOMMAGE À RUBEN NARANJO | THE FUTURE OF OUR CHILDREN | LES ORPHELINS DU TIBET | DISPARITIONS |
Le mot du Président
Lannée dernière, dans mon éditorial de la rentrée scolaire, je soulignais sur 44 lignes combien il me semblait urgent quune véritable pédagogie de la paix se développât entre Israéliens et Palestiniens. Cette année je serai bien plus bref car notre Association ayant tout fait cet été pour participer concrètement à lélaboration dune telle pédagogie, une grande partie de La Lettre est consacrée au compte-rendu de cette expérience enrichissante et prometteuse. Nayant donc plus une ligne à perdre, je vous invite à aller sans tarder à lessentiel. Bonne lecture ! D. H.
P.S. Les tragiques événements de ces dernières semaines si décourageants soient-ils pour ceux qui croient à la paix nous renforcent dans notre motivation à uvrer pour une pédagogie de la paix, seule garante à long terme de la réconciliation israélo-palestinienne.
Enseignants israéliens et palestiniens à Genève : une rencontre historique
Comme annoncé dans La Lettre No 34 de juin 2000, notre Association a rendu possible cet été, du 13 au 24 août, la tenue d'un séminaire extraordinaire réunissant des enseignants israéliens et palestiniens désireux de contribuer à l'élaboration d'une pédagogie de la paix. Ces enseignants d'histoire du secondaire étaient au nombre de quatorze, sept Israéliens et sept Palestiniens, tous membres de l'Association israélo-palestinienne MECA (Middle East Children Association). Ils étaient accompagnés par deux "facilitateurs", M. D. Bitan, historien et auteur de plusieurs manuels scolaires d'histoire et d'éducation civique en Israël, et M. M. Saadek, professeur au Community College de l'UNRWA à Ramallah et expert en pédagogie auprès de l'Autorité nationale palestinienne. Pour coordonner les activités de ce groupe, quatre dirigeants de MECA avaient également fait le déplacement, dont les co-directeurs de l'association, Mme A. Shapira et M. G. Abdullah.
Depuis plus d'un an, ces enseignants se rencontraient deux fois par mois entre Jérusalem et Bethléem avec l'objectif d'étudier en profondeur le plan des Nations unies de 1947 pour la partition de la Palestine, d'examiner la façon dont cette page d'histoire cruciale pour la région est enseignée dans les systèmes scolaires israélien et palestinien et, si possible, de s'entendre sur un plan de cours sur ce sujet qui soit construit en commun et donc jugé acceptable et objectif par les deux parties au conflit. Au fil de ces rencontres, les participants s'étaient rendu compte de la difficulté de la tâche, notamment en raison de la profondeur du conflit et du caractère souvent émotionnel de celui-ci. S'ils ne voulaient courir le risque de se décourager trop tôt, il importait de leur offrir un lieu de rencontre neutre, à l'écart des tensions locales, et un espace de temps suffisant pour que les nombreux éléments de conflit puissent être analysés de fond en comble, dans une atmosphère sérieuse et concentrée mais sereine, et avec l'appui d'experts externes dans les domaines pédagogique, psychologique et politique.
C'est ce défi que notre Association a décidé de relever, joignant pour la circonstance ses forces humaines, intellectuelles et financières à celles de la Ville de Genève et du Canton de Genève, du Département fédéral des Affaires étrangères, de l'Institut international des Droits de l'Enfant et de l'Institut universitaire Kurt Bösch à Sion.
Il n'est pas possible ici de relater par le détail le déroulement de ce très riche séminaire. Les personnes intéressées pourront en obtenir gracieusement auprès de notre secrétariat le compte-rendu complet (en anglais). Nous nous bornerons donc à évoquer, par ordre chronologique, quelques moments forts qui ont marqué ces 12 journées dont le cadre principal fut le Château de Bossey, siège de l'Institut oecuménique de Genève, transformé pour la circonstance en un véritable "Camp David".
Bien entendu, les travaux propres des séminaristes ont rempli l'essentiel du programme : discussions techniques et méthodologiques, séances de familiarisation interpersonnelle importantes pour l'établissement de liens de confiance, discussions parallèles et plénières, analyses de textes, etc. A relever que toutes ces séances ont été systématiquement traduites (hébreu - arabe), ce qui a permis à chacun de s'exprimer sans restriction dans sa propre langue.
A ce programme de fond, se sont ajoutées les activités suivantes coordonnées par notre Association :
Visite guidée du Musée de la Croix-Rouge : une occasion unique de se pencher sur la question des droits de l'homme dans un cadre neutre et d'aborder de front des problèmes sensibles tels que la détention administrative, les méthodes policières d'interrogatoire, la persécution des Juifs au temps de la Shoah ou la question des réfugiés.
Repas avec Mme Martine Brunschwig-Graf, présidente du Département de l'instruction publique à Genève, au cours duquel les participants ont pu découvrir les problèmes et les défis pédagogiques auxquels un canton multiethnique et multiculturel est confronté.
Entretien avec notre amie S. Benamram à propos de Korczak et la gazette scolaire, et une présentation du journal international d'écoliers "FAX!" : un bon moyen de sensibiliser les participants à leur rôle d'agents de communication dans un monde de plus en plus décloisonné.
Séjour à Bramois sur Sion, dans le cadre de l'Institut Kurt Bösch (IKB), où les droits de l'enfant et la résolution de conflits étaient à l'ordre du jour. M. B. Comby, président de l'IKB, a accueilli le groupe, Mme P. Riva, vice-présidente de l'Institut international des droits de l'enfant (IDE) a présenté les travaux de l'IDE et M. J. Salzer, médiateur professionnel à l'Université de Paris, a invité les séminaristes à participer à des exercices pratiques de simulation de conflits et de leur résolution, notamment sur l'épineux problème de Jérusalem. Un exercice utile, non dépourvu d'humour, qui a eu un retentissement positif immédiat sur la dynamique du groupe. Au cours de cette parenthèse valaisanne, les enseignants ont également pu visiter l'Institut St-Raphaël pour jeunes en difficulté, s'entretenir avec le président de l'IDE, le juge J. Zermatten, de la délinquance juvénile, et découvrir l'immensité des capacités humaines, exemplifiée par le site grandiose du barrage de la Grande-Dixence.
Les sociétés israélienne et palestinienne étant toutes deux hétérogènes en termes d'ethnies, de culture et de religion, il était important que les séminaristes se penchent sur la Suisse et sur l'Europe en tant que modèles de coexistence et de coopération. C'est ce thème que le Prof. R. Schwok de l'Université de Genève a traité dans une conférence sur le fédéralisme et le confédéralisme.
Le dialogue interculturel constitue un rempart important contre l'intolérance et le racisme. Quelles sont les bases éducatives et psychosociales d'un tel dialogue ? Comment le promouvoir, l'établir, l'entretenir, le faire fructifier ? Tels furent les thèmes développés en séminaire par Mme. M. Eckmann, de l'Institut d'Etudes Sociales de Genève.
Concevoir, rédiger, illustrer, diffuser un manuel d'histoire pour les écoles n'est facile ni en Palestine, ni en Israël, ni en Suisse. C'est en substance ce qu'est venue démontrer Mme D. Rouyet, coordinatrice du tout nouveau manuel d'histoire en 5 volumes utilisé dans l'enseignement public vaudois. Assistée par notre amie E. Viennois pour l'interprétation, Mme Rouyet a ouvert ainsi des pistes pratiques qui pourront être utiles aux séminaristes quand il s'agira pour eux d'élaborer un matériel concret d'enseignement.
Afin de découvrir l'organisation d'une démocratie directe au sein d'une commune genevoise, le Conseil municipal d'Onex a invité le groupe à une réception au cours de laquelle le maire, M. R. Longet, et deux conseillers municipaux, Mme B. Gisiger et M. L. Nicole ont présenté la vie et le fonctionnement de leur commune.
Entretien avec M. Jacques Mino, responsable des classes d'accueil au Cycle d'Orientation, et dîner à l'Université Populaire Albanaise, en présence de sa présidente, Mme J. de Haller et de son directeur, M. U. Leuenberger : une double occasion de réfléchir au rôle et à la responsabilité de l'école dans l'accueil et l'intégration des minorités. Sachant que les Palestiniens comme les Israéliens ont entrepris des actions humanitaires en faveur des victimes du conflit des Balkans, discuter de la situation des réfugiés kosovars ou albanais en Suisse était particulièrement opportun.
Rencontre avec M. Manuel Tornare, conseiller administratif de la Ville de Genève. Premier à soutenir l'idée de ce séminaire que notre Association lui avait présentée, M. Tornare a grandement contribué à sa réalisation et sa présence personnelle fut une autre manière de transmettre au groupe la force de son engagement.
Déjeuner avec Mme V. Grossi de la Commission nationale suisse auprès de l'UNESCO, laquelle a présenté certains programmes de l'UNESCO dans le domaine de l'éducation à la paix, notamment celui des Ecoles Associées que pourraient éventuellement rejoindre les établissements de certains des participants.
Le 23 août au soir, quelques heures avant leur départ, et au terme d'un travail très intensif, les séminaristes pouvaient savourer un moment de très grande satisfaction : ils étaient enfin parvenus à s'entendre sur un plan de cours unifié ! Le séminaire avait donc pleinement atteint son objectif. Malgré la sensibilité du sujet, malgré l'atmosphère politiquement tendue qui résultait de l'apparent échec des pourparlers de "Camp David" (le vrai), des enseignants palestiniens et israéliens venaient pour la première fois de s'accorder sur la manière d'enseigner avec objectivité, esprit critique et respect de l'autre, une page d'histoire qui est au cur de leur identité nationale et de leur conflit. Ce succès, on l'imagine bien, n'est qu'un début qu'il conviendra de consolider et d'amplifier. Notre Association est fière d'avoir pu aider à ces premiers pas. Daniel Halpérin
Colloque à Genève, du 4 au 8 septembre 2000 : Constructivismes, usages et perspectives en éducation
Lors de cet important colloque piagétien le Dr. Laetitia Ritzuto est intervenue sur le thème Enseignement de la musique et constructivisme. Elle a présenté plusieurs posters et un film-vidéo sur sa méthode d'enseignement de la musique, qui nous ont bien éclairé sur son travail novateur.
Nous retiendrons plus particulièrement la création du périodique "Portées ouvertes" qui s'inspire entre autres de la Gazette Scolaire de Janusz Korczak, créée en 1921. Dans l'assistance Mme Miriam Politi et le Professeur Germaine Duparc, membres de notre association, sont intervenues pour souligner l'importance de la pensée korczakienne qui inspire Laetitia Ritzuto dans son quotidien avec les enfants. Sa sensibilité, son écoute et son enthousiasme remarquables contribuent au succès de son "Espace systémique et musical".
Pour plus d'information sur l'atelier des petits de Laetitia Ritzuto e-mail ritzuto@iprolink.ch
Miriam Politi
| Le Musée mémorial des enfants d'Izieu accueille jusqu'à fin décembre 2000 l'exposition Janusz Korczak qui est produite par le musée Lohamei Haghetaot-Yad Layeled en Galilée, l'un des principaux centres d'étude et de commémoration de la Shoah. Elle est conçue pour tous les publics et peut faire l'objet d'un travail pédagogique spécifique avec les enseignants intéressés. On accède au musée depuis Lyon ou Chambéry par l'A43 : sortie Chimilin. Le musée est bien indiqué par des panneaux routiers. |
Notre site Internet déménage
Depuis cet automne, notre site Internet dispose d'une nouvelle adresse (<www.droitshumains.org/korczak>) que nous vous invitons à relever et à faire connaître autour de vous. En dehors des pages que nous consacrons à Korczak et que nous continuerons d'enrichir et de mettre à jour, l'internaute trouvera sur le site de base, conçu et dirigé par notre ami M. Jean-Marc Martin du Theil, président de l'Association internet pour la promotion et la défense des droits de l'homme (Aidh), une foule d'informations et de réflexions relatives aux droits de l'homme en général et de l'enfant en particulier. Une large place y est faite, notamment, à la pensée et à l'action de Jeanne Hersch et nous sommes très heureux de participer à l'élaboration de ce voisinage original entre la philosophe genevoise et le "Vieux Docteur" de Varsovie.
Korczak à l'Université de Tübingen / Allemagne
De passage à Tübingen pour une année d'étude ERASMUS, j'ai eu la chance de faire la connaissance de quelques étudiants en pédagogie. Quelle ne fut pas ma surprise quand l'une d'entre eux me proposa d'assister au "séminaire le plus populaire" de la faculté, lequel séminaire portait sur Janusz Korczak, son histoire et sa pédagogie novatrice. Je me suis alors empressée d'accepter la proposition, par curiosité, et je n'ai pas été déçue. Le professeur, M. Heribert Weber, par ailleurs membre actif de l'Association allemande J. Korczak, pourrait difficilement être plus korczakien Personnage original et dynamique, il sait se faire écouter par ses étudiants qui sont d'ailleurs plus de 50 à participer à son séminaire, le vendredi matin à la première heure
Pour ceux que cela intéresserait, ce même professeur a aussi produit un CD intitulé "Korczak und unsere Kinder", où il récite sur fond de musique instrumentale des poèmes qu'il a lui-même composés sur Korczak et sur l'Enfant. Ce dynamisme et cette créativité sont d'autant plus admirables qu'ils ont pour cadre un milieu universitaire encore trop souvent hermétique à la pensée et à l'uvre de Korczak. Espérons que cet exemple pourra servir d'inspiration ailleurs, à commencer par la Suisse. Liv Halpérin
N.B. Le CD du Prof. Weber peut être consulté à l'Association. On peut aussi directement le commander contre remboursement au Prof. H. Weber, Zürcherstrasse 10, 72070 Tübingen, Allemagne.
Prix Korczak
Juin 2000 : l'année scolaire s'achève par les examens suivis des traditionnelles promotions et distributions de prix. Les membres du jury du Prix Janusz Korczak se réunissent fiévreux, excités non seulement de récompenser un travail de jeunes mais aussi à l'idée de recueillir des opinions divergentes, d'orienter une discussion afin de ne léser personne. Il arrive que l'avis de certains soit contredit par d'autres. Ce fut le cas- lors de la première année de l'attribution du prix - avec le très beau texte Julia qui avait été défendu avec brio par les "jeunes" du jury, mais jugé à la limite du hors sujet par les plus "anciens"! Un deuxième prix avait alors été alloué à Ariane Perruchoud, l'auteur de Julia, prix manifestement mérité pour les nombreuses qualités de ce travail : qualités d'écriture, de composition narrative, du traitement du sujet (une maladie incurable), des valeurs répandues (solidarité, espoir ...).
D'autres années, c'est l'unanimité des opinions qui a prévalu : quand Christelle Wassmer nous avait transmis son magnifique conte Simon - qu'elle avait aussi illustré superbement - (Editions Suzanne Hurter), le travail du jury avait été particulièrement simple, tant les qualités de cette uvre correspondaient aux vux des initiateurs du prix Korczak. A la fois par son contenu et par sa forme, Simon répond de manière stricte aux articles du règlement en vigueur : "Quel que soit le thème sélectionné, le candidat a toute liberté de choisir au gré de sa fantaisie la forme qu'il souhaite lui donner. Il peut s'agir (entre autres) : d'une réflexion théorique présentée sous forme de dissertation, d'une action concrète de terrain devant faire l'objet d'un compte-rendu écrit exposant ses objectifs, l'approche utilisée et les résultats obtenus, ou d'un texte destiné aux enfants (conte, narration, roman, poèmes, bande dessinée, brochure d'information...)".
Force a été - cette année - de tirer plusieurs constats :
mis à part les travaux de recherche organisés à l'école de culture générale, les productions des jeunes n'ont pas été nombreuses; doit-on en conclure à un manque d'information au sein des établissements ? Les jeunes sont-ils trop sollicités pour participer à ce concours ?
la qualité des travaux individuels laisse - cette année - à désirer : démarche non aboutie, qualités d'écriture discutables, réflexion non approfondie, jugements de valeur inappropriés.
Malgré la variété des thèmes proposés et l'intérêt des sujets choisis : le suicide d'un adolescent, expliquer les droits de l'enfant aux petits, les problèmes de l'adoption, des enfants trisomiques, il a été décidé, par l'ensemble du jury, de ne pas attribuer le prix Korczak 2000 mais d'accorder un prix d'encouragement à Mélanie Thévoz, pour sa recherche consacrée au travail des enfants, étude bien documentée et conduite avec grand sérieux sous la direction de M. Olivier Duchosal, professeur à l'Ecole de Culture Générale. Sarah Benamran
Hommage à Ruben Naranjo
C'est au cours d'une émouvante cérémonie à la bibliothèque municipale de la ville de Rosario, en Argentine, que le professeur Ruben Naranjo a reçu des mains de l'ambassadeur de Pologne la croix de l'Ordre du mérite décernée par le président de la République polonaise. Cette médaille récompense un travailleur infatigable qui a lutté sans relâche pour défendre les droits de l'homme et plus particulièrement ceux des enfants, prolongeant ainsi l'héritage de Korczak.
Une très nombreuse assistance composée d'éducateurs, d'artistes, de personnalités de la culture et de la politique, de mères et grand-mères de la place de Mai, d'enfants de la rue - plus de 350 personnes - est venue témoigner son attachement et sa reconnaissance à Ruben. La projection du film de Wadja et le discours rempli d'émotion de Ruben Naranjo ont été l'occasion pour le public latinoaméricain de créer un lien entre la défense des enfants de la rue en Amérique latine et le combat mené par Korczak au début de ce siècle pour faire valoir les droits des enfants. Jorgelina Hiba
"The Future of Our Children" : un colloque international à Genève
C'est sous ce titre que s'est tenu à l'Université de Genève les 4 - 8 septembre 2000 un colloque organisé à l'initiative de M. C. A. Emediato (Brésil), coordinateur d'un groupe international d'éducation à la paix. De très nombreuses ONG (dont notre Association) ainsi que des organisations gouvernementales telles que l'UNESCO, le BIT, le HCR, le CICR et l'UNICEF ont participé à ces rencontres visant à créer un vaste réseau international de militants pour les droits de l'enfant. Le Dr D. Halpérin a présidé une session consacrée au "droit d'être un enfant" et Mme. Dicker a animé un atelier sur Korczak et son uvre sociopédagogique.
Pour les orphelins du Tibet : soyez généreux !
En annexe de ce numéro de La Lettre, vous trouverez un bulletin de commande pour un calendrier 2001 intitulé " L'esprit de l'enfance " dont la vente profitera directement aux petits orphelins du Tibet que notre Association soutient depuis un an. Nous vous invitons à répondre généreusement à cette campagne car nous connaissons la qualité et le sérieux du travail réalisé par Mme Tendol Gyalzur et ses équipiers (cf. La Lettre No 32, septembre 1999 et No 33, février 2000). De surcroît, les citations du Lama Dugpa Rimpoché qui accompagnent les photographies n'auraient pas déplu à Korczak. A vrai dire, elles pourraient être de sa plume...
Disparitions
C'est avec beaucoup d'émotion que nous devons annoncer la disparition, en août 2000 à Küttingen (Argovie), de Mme Elisabeth Jost-Zeller, épouse de notre vice-président, M. Leonhard Jost. Mme Jost-Zeller a pendant de nombreuses années partagé l'engagement korczakien de son mari et nous perdons avec elle une amie, une militante et une partenaire fidèle. Nous adressons à notre vice-président et à ses proches nos condoléances sincères et un salut attristé et fraternel.
Il nous faut aussi signaler le décès de M. Raymond Fonvieille, le 3 septembre 2000 à Viuz-en-Sallaz (Haute-Savoie). Pionnier de la pédagogie institutionnelle, R. Fonvieille était aussi un grand défenseur de l'uvre de J. Korczak. En 1998, il nous avait fait l'honneur d'assister à notre assemblée générale au cours de laquelle l'un de ses élèves, le Prof. A. Lamihi de Rabat, avait prononcé une conférence portant précisément sur Korczak et la pédagogie institutionnelle. Avec le décès de R. Fonvieille, l'Association française J. Korczak est endeuillée pour la seconde fois cette année : en janvier, elle avait également perdu son président, M. René Loureau. Notre Association adresse à tous les amis korczakiens de France ses messages de profonde sympathie. |
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