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Au niveau international, souligne François Baroin, "des conflits violents se développent qui ont, en partie au moins, pour enjeu la place de la religion dans la société ". Dans une France bousculée par la mondialisation, la construction européenne et la décentralisation, la laïcité est dangereusement "remise en cause par le multiculturalisme et le communautarisme ", poursuit-il. Son rapport fait état du sentiment qu'"un contrat a été rompu, par lequel la République proposait le progrès social, l'emploi, la consommation, contre l'adhésion à des valeurs et à un mode de vie". Autant de raisons qui font à nouveau de la laïcité "un enjeu politique ", estime-t-il. Le renouveau de ce concept devient, à ses yeux, "un élément de réponse au choc du 21 avril, [ ] une valeur de la "droite de mai " face à une gauche qui s'est largement convertie au multiculturalisme". Seize propositionsFrançois Baroin conclut son analyse par seize propositions, parmi lesquelles la création d'un "code de la laïcité" qui regrouperait les nombreux textes existants. S'il juge inutile de toucher à la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat, il suggère de proscrire le voile dans les écoles, tout en autorisant les chefs d'établissement "à tenir compte de l'intérêt de l'élève". Il propose la création d'une faculté de théologie
musulmane, l'expérimentation d'un enseignement spécifique
du fait religieux et indique que la France "pourrait, le
moment venu, soutenir une mention de la liberté religieuse
dans la Constitution européenne ". Il souhaite aussi
voir augmenter le nombre d'élus issus de l'immigration.
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