|
LA COMMEMORATION DU GENOCIDE RWANDAIS >Conférence sur le génocide >Laccord de paix dArusha >Le TPIR en bref |
Le général Dallaire prononçait une allocution sur la prévention et l'intervention en cas de génocide, au cours de laquelle il a également indiqué que les puissances occidentales étaient criminellement responsables du génocide car elles n'avaient rien fait pour y mettre fin. Il a notamment accusé les Etats-Unis d'avoir ancré le concept de "peur des pertes" (américaines ou de toute autre nation occidentale) dans des pays sans importance économique, notamment après l'intervention américaine en Somalie. Il a également demandé pourquoi le conflit dans l'ex-Yougoslavie était considéré comme "spécial, plus complexe", pourquoi on lui "accordait plus d'attention" qu'au génocide rwandais. "Pourquoi le massacre des Rwandais est-il considéré comme rien de plus qu'un massacre. Tous les êtres humains se valent-ils, ou certains valent-ils plus que d'autres" s'est-t-il encore interrogé publiquement. Il a poursuivi en disant que les "anciennes puissances coloniales avaient abandonné le Rwanda devant le génocide". L'ancien commandant a proposé par ailleurs que "l'on offre aux Nations unies la capacité d'empêcher les puissances mondiales de nous jeter dans un climat d'insécurité." En conclusion, le général Dallaire a rendu hommage aux organisations non gouvernementales (ONG). "La communauté des ONG est encore jeune dans sa poursuite du respect des droits de l'homme. Ils feront bientôt pression sur les gouvernements et les nations avec toutes les ressources nécessaires pour prévenir le génocide". Source: Agence d'Information, de documentation et de
formation (AIDF) - Fondation Hirondelle. |