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Rwanda-Le génocide des Tutsi


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AGENCE HIRONDELLE

LA COMMEMORATION DU GENOCIDE RWANDAIS
1994 - 2004


>Conférence sur le génocide
>Déclarations du général Dallaire
>Commémoration, 7 avril 2004
>Commémoration, 8 avril 2004

>L’accord de paix d’Arusha
>La fin de l’ancien régime
>L’effervescence
qui précéda le génocide

>Les 100 jours du génocide
>Quelques héros du génocide
>Un laboratoire de la réconciliation
>Les enfants du génocide
>Le génocide au féminin
>Portrait, Kanyange, 16 ans

>Le TPIR en bref
>Les réalisations du TPIR
>L’autre mandat du TPIR
>Entretien avec le procureur du Tribunal
>Les accusés en cavale
>Les relations Rwanda-TPIR

>Le Burundi après le génocide


6 AVRIL 2004 / FONDATION HIRONDELLE - AGENCE DE PRESSE / LA COMMEMORATION
__Le général Dallaire déclare que l’Occident a ignoré le Rwanda car celui-ci ne possédait aucune ressource stratégique

Fondation HirondelleKigali, le 6 avril 2004 (FH) ­ L'ancien commandant de la Mission des Nations unies d'Assistance au Rwanda (MINUAR), le général Romeo Dallaire a déclaré, devant les participants à la Conférence organisée à l'occasion du 10e anniversaire du génocide rwandais que l'Occident avait ignoré le Rwanda car le pays ne possédait ni valeur ni ressource stratégique.

Le général Dallaire prononçait une allocution sur la prévention et l'intervention en cas de génocide, au cours de laquelle il a également indiqué que les puissances occidentales étaient criminellement responsables du génocide car elles n'avaient rien fait pour y mettre fin.

Il a notamment accusé les Etats-Unis d'avoir ancré le concept de "peur des pertes" (américaines ou de toute autre nation occidentale) dans des pays sans importance économique, notamment après l'intervention américaine en Somalie. Il a également demandé pourquoi le conflit dans l'ex-Yougoslavie était considéré comme "spécial, plus complexe", pourquoi on lui "accordait plus d'attention" qu'au génocide rwandais. "Pourquoi le massacre des Rwandais est-il considéré comme rien de plus qu'un massacre. Tous les êtres humains se valent-ils, ou certains valent-ils plus que d'autres" s'est-t-il encore interrogé publiquement.

Il a poursuivi en disant que les "anciennes puissances coloniales avaient abandonné le Rwanda devant le génocide". L'ancien commandant a proposé par ailleurs que "l'on offre aux Nations unies la capacité d'empêcher les puissances mondiales de nous jeter dans un climat d'insécurité."

En conclusion, le général Dallaire a rendu hommage aux organisations non gouvernementales (ONG). "La communauté des ONG est encore jeune dans sa poursuite du respect des droits de l'homme. Ils feront bientôt pression sur les gouvernements et les nations avec toutes les ressources nécessaires pour prévenir le génocide".

Source: Agence d'Information, de documentation et de formation (AIDF) - Fondation Hirondelle.
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