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LA COMMEMORATION DU GENOCIDE RWANDAIS >Conférence sur le génocide >Laccord de paix dArusha >Le TPIR en bref |
L'accord de paix entérine en fait divers "protocoles" négociés et signés précédemment à des moments différents. Ces protocoles sont relatifs à l'Etat de droit, au rapatriement des réfugiés et à la réinstallation des personnes déplacées par la guerre, au partage du pouvoir et à la fusion des armées belligérantes. L'accord dépouille d'un nombre considérable de prérogatives le président jusqu'alors tout puissant. La réalité du pouvoir est accordée au gouvernement de transition à base élargie (GTBE). Celui-ci devait inclure le FPR et les cinq partis membres de la coalition gouvernementale en place depuis avril 1992. Sur les 21 portefeuilles que devait compter le gouvernement, le parti présidentiel, le Mouvement républicain pour la démocratie et le développement (MRND), se voit attribuer cinq ministères, dont celui la défense. Le FPR en obtient autant, dont celui de l'intérieur. Le principal parti d'opposition intérieure, le Mouvement démocratique républicain (MDR) obtient quatre postes, dont celui de premier ministre, destiné à Faustin Twagiramungu nommément désigné dans l'accord de paix. Le Parti social démocrate (PSD) et le parti libéral (PL) obtiennent trois portefeuilles, le Parti démocrate chrétien (PDC) un. Quant à l'Assemblée nationale de transition (ANT), elle était ouverte au FPR et à tous les partis agréés à la date de la signature de l'accord, à condition qu'ils adhèrent à "un code d'éthique" politique. Farouchement opposé au partage du pouvoir avec le FPR, le parti CDR a d'abord refusé de signer ce code. Il s'est ravisé plus tard et exigé l'entrée au parlement. Il s'est alors heurté au refus du FPR. Telle était la situation jusqu'au déclenchement du génocide. Il y avait dix-huit partis politiques agréés au Rwanda en 1994. Le GTBE et l'ANT devaient être mis en place dans un délai maximum de 37 jours suivant la signature de l'accord de paix. La période de transition ne devait pas excéder 22 mois, à l'issue desquels des élections seraient organisées. L'accord prévoyait par ailleurs la formation d'une nouvelle armée nationale dont 60 % des effectifs proviendraient de l'armée régulière et 40% de la rébellion. Les négociations sur le volet militaire furent les plus ardues. Le protocole à ce sujet ne fut conclu que le 3 août 1993, à la veille de la signature de l'accord global par le président de la République, Juvénal Habyarimana, et le président du FPR, Alexis Kanyarengwe. Source: Agence d'information, de documentation et de
formation (AIDF) - Fondation Hirondelle. |