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Rwanda-Le génocide des Tutsi


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AGENCE HIRONDELLE

LA COMMEMORATION DU GENOCIDE RWANDAIS
1994 - 2004


>Conférence sur le génocide
>Déclarations du général Dallaire
>Commémoration, 7 avril 2004
>Commémoration, 8 avril 2004

>L’accord de paix d’Arusha
>La fin de l’ancien régime
>L’effervescence
qui précéda le génocide

>Les 100 jours du génocide
>Quelques héros du génocide
>Un laboratoire de la réconciliation
>Les enfants du génocide
>Le génocide au féminin
>Portrait, Kanyange, 16 ans

>Le TPIR en bref
>Les réalisations du TPIR
>L’autre mandat du TPIR
>Entretien avec le procureur du Tribunal
>Les accusés en cavale
>Les relations Rwanda-TPIR

>Le Burundi après le génocide


AVRIL 2004 / FONDATION HIRONDELLE - AGENCE DE PRESSE / LA COMMEMORATION
__Chronologie : les 100 jours du génocide rwandais

Fondation Hirondelle_6 avril 1994, 18:25 GMT ­ L'avion présidentiel rwandais, un Falcon 50 en provenance de Tanzanie, est abattu alors qu'il approche de l'aéroport de Kigali. A son bord, se trouvent le président rwandais, Juvenal Habyarimana, son homologue burundais Cyprien Ntaryamira et plusieurs membres de leur entourage qui ont participé avec eux à des négociations sous-régionales liées à la mise en oeuvre des accords d'Arusha.

Quelques heures plus tard, des soldats de la Garde présidentielle, des bataillons para-commando et de reconnaissance et des miliciens Interahamwe érigent des barrages autour de Kigali. Des informations concernant des assassinats politiques commencent à filtrer.

_7 avril ­ Le premier ministre, Agathe Uwilingiyimana, le président de la Cour Constitutionnelle, Joseph Kavaruganda, et plusieurs ministres sont abattus. La chasse et le meurtre systématiques de Tutsis commencent. Dix casques bleus belges charges de la protection du premier ministre sont également abattus.

Des soldats commencent à tuer des patients tutsis à l'hôpital principal de Kigali (CHK). Des soldats du Front patriotique rwandais (FPR) sortent de leur quartier général, au complexe de l'Assemblée Nationale (CND). Des combats s'engagent avec des membres des gardes présidentielles.

_8 avril ­ Les massacres de Tutsis s'étendent dans tout le pays. De nombreux membres du gouvernement, dont des ministres, trouvent refuge à l'ambassade de France.

Des centaines de Tutsi sont massacrés au collège St. André à Nyamirambo, Kigali.

Des réunions sont organisées sous la direction du directeur de cabinet au ministère de la défense, le colonel Theoneste Bagosora, afin de combler le vide constitutionnel créé par la mort du président Habyarimana. Certains éléments de l'armée s'opposent à un coup d'Etat militaire et choisissent de former un nouveau gouvernement.

_9 avril ­ Un gouvernement intérimaire est formé. Theodore Sindikubwabo est nommé Président et Jean Kambada, premier ministre. Le gouvernement est uniquement composé de membres du parti présidentiel, le MRND, et de militants des branches extrémistes des partis d'opposition.Up

Des forces françaises, dans le cadre de l'opération Amaryllis, et belges (opération Silverback) commencent à évacuer leurs ressortissants. La famille Habyarimana est également évacuée, d'abord vers Bangui (République Centrafricaine), puis vers la France.

_12 avril ­ Le gouvernement intérimaire fuit Kigali vers Murambi, Gitarama (centre du Rwanda).

_13 avril ­ La Belgique décide de retirer ses troupes du Rwanda, laissant sans protection des milliers de personnes qui avait trouvé refuge à leur quartier général (l'école ETO). Des soldats et des Interahamwe attaquent l'école. La plupart des réfugiés sont tués, dont l'ancien ministre des affaires étrangères, Boniface Ngulinzira. Les massacres en entraînent d'autres sur des lieux où des réfugiés tutsi sont concentrés en grand nombre. Ils sont commis par des soldats et des miliciens.

_14 avril ­ Tueries massives à l'hôpital de Kibeho (Gikongoro).

15 avril ­ D'autres massacres ont lieu dans les paroisses de Nyarubuye (Kibungo) et Mubuga (Kibuye).

_16 avril ­ Tueries à grande échelle à l'église de Mugonero (Kibuye).

_18 avril ­ Des Tutsis qui avaient trouvé refuge au stade Gatwaro (Cyangugu) sont attaqués. Des milliers d'entre eux sont tués.

_20-22 avril ­ Des soldats et des miliciens Interahamwe attaquent des patients réfugiés à l'hôpital universitaire de Butare.

_21 avril ­ La Mission des Nations unies d'assistance au Rwanda (MINUAR) réduit ses troupes de 5'500 à 270 casques bleus.

_27 avril ­ Le pape Jean-Paul II est le premier à officiellement qualifier les événements au Rwanda de génocide.

_28 avril ­ Les Etats-Unis sont réticents à qualifier les massacres de génocide. Le porte-parole du département d'Etat Christine Shelley, déclare que "... le terme génocide recouvre une signification légale très précise. D'autres facteurs entrent ici en jeu".

_30 avril ­ Première crise humanitaire d'envergure : en une journée, plus de 250'000 réfugiés fuient l'avancée du FPR et traversent la frontière vers la Tanzanie, en un jour.

_12 mai ­ Le haut commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme prononce enfin le mot "génocide" pour qualifier les tueries au Rwanda.Up

_13-14 mai - La colline Muyira, à Bisesero (Kibuye), un des derniers bastions de résistance des réfugiés tutsis, n'est plus en mesure de résister aux attaques. Soldats, miliciens et population locale lancent une attaque massive, tuant des milliers de Tutsis.

_Mi-mai­ La Croix-Rouge Internationale estime à 500'000 le nombre de Tutsi et Hutu modérés tués au Rwanda depuis le 6 avril.

_22 mai ­ Le FPR s'empare de l'aéroport international de Kanombe, à Kigali.

_27 mai ­ Premier "échange de réfugiés" massif organisé par le MINUAR. Des centaines de Tutsi et d'opposants hutu réfugiés à l'Hôtel des Mille Collines sont transportés vers les zones contrôlées par le FPR, tandis que les Hutu pris derrière les lignes du FPR à Remera (Kigali), et désireux de rejoindre la zone contrôlée par le gouvernement intérimaire, sont transportés depuis le stade Amahoro. L'échange a lieu dans le "no-man's-land", au rond-point Kacyiru.

_29 mai ­ Le gouvernement intérimaire fuit plus au nord, pour s'établir à Gisenyi, près de la frontière avec le Zaïre.

_2 juin - Gitarama tombe entre les mains des rebelles. Trois jours plus tard, 12 religieux, dont 3 évêques hutu restés sur place pour protéger des réfugiés tutsi sont tués par des soldats du FPR.

_16 juin ­ Le FPR lance un raid commando derrière les lignes ennemies pour sauver des réfugiés à l'église St. Paul, au centre de Kigali. L'opération réussit, et des centaines d'entre eux sont évacués derrière les lignes du FPR.

_17 juin- En représailles au raid de la veille sur l'église St. Paul, toute proche, des réfugiés tutsi sont massacrés à l'église Ste Famille, à Kigali.

_22 juin ­ Le Conseil de sécurité des Nations unies approuve le plan de la France visant à envoyer des troupes au Rwanda afin de créer un cordon sanitaire, dans le cadre de l'opération "Turquoise".

_28 juin ­ Les Nations unies publient un rapport sur le génocide anti-Tutsi.

_4 juillet ­ Kigali et Butare tombent. La France déclare Kibuye, Gikongoro et Cyangugu refuges humanitaires.

_13 juillet ­ Des centaines de milliers de réfugiés commencent à affluer à Goma (Zaïre).

_15 juillet ­ Les Etats-Unis cessent de reconnaître le gouvernement intérimaire rwandais.

-17 juillet ­ Le FPR s'empare de Gisenyi et de Ruhengeri et déclare la guerre finie.

Le Bureau de Liaison d'urgence des Nations unies à Goma annonce que plus d'un million de Rwandais ont franchi la frontière vers le Zaïre (aujourd'hui RDC).

_19 juillet ­ Le nouveau gouvernement d'unité nationale est intronisé. Pasteur Bizimungu devient président, le général Paul Kagame, vice-président, et Faustin Twagiramungu, premier ministre.

Source: Agence d'information, de documentation et de formation (AIDF) - Fondation Hirondelle.
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