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NATIONS UNIES, SANTE, 2005 / LA JOURNEE MONDIALE SANS TABAC
__L'OMS exhorte les professionnels de la santé a s'engager dans la lutte contre le tabagisme
Une nouvelle enquête révèle que les étudiants qui se destinent aux professions de santé sont mal formés aux techniques de sevrage tabagique
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A l'occasion de la Journée mondiale sans tabac,
le 31 mai 2005, l'Organisation mondiale de la Santé
(OMS) encourage les professionnels de la santé à
prendre les devants pour combattre les problèmes liés
à la dépendance à l'égard du tabac,
à sa consommation et à l'exposition à la
fumée du tabac. Le tabac reste l'une des principales causes
de mortalité dans le monde avec cinq millions de décès
par an.
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"Le tabac reste l'une des principales causes de mortalité
dans le monde avec près de cinq millions de décès
par an, a rappelé Lee Jong-wook, directeur général
de l'OMS. La communauté sanitaire joue un rôle clef
dans l'effort mondial engagé contre cette épidémie.
Les professionnels de la santé sont en première
ligne. Ils ont besoin d'acquérir les compétences
requises pour aider les gens à s'arrêter de fumer
et il leur faut donner l'exemple en renonçant eux-mêmes
au tabac".
"Si des efforts supplémentaires ne sont pas faits
pour appliquer maintenant les solutions qui existent, quelque
dix millions de décès dus au tabac seront enregistrés
chaque année d'ici à 2020, la plupart dans des pays
en développement", a-t-il prévenu.
"Les professionnels de la santé sont au contact
d'un pourcentage élevé de la population et ils peuvent
faire beaucoup pour aider les gens à changer de comportements.
Des études montrent que des conseils même brefs donnés
par des professionnels de la santé peuvent porter les taux
d'abstinence à 30%. On a constaté que des interventions
de sevrage tabagique conduites par des agents infirmiers augmentaient
de 50% les chances de s'arrêter de fumer", explique
l'OMS dans un communiqué.
Toutefois, ajoute le communiqué, les résultats
récemment publiés d'une enquête conduite
par l'Association canadienne de Santé publique (CPHA),
les Centers for Disease Control and Prevention du Department of
Health and Human Services (CDC) des Etats-Unis et l'OMS montrent
qu'une approche plus systématique de l'engagement des professionnels
de la santé dans la lutte contre le tabagisme serait nécessaire,
à commencer par la formation.
Cette enquête mondiale sur les professionnels de la santé
a été menée dans dix pays auprès d'étudiants
de troisième année dans quatre disciplines de santé
(soins dentaires, médecine, soins infirmiers et pharmacie).
La plupart des étudiants interrogés (de 87 à
99%) pensaient qu'ils avaient un rôle à jouer dans
les conseils à donner pour cesser de fumer. Pour plus de
90% des étudiants dans tous les pays (à l'exception
de la Croatie, 72%) et toutes les disciplines, les professionnels
de la santé devraient être formés aux techniques
de sevrage. Or, de 5% seulement à 37% au maximum des étudiants
interrogés avaient effectivement reçu une formation
en règle à ce sujet.
Le fait d'être soi-même fumeur est souvent un obstacle
qui empêche les professionnels de la santé à
s'engager dans la lutte contre le tabagisme. Sept pays sur dix
ont fait état d'une prévalence du tabagisme supérieure
à 20% et dans 8 des 16 enquêtes réalisées,
elle était supérieure à 30%. Les chiffres
allaient d'un minimum de 0,5% chez les étudiants en soins
infirmiers en Ouganda à un maximum de 47% chez les étudiants
en pharmacie en Albanie.
"Il est important que les établissements scolaires,
les organismes de santé publique et les services officiels
de l'éducation s'associent pour donner aux professionnels
de la santé les outils dont ils ont besoin pour combattre
le tabagisme chez leurs patients", a déclaré
Julie Gerberding, directrice des CDC. "Alors que nous
réfléchissons aux progrès de la lutte contre
le tabagisme dans le monde que l'on doit à la Journée
mondiale sans tabac, nous encourageons les professionnels de la
santé du monde entier à assumer leur rôle,
qui est d'informer les patients des conséquences du tabagisme
sur la santé et de les aider à renoncer au tabac".
Le préambule de la Convention cadre de l'OMS pour
la lutte anti-tabac, qui est entrée en vigueur le 27
février 2005, met l'accent sur le rôle qui incombe
aux associations de professionnels de la santé dans les
efforts fournis pour faire de la lutte contre le tabagisme un
objectif de l'action de santé publique et faire baisser
la consommation de tabac.
En janvier 2004, dans le cadre d'une réunion convoquée
par l'OMS, plusieurs associations de professionnels de la santé
ont adopté un code de pratique qui énumère
14 mesures concrètes par lesquelles ces associations peuvent
s'engager dans la lutte contre le tabagisme. Ces associations
et leurs membres pourraient notamment donner l'exemple, faire
en sorte que les lieux de travail et les établissements
publics soient sans fumée et sans tabac, et appuyer les
actions politiques contre le tabac, dont, entre autres, la Convention
cadre de l'OMS pour la lutte anti-tabac.
Source : Nations unies, New York, 31 mai 2005.
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