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ASSEMBLEE 2006 |
NATIONS UNIES, MAI 2006 / ASSEMBLEE GENERALE EXTRAORDINAIRE SUR LE SIDA
Le président de l'Assemblée générale, Jan Eliasson (Suède), s'est félicité de l'adoption de cette Déclaration qui, selon lui, établit un nouveau dialogue, un nouveau partenariat, une nouvelle dynamique entre les gouvernements et la société civile. Il a estimé que l'influence de cette dernière, au cours des ultimes jours et heures de négociations, aura en partie permis de renforcer le texte, et non de l'affaiblir. Kofi Annan : renforcer la protection de tous les groupes vulnérables Dans un message transmis par son porte-parole, Kofi Annan s'est dit "particulièrement touché que par cette Déclaration, les gouvernements se soient engagés à prendre des mesures pour promouvoir l'égalité entre les sexes, l'émancipation des femmes et la protection des filles". "Il se félicite aussi que les gouvernements se soient engagés à respecter tous les droits des personnes qui vivent avec le VIH/SIDA et à renforcer la protection de tous les groupes vulnérables, qu'il s'agisse des jeunes gens, des travailleurs du sexe, des consommateurs de drogues injectables ou des hommes qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes". Le secrétaire général des Nations unies a aussi salué "le large éventail de mesures de prévention du VIH, y compris les préservatifs masculins et féminins et le matériel de stérilisation des seringues, adopté dans la Déclaration". "Il se félicite enfin du plein engagement exprimé dans la réponse du secteur privé et de la société civile, y compris les personnes qui vivent avec le VIH/sida", ainsi que "l'engagement à dépenser, d'ici à 2010, 20 à 23 milliards de dollars dans la réponse au VIH/SIDA". "Le secrétaire général espère qu'avec cette Déclaration, les dirigeants du monde ont finalement officialisé leur engagement personnel et le leadership nécessaire pour gagner la bataille contre le VIH/SIDA, qui est le plus grand défi posé à notre génération", conclut le message. En adoptant une nouvelle déclaration, l'Assemblée générale réaffirme que l'Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC) n'empêchent pas et ne devraient pas empêcher leurs membres de prendre des mesures visant à protéger la santé publique. Autrement dit, cet accord ne doit pas compromettre le droit à la santé publique, et, en particulier, la promotion de l'accès pour tous aux médicaments, y compris la production d'antirétroviraux génériques et d'autres médicaments essentiels aux infections liées au sida. A cette fin, l'Assemblée générale appelle les gouvernements, les parlements nationaux, les donateurs, les organisations régionales et sous-régionales, les organisations du système des Nations Unies, le Fonds mondial de lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme, ainsi que la société civile, les personnes vivant avec le VIH, les groupes vulnérables, le secteur privé, les communautés les plus touchées par le VIH et le sida et autres parties prenantes à travailler étroitement ensemble, d'ici à 2010. Peter Piot, directeur exécutif de l'ONUSIDA,
a déclaré que la Déclaration commune de 2001
avait marqué un tournant réel dans la lutte à
échelle mondiale. Se félicitant du chemin parcouru
depuis, il a estimé qu'un échec serait aujourd'hui
impardonnable. Notre réunion, a-t-il dit, doit être
assortie d'une déclaration soulignant la nécessité
absolue d'intégrer la lutte contre le VIH/sida dans toutes
les stratégies nationales. Il ne s'agit pas d'une crise
passagère et nos décisions doivent tenir compte
de la nécessité convenue d'allouer 20 milliards
de dollars à la lutte contre le sida chaque année
à partir de 2008. |