Santé et droits de l'homme

     Onusida

LES FICHES D’INFORMATION DU HAUT COMMISSARIAT DES NATIONS UNIES AUX DROITS DE L’HOMME





ASSEMBLEE 2006
> Les soins pour tous d'ici à 2010
> L'accès universel aux traitements
> Le rapport de Kofi Annan [ 156 ko]
> L'intervention de Kofi Annan
> La déclaration 2006 [ 68 ko]
> La déclaration 2001 [ 133 ko]

NATIONS UNIES, MAI 2006 / ASSEMBLEE GENERALE EXTRAORDINAIRE SUR LE SIDA
__L'accroissement des moyens de l'OnuSida pour favoriser l'accès universel aux traitements

Le président de l'Assemblée générale, Jan Eliasson, estime que la Déclaration politique adoptée le 2 juin 2006 contient des dispositions solides qui dépassent, selon le directeur d'ONUSIDA, les textes internationaux antérieurs.

Jan Eliasson "Je crois que nous sommes parvenus à un bon texte, substantiel et solide. Il y a toujours des choses que l'on aimerait rajouter, mais nous avons déjà une réaffirmation de la Déclaration de 2001 et l'engagement de faire en sorte que tous ces objectifs soient réalisés", a-t-il souligné. "La Déclaration décrit les succès, mais reconnaît aussi que les objectifs n'ont pas été atteints, a-t-il ajouté, avant de mettre en lumière les principaux points du texte.

"Tout d'abord, le terme de "groupes vulnérables" est inclus dans plusieurs paragraphes. Des dispositions plus détaillées sur la prévention visent expressément les préservatifs [masculins et féminins], les équipements d'injection stériles et les efforts de réduction des dommages liés à l'usage des drogues [par.22].

Le directeur du Programme commun des Nations unies sur le VIH/sida (OnuSida), Peter Piot, a estimé que le texte restait globalement fort, rappelant que Kofi Annan avait appelé à une mention plus précise [les prostituées, les toxicomanes et les hommes qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes].

La Déclaration contient par ailleurs "des dispositions plus vigoureuses concernant la jeunesse, les femmes et les filles", a souligné Jan Eliasson.

Elle encourage fermement l'accroissement des moyens de l'ONUSIDA pour favoriser l'accès universel aux traitements [par. 19].

Elle fait référence au "besoin d'une nourriture nutritive en quantité suffisante" dans le cadre d'une réponse globale [par. 28].

Elle rappelle l'accord "TRIPS", qui vise à ce que les dispositions en matière de protection de la propriété intellectuelle n'entravent pas les efforts de protection de la santé publique, notamment pour la production pour tous de médicaments antirétroviraux génériques [par. 43 et 44].

La Déclaration contient aussi un engagement envers le renforcement de la lutte contre la maladie, une définition plus large de "l'accès universel", comprenant des programmes de soins, de traitement et d'assistance (par. 20). Elle contient un engagement de l'Afrique à fournir un accès universel (par. 10) et un engagement de tous les Etats à établir des objectifs d'ici à 2010, sur la prévention, les traitements et l'assistance.

Elle reconnaît enfin, au niveau financier, que l'ONUSIDA aura besoin d'environ 23 milliards de dollars d'ici à 2010 (par. 40).

"A présent, le défi consiste à mettre cette déclaration en œuvre", a souligné Jan Eliasson. "Je pense qu'il s'agit d'une déclaration solide, qui fera avancer les choses. Tout le monde pourra y trouver des lacunes, mais il faut souligner le nombre de questions de premier plan qui ne sont jamais apparues dans aucun texte négocié au niveau international", a-t-il expliqué.

"Lorsque j'ai vu que la question des drogues injectables y était mentionnée, j'ai d'abord cru à une erreur", a-t-il précisé. "Cela va bien au-delà de je que j'aurais cru possible".

"La question de la féminisation de la maladie est aussi fermement mentionnée". "Bien sûr un document seul ne règle pas les problèmes, et les Etats doivent maintenant assumer leurs responsabilité", a-t-il affirmé, estimant que la "prochaine bataille" serait de faire en sorte que les pays adoptent des objectifs ambitieux.

"Il faut considérer cette réunion dans le contexte plus large de l'engagement multilatéral et de l'ouverture aux organisations régionales, à la société civile", a dit par ailleurs Jan Eliasson.

"En un sens, cette réunion a représenté un test, avec 800 organisations non gouvernementales (ONG) invitées, participant aux débats de façon très passionnée, présentant des arguments très légitimes. Et cette combinaison a été très fructueuse", a relevé le président de l'Assemblée générale, qui a souhaité une dynamique similaire dans le domaine de la lutte contre la tuberculose, le paludisme, et les efforts liés à l'eau et à l'assainissement.

"De même, le fossé entre le Nord et le Sud s'est estompé. Le VIH, véritable épidémie, est un test de la solidarité mondiale", a remarqué le président de l'Assemblée générale.

Source : Nations unies, New York, juin 2006.
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