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2005, SANTE / OMS ET UNICEF : LE PREMIER RAPPORT MONDIAL SUR LE PALUDISME
__Le paludisme fait plus d'un million de morts chaque année
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Malgré des progrès dans la prévention,
grâce aux moustiquaires imprégnées et aux
nouveaux médicaments, le paludisme continue de faire
plus d'un million de morts par an notamment en Afrique, indique le premier Rapport mondial sur le paludisme, présenté,
le 3 mai 2005, par les agences des Nations unies pour la
santé (OMS) et pour l'enfance (Unicef) pour qui l'obstacle
majeur reste le manque de fonds.
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"Le nombre de personnes qui ont accès à
des services de prévention et de traitement du paludisme
augmente, ce qui laisse augurer d'une baisse prochaine de la morbidité
et la mortalité palustres". Mais, comme l'indique
le Rapport mondial sur le paludisme 2005, "il reste des défis
à relever pour combattre une maladie qui provoque encore
un million de décès chaque année, la plupart
en Afrique", indique un communiqué conjoint de l'Organisation
mondiale de la santé (OMS) et du Fonds des Nations unies
pour l'enfance (Unicef) publié à Genève et
à New York.
Le rapport analyse les données sur le paludisme recueillies
en 2004 et représente "l'effort le plus complet jamais
fourni pour présenter les données disponibles sur
le paludisme dans le monde". Selon le document, "des
progrès ont été accomplis depuis l'an 2000
en matière de prévention et de traitement du paludisme".
"Davantage de pays introduisent les derniers médicaments
antipaludiques et davantage de familles reçoivent des moustiquaires
imprégnées d'insecticide à effet rémanent",
dont la distribution a été multipliée par
dix dans les pays qui fournissent des données sur cette
question.
"Mais il faudra généraliser les interventions
qui ont fait leurs preuves comme les moustiquaires imprégnées
d'insecticide et les dernières associations médicamenteuses
à base d'artémisinine avant d'avoir un véritable
effet sur l'ampleur du phénomène", indique
l'OMS, pour qui il faudra au moins trois ans pour en constater
les effets.
Après une campagne menée en 2003 visant à
distribuer des moustiquaires imprégnées dans cinq
districts de Zambie, au moins 80 % des enfants de moins de cinq
ans dormaient sous une moustiquaire imprégnée. Une
campagne du même type au Togo en décembre 2004 a
réussi à faire passer le pourcentage global des
familles disposant d'au moins une moustiquaire imprégnée
de 8 % à 62 %, indique l'OMS.
La maladie infectieuse qui provoque le plus de décès
d'enfants
Selon Ann Veneman, la nouvelle directrice générale
de l'Unicef, "le paludisme reste actuellement la maladie
infectieuse qui provoque le plus de décès d'enfants"
- trois fois plus que l'infection par le VIH/sida.
Les pays où les précédents moyens prioritaires
de lutte comme la chloroquine n'ont plus d'effet sont eux aussi
en train d'adopter les nouvelles thérapies. Depuis 2001,
42 pays d'endémie palustre dont 23 en Afrique ont adopté
les associations médicamenteuses à base d'artémisinine
recommandées par l'OMS. Il s'agit de la dernière
génération d'antipaludiques offrant le traitement
le plus efficace contre le paludisme à falciparum, la forme
la plus mortelle de la maladie. Quatorze autres pays sont en passe
de modifier leur politique thérapeutique et 22 ont commencé
à appliquer des programmes de soins à domicile.
Selon l'OMS, la récente pénurie d'associations
médicamenteuses à base d'artémisinine a entravé
les efforts visant à réduire l'ampleur du phénomène,
mais des stocks suffisants pour faire face à la demande
devraient être disponibles à la fin de l'année
grâce aux efforts communs des organismes du système
des Nations Unies, d'autres organismes multilatéraux, de
groupes à but non lucratif et de sociétés
associés sous l'égide du Partenariat pour faire
reculer le paludisme.
350 à 500 millions cas de paludisme dans le monde
Le rapport constate qu'en 2003 on a dénombré
350 à 500 millions cas de paludisme dans le monde.
Les méthodes actuelles de collecte des données ne
permettent pas d'avoir une estimation plus précise, car
très souvent le paludisme n'est pas diagnostiqué
avec certitude et l'on manque de données fiables provenant
des communautés touchées.
Les deux agences des Nations unies rappellent que "freiner
la progression et inverser la tendance de l'incidence du paludisme
d'ici 2015 est l'un des Objectifs du Millénaire pour le
développement. Le but immédiat du Partenariat
pour faire reculer le paludisme est de diminuer de moitié
la charge palustre mondiale d'ici 2010".
A cet égard, le rapport explique qu'un obstacle majeur
est le manque de fonds : on estime en effet à 3,2 milliards
de dollars par an le montant nécessaire pour lutter de
manière efficace contre le paludisme dans les 82 pays où
la charge de morbidité est la plus forte.
Source : Nations unies, New York, mai 2005.
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