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NATIONS UNIES, NEW YORK, SEPTEMBRE 2005 / LE FINANCEMENT DU DEVELOPPEMENT
__Six pays, dont le Brésil et la France, présentent une déclaration sur les sources innovantes de financement
La France, le Brésil, le Chili,
l'Espagne, l'Allemagne et l'Algérie
ont présenté, le 14 septembre 2005, à
New York, au siège des Nations unies, en marge du Sommet
mondial des chefs d'Etat, une Déclaration sur les sources
innovantes de financement du développement et annoncé
la mise en place en France d'une contribution de solidarité
sur les billets d'avion à partir de 2006.
"Parmi les nouveaux mécanismes possibles, il en
est un, et toutes les études le démontrent, qui
peut être mis en uvre facilement et rapidement, c'est la
contribution de solidarité sur les billets d'avion",
a déclaré Dominique de Villepin, premier
ministre français, au cours d'une la conférence
de presse donnée, conjointement, par les chefs d'Etat et
de gouvernement des six pays pour présenter la Déclaration
sur les sources innovantes de financement du développement.
Au cours de cette conférence de presse, Dominique de
Villepin a annoncé que cette contribution de solidarité
sur les billets d'avion serait mise en place en France dès
2006 et que les ressources mobilisées seront affectées
en priorité à la lutte contre le sida.
"Sans entraver pour autant l'effort du transport aérien
qui continue de se développer fortement, cette contribution
permettra de mobiliser des ressources importantes, des ressources
stables, des ressources pérennes, que le président
de la République Jacques Chirac propose d'affecter en priorité
à la lutte contre le sida, contre la tuberculose et le
paludisme notamment à l'achat de médicaments",
a-t-il expliqué.
Outre la contribution de solidarité sur les billets
d'avion, les chefs d'Etat et de gouvernements des six pays soutiennent
dans leur Déclaration deux autres sources innovantes de
financement : l'idée britannique de la Facilité
internationale de financement (IFF) et le principe de prélèvements
internationaux.
"Nous continuerons à examiner la Facilité
internationale de financement qui a été présentée
par le gouvernement britannique et qui a reçu le soutien
d'un groupe de pays", dit le texte de la Déclaration.
"Nous soutenons la création de prélèvements
internationaux comme élément du système de
financement du développement [
]. Ces contributions seraient prélevées au niveau national et feraient l'objet d'une coordination au niveau international [
] Elles assureraient sur le long terme la continuité du financement du développement", déclarent les six pays.
"Dans l'immédiat, nous travaillons ensemble pour
approfondir et développer le projet pilote de contribution
de solidarité sur les billets d'avion en faveur du développement
global et durable, tel que soutenu par l'Allemagne, le Brésil,
le Chili et la France", ajoutent-ils.
Dans la déclaration finale du Sommet des chefs d'Etat, les Etats membres reconnaissent "la valeur des sources innovantes pour le financement du développement" et saluent le fait que certains pays mettront en uvre la Facilité international de financement (IFF).
LE DISCOURS DE DOMINIQUE DE VILLEPIN / Extraits
Jamais le monde n'a été aussi prospère.
Et pourtant jamais les inégalités n'ont été
aussi grandes.
Voici cinq ans, rompant avec les logiques de dépendance
et d'assistance, nous avons choisi de placer la responsabilité
et la solidarité au cur d'un nouveau partenariat international
pour le développement.
Aujourd'hui, nous mesurons le chemin qui nous reste à
accomplir pour atteindre les objectifs du Millénaire, en
particulier en Afrique.
Portés par un puissant mouvement de la société
civile et par les organisations non gouvernementales, les Etats
ont augmenté leur aide publique au développement.
La France et l'Europe se sont engagées sur un calendrier
précis pour atteindre l'objectif de 0,7%
de leur PNB.
Cet indispensable effort budgétaire est néanmoins
insuffisant au regard de l'ampleur des besoins. Aujourd'hui, les
esprits sont mûrs pour mettre en place de nouveaux mécanismes
: nous devons tirer parti des richesses engendrées
par la mondialisation pour mobiliser des ressources stables et
pérennes au profit des pays pauvres. C'est une exigence
de justice, de solidarité et de paix.
Avec l'Algérie, l'Allemagne, le Brésil, le Chili et l'Espagne, la France, par la voix du président de la République Jacques Chirac, appelle la communauté internationale à aller de l'avant. Dès l'an prochain [2006], un groupe pionnier de pays établira un premier prélèvement international de solidarité sur les billets d'avion. Celui-ci permettra, sans entraver l'essor du transport aérien, de mobiliser, sur une base permanente, des moyens nouveaux que la France propose d'affecter en priorité au combat contre le sida, la tuberculose et le paludisme. [
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Sources : Nations unies, New York, et Présidence
de la République, Paris, septembre 2005.
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