|
Retour

DOCUMENTS

Le discours de Nicolas Sarkozy
[ 235 ko]
Le Processus de Barcelone
La Déclaration de Barcelone
|
|
TANGER, MAROC, 23 OCTOBRE 2007 | UNE PROPOSITION FRANCAISE
__Nicolas Sarkozy appelle à la création de l'Union de la Méditerranée

En visite au Maroc, Nicolas Sarkozy a appelé, le 23 octobre 2007, à Tanger, à la construction d'une Union de la Méditerranée (UM), initiative qu'il avait déjà évoquée lors de sa campagne présidentielle. Le président français a lancé "à tous les peuples de la Méditerranée" un "appel pressant et solennel [à] bâtir l'union de la Méditerranée […], le plus beau et le plus grand idéal humain […], au nom de nos enfants qui, un jour, nous demanderons compte de ce que nous avons fait".
Durant la campagne présidentielle française de 2007, Nicolas Sarkozy a proposé une "Union Méditerranéenne", constatant l'échec "prévisible" du dialogue euro-méditerranéen engagé en 1995 à Barcelone.
Le partenariat entre les pays de l'Union européenne (UE) et du sud de la Méditerranée, dans le cadre du Processus de Barcelone (1995), "n’a pas atteint ses objectifs" a affirmé le président. Le partenariat, qui regroupe trente-sept pays autour d'un dialogue et d'une coopération globale, est structuré en trois volets. La coopération politique, d'abord, qui a pour objectif le développement d'un espace commun de paix et de stabilité entre les partenaires. Sur le plan économique, la Déclaration de Barcelone instaure un processus qui devrait porter à la création d'une zone de libre échange. Enfin, le troisième volet porte sur le dialogue social, culturel et humain.
Après plus de dix ans, le partenariat n'a pas offert de résultats à la hauteur de ses ambitions. Des blocages politiques ainsi qu'un contexte international instable dans la région sud de la méditerranée n'ont pas permis d'atteindre les objectifs fixés lors de la conférence de Barcelone.
Une nouvelle approche des relations euro-méditerranéennes
Nicolas Sarkozy, qui a évoqué à Tanger "un rêve de paix et de justice et non pas de conquête", "un grand rêve de civilisation", "un grand rêve capable de soulever le monde", a invité les chefs d'Etat des pays méditerranéens à tenir une réunion au sommet, en France, en juin 2008.
Le président français a précisé dans son discours les contours du projet d'Union Méditerranéenne (UM), dont il a qualifié les enjeux de décisifs "pour l'avenir de l'humanité".
L'importance du dialogue avec la Méditerranée rend nécessaire une nouvelle approche des relations entre tous les pays de la région méditerranéenne. Pour lui, l'UM permettrait d'"engager la Méditerranée sur la voie de la réunification après douze siècles de déchirements".
L'Union européenne devrait avoir vocation à travailler étroitement avec la nouvelle organisation avec, à terme, la mise en place d'institutions communes. Rappelant les liens étroits qui existent entre les pays de la région méditerranéenne, mais notant aussi les écarts qui persistent entre les partenaires, Nicolas Sarkozy a déclaré que l'UM serait une coopération pragmatique, "à géométrie variable selon les projets". "Comme l'Europe avait commencé avec le charbon et l'acier et avec le nucléaire", le projet d'UM devrait reposer sur des thèmes consensuels et des solidarités concrètes.
Quatre domaines devraient constitués les piliers fondateurs de l'UM : l'environnement, le dialogue des cultures, la croissance économique et la sécurité. Ce nouvel élan aux relations méditerranéennes correspond à l'objectif de faire de la région "le plus grand laboratoire au monde du co-développement".
Prochaines étapes
Au printemps 2008, les pays ayant répondu à l'appel pourraient jeter les bases de cette Union de la Méditerranée. Optimiste, Nicolas Sarkozy a déclaré que cette union "ne peut naître que de la volonté commune" et que "d'ores et déjà nombreux sont ceux qui s'y engagent résolument".
La Commission européenne a fait savoir que l'idée d'une Union de la Méditerranée ouvre "des perspectives pour mobiliser un regain de volonté politique [...] en vue d'un partenariat plus fort entre l'Europe et le sud de la Méditerranée".
DANS LA PRESSE . "Il y avait eu l'appel du général de Gaulle à Brazzaville, voici l'appel de Tanger de Nicolas Sarkozy" [Le Figaro]. A l'occasion de sa première visite d'Etat au Maroc, le président a invité les chefs d'Etats du pourtour méditerranéen "à se réunir en France en juin 2008, pour jeter les bases d'une Union politique, économique, culturelle fondée sur le principe d'égalité stricte entre les nations d'une même mer, l'Union de la Méditerranée" [AP].
Dans un discours "qui ne manquait ni de souffle ni de lyrisme", note Libération, Nicolas Sarkozy a déclaré que "'ce qui se joue là est absolument décisif pour l'équilibre du monde, pas seulement pour l'avenir des peuples méditerranéens mais pour l'avenir de l'humanité', a affirmé le président français" [AFP].
"Véritable utopie qu'il veut voir surgir en 2008" [Le Figaro], "le président français avait évoqué pour la première fois son projet d'Union méditerranéenne pendant sa campagne électorale, en février 2007 à Toulon (…), afin "d'engager la Méditerranée sur la voie de la réunification après douze siècles de déchirements" [AFP]. "C'est à notre génération de la rendre irréversible", a "martelé" le Président [Reuters].
"Comme l'Europe avait commencé avec le charbon et l'acier, et avec le nucléaire" [AFP], "l'UM devrait reposer sur quatre thèmes fédérateurs : l'environnement, le dialogue des cultures, la croissance économique et la sécurité" [Le Monde].
Nicolas Sarkozy a déclaré que l'UM serait "'le pivot de l'Eurafrique, ce grand rêve capable de soulever le monde'". Avec comme but être "le plus grand laboratoire au monde du co-développement".
10.2007

|